Vous prônez la sortie de l’euro. Même modérée par « l’euro sera conservé comme monnaie d’échange internationale », ne croyez-vous pas qu’une telle mesure s’apparente à de la très haute voltige sans filet ? N’est-il pas infiniment plus simple de défendre la démocratie sociale en renforçant, justement, cet euro qui n’est, pour l’instant, soutenu par aucun trésor, ni aucune politique fiscale commune ?
Merci, Velosolex - merveille de la technologie française, plus simple qu’un galet entrainant une roue, impossible - pour le soutien. La gageure n’est pas de convaincre mais plutôt d’essayer de faire comprendre à ceux qui pensent en roue libre que, avant les virages, il faut freiner un peu.
M. Santi, vous avez parfaitement raison, Hic jacet lupus :
« Sauf si l’Europe se décidait enfin à compléter l’union monétaire par une union politique tout en instaurant des mécanismes budgétaires prévoyant des transferts de ressources au sein d’un espace fiscal qui, dès lors, deviendrait unique. »
Il faut être attentif à ce que disent les traders. Peu de gens affrontent la réalité des choses comme eux. Ils sont au coeur du problème et peuvent ainsi voir la bête évoluer au jour le jour. Tous ne proposent pas les mêmes conclusions mais leurs analyses se rejoignent, généralement, autour de l’essentiel : la perte de vue de l’économie réelle de la part de la haute finance.