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Mmarvinbear

Mmarvinbear

Sympathisant socialiste tendance coup-de-pied-au-cul. Ennemi du politiquement correct, de la bienséance et du "bon goût qui doit plaire à tous". Ce que vous aimez sans y réfléchir, je le vomis. Ce que vous détestez sans savoir pourquoi, je le défends.
Véritable zoo à moi seul, je suis issu d'une expérience génétique réussie visant à combiner la puissance du taureau, la rugueur et la pilosité de l'ours, la perversité naturelle du porc, et la mauvaise foi humaine.
Empêcheur patenté de propagander en rond.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/05/2009
  • Modérateur depuis le 19/09/2009
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Derniers commentaires



  • Mmarvinbear Mmarvinbear 21 octobre 2017 02:02

    @jaja

    La Monarchie existait en Espagne bien avant Franco, vous savez.

    C’est au début du XXè siècle que cela s’est un peu compliqué avec le renversement de la monarchie qui s’était appuyée sur la dictature ministérielle de Primo de Riveira pour se maintenir en place, laissant la place à la République avec la fuite d’ Alphonse XIII.

    La république, dès le début, doit affronter entre autre le terrorisme anarchiste qui secoue les régions les plus pauvres du pays. Il en résulte un sentiment d’insécurité intense et des tensions gouvernementales entre opposants aux anarchistes et ceux qui leur portent un regard plus complaisant.

    Les élections de 36 portent le Frente Popular au pouvoir. Mais le scrutin s’est déroulé dans un climat de grande violence ( 41 morts répertoriés ) et cela encourage les nationalistes à agir. Franco hésite et refuse dans un premier temps. Il change d’avis quand un député de droite nationaliste, Sotelo, est tué par des républicains. Il n’est cependant pas à la tête du mouvement. Exilé aux Canaries, il rejoint le Maroc Espagnol et en prend la tête. Franco ne prends la tête de l’insurrection qu’à la mort de Mola.

    Au départ, le coup d’Etat militaire est un échec. Moins du tiers du pays passe sous contrôle nationaliste sans aucune grande ville, mais beaucoup de villes moyennes voient leurs garnisons se révolter.

    Mais les républicains sont incapables de s’unir et d’offrir un front commun et de synchroniser correctement leurs actions. Les partis se méfient les uns des autres, ce qui permet aux nationalistes de gagner lentement en puissance.

    Les nationalistes doivent la victoire aux fascistes italiens et aux nazis allemands qui envoient troupes, matériel et argent alors que l’URSS conditionne son aide à l’ élimination des trotskistes du POUM. La France penche pour l’intervention mais le refus anglais d’intervenir bloque le gouvernement qui menace de tomber. Elle se contentera d’envoyer des combattants civils volontaires. 

    Dès lors, c’est du tout cuit pour les nationalistes qui brisent un à un les fronts républicains en prenant les Asturies, puis la Catalogne et enfin Madrid après 3 ans de combats.

    Une fois au pouvoir, Franco veut rétablir la Monarchie, mais il ne fait pas confiance à Alphonse XIII qu’il estime incompétent malgré le soutient de ce dernier. Son fils héritier, le comte de Barcelone, est aussi un soutient de Franco mais le Caudillo veut en premier lieu changer en profondeur la société espagnole afin d’assurer la pérennité de son action. Aussi il reste régent le temps pour lui de marquer le pays et la société de son empreinte. De plus, Franco veut que le futur roi sorte de son moule. Il obtient que Juan-Carlos, fils du comte de Barcelone, fasse ses études en Espagne afin de lui laisser la place le moment venu.

    Las, malgré une stricte éducation militaire et phalangiste, Juan-Carlos n’a aucune intention de perpétuer ce qu’il considère dès les années 60 comme un anachronisme certain. Il se garde bien de critiquer le régime et donne tous les gages.

    A la mort de Franco, Juan Carlos monte sur le trône et détricote lentement le régime phalangiste. Libération des prisonniers politiques, légalisation des partis interdits, PCE inclus ( en échange de la reconnaissance de la monarchie espagnole ), liberté syndicale complète, scrutins libres, nouvelle constitution démocratique en 1978.

    En 1981, lors de la tentative de coup d’Etat, il intervient à la télévision pour ordonner face au Peuple aux militaires de rester dans leurs casernes. 

    Si Juan-Carlos doit son pouvoir à Franco, il n’a rien à voir avec lui.






  • Mmarvinbear Mmarvinbear 21 octobre 2017 01:15

    @jaja
    Appréciation subjective qui se heurte à la perception qu’en ont les Catalans, violentés chez eux, le 1er octobre


    Les responsables premiers en sont les indépendantistes catalans qui ont rejeté les jugements des cours de justice qui ont invalidé ce soit-disant référendum en justifiant leur décision sur des points de Droit indiscutables. Si les madrilènes ont matraqué, ce sont les barcelonais qui ont mis les matraques dans leurs mains.

    Si le peuple le veut l’indépendance est un droit absolu.

    Avec ce genre d’argument, on justifie le caprice d’un enfant de dix ans qui ne veut pas écouter ses parents. Une volonté d’ indépendance se construit et se justifie pour être compréhensible et encouragée par le monde extérieur.

    A part la volonté de garder l’argent de la région pour soi, les indépendantistes actuels n’ont aucune raison valable à avancer aux yeux internationaux. Et tout le monde leur disent en substance qu’ils sont en train de faire une énorme connerie à s’obstiner et par abimer leur propre idéologie.


  • Mmarvinbear Mmarvinbear 20 octobre 2017 12:28

    @Cateaufoncel

    Eh bien le père Hugo avait raison. 

    La diffusion de l’enseignement a fait progresser la société et fait disparaitre de larges pans de la criminalité de l’époque.

    Mais je ne pense pas qu’il imaginerait que d’autres apparaîtraient.

    La nature a horreur du vide.


  • Mmarvinbear Mmarvinbear 20 octobre 2017 12:24

    @sophie
    C’est juste son style. Ses albums de fiction sont dans le même genre. Mais comme ils sont en couleur, cela choque moins.



  • Mmarvinbear Mmarvinbear 20 octobre 2017 12:21

    Si la Catalogne ne peut pas quitter l’ Espagne, c’est avant tout parce que cela n’aurait aucun sens.


    Quelle raison objective serait en faveur de l’ indépendance ? 

    La liberté ? Autant cela avait un sens sous Franco, autant maintenant il n’y en a plus. L’Espagne est un pays démocratique ou les libertés et les droits fondamentaux de tous sont respectés.

    La démocratie ? Même raison. Les élections espagnoles sont libres et fiables, au niveau local comme national.

    L’identité catalane ? Elle a toujours existé sous l’égide espagnole et si elle était réprimée sous Franco, la région possède un statut d’autonomie renforcée qui donne à Barcelone le droit de l’exprimer pleinement dans la vie quotidienne et l’éducation.

    La République ? Ce serait une raison, l’Espagne est une monarchie. Mais une monarchie acceptée par l’ensemble du peuple espagnol, donc légitime. Cela n’importe que peu car il vaut mieux un régime de monarchie démocratique qu’une république dictatoriale comme en Corée du Nord ou à Cuba.

    L’ économie ? Ce serait un non-sens complet. La Catalogne fait du commerce avec toute l’ Espagne librement. Pourquoi s’imposer des barrières et des douanes supplémentaires qui n’existent pas maintenant ?

    En réalité, l’indépendantisme catalan actuel à plus à voir avec les vagues populistes d’extrême droite qui ont secoué un peu l’ Italie dans les années 90 avec la volonté de certains de séparer le Nord riche du Sud pauvre. Certains catalans ne s’en cachent pas, voulant un meilleur contrôle économique des ressources de la région pour que Barcelone ne finance plus les déficits de Séville et de Cadix.

    On retrouve la même volonté de vouloir garder ses fruits pour soi, enrobé dans un nationalisme sirupeux et naïf.

    La situation actuelle est aussi le résultat de la politique intérieure catalane, ou les indépendantistes sont incapables de se mettre derrière un seul homme, chaque parti voulant imposer son chef à la tête. Il en a résulté le choix d’un troisième couteau, propre à séduire tout le monde mais qui pour cela est obligé de fuir en avant s’il ne veut pas être renversé.

    Barcelone a misé et la Catalogne a perdu. Elle va sans doute perdre de large pans de son autonomie actuelle. Les prochaines élections locales nous diront si la situation s’apaisera rapidement ou pas.
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