Ex-officier de police, devenu professeur de Lettres Classiques, farouchement opposé à l'idéologie du totalitarisme mercantile.
En dépit de penchants iconoclastes, profondément attaché au principe républicain, et tout particulièrement à la laïcité.
Absolument d’accord sur un grand nombre de points, le plus important étant celui de la tricherie sur les notes pour faire écran de fumée et obtenir la paix scolaire. En mentant aux élèves, évidemment. Les premiers à entrer dans cette mascarade sont les chefs d’établissement, qui rehaussent artificiellement les notes. Ils sont suivis par les « commissions d’harmonisation », qui décident que sur telle zone, tel jury, tel établissement, il faut remonter tant de notes pour entrer dans la moyenne. Quelques professeurs marchent dans le coup pour ne plus subir la pression : être le seul à avoir des moyennes basses, ça fait mouton noir, il faut se justifier, notamment en 3ème où le brevet se « joue » (quel grand mot ! ) sur contrôle continu. Et les chefs d’établissments rendent des comptes pour leur carrière « au mérite ».
Coupables aussi les parents, prêts parfois à négocier un demi point (comme leurs rejetons) plutôt que de les mettre au boulot, mais les premiers à se plaindre parfois qu’il y a trop de travail, trop de lectures. Coupables aussi les « projets », la dispersion perpétuelle, au lieu d’être en classe, les uns transmettant, les autres apprenant. Mais un projet permet de faire de la com’ dans la revue de l’établissement, et auprès du rectorat. Evidemment, les établissementss traditionnellement renommés n’ont d’autre projet que le programme, encore le programme, toujoiurs le programme, pendant que les autres font mumuse à faire de la photo, du cirque ou des ateliers hip -hop
Résultat : à parchemin théoriquement égal , les élèves n’ont pas le même niveau. Les meilleurs bacheliers ont de la marge devant eux , les autres ont un titre qu’ils n’auraient jamais eu , n’ayant pas passé le cap de la 3ème, ne serait-ce que 15 ans plus tôt. Un peu comme une course où l’on qualifie tous ceux qui courent le 100 mètres en 30 seconde. Tout le monde est qualifié, les uns poussivement, et c’est leur terminus, les autres sont près pur la finale où il faudra faire 10 secondes. C’est également là que jouent les codes, car certains se seront habitués à cette idée et n’auront pas vu une finalité dans le bac, se seront ménagé de la marge, auront pris toutes les options possibles, et auront été informé sur leur devenir après le bac. Là précisément où commence le jeu de quilles...
Désolé, mais la police ne punit pas : sa mission consiste -entre autres - à constater les infractions à la loi pénale, à en rechercher les auteurs, à les déférer à la Justice. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le Code de Procédure Pénale.
De plus, la police est à l’image des gens qui la dirigent. C’est une administration, elle a des ordres, elle n’intervient pas dans des endroits pour ne pas « faire de vagues », et de surcroît ne pas se retrouver au tribunal, mais en qualité de prévenu. Et au cas où certains voudraient faire du zèle, on prend soin de lui rogner les ailes. Il vaut mieux « faire du chiffre » en interpellant 10 fumeurs de haschich qu’aller prendre des coups dans un foyer où la came passe à tout va, pour se faire traiter de raciste en prime, ou ramasser seulement 2 ou 3 personnes qui écoulent en bonne quantité après des semaines d’investigations. Ca apporte moins aux statistiques (fonctionnaires bloqués, chiffre qui ne se fait pas pendant ce temps)
D’où la mise en place de la célèbre « politique du chiffre » . On interpelle uniquement pur délits qu’ l’on constate ou que l’on cherche - couteaux de poche après fouille, cannabis, ( donc 100% d’élucidation, qui compense les délits non élucidés suite à plainte - cambriolages par exemple) , on additionne ainsi des des lapins et des carottes, on retranche les courgettes, et les statistiques sont bonnes.
De là à aller en masse dans les zones interdites, enquêter, puis intervenir et prendre des coups, il y a un univers. IL vaut mieux ne rien faire, et maintenir des CRS en bordure, tel le limes des Romains du Bas-Empire. C’est allé de pire en pire, et ça a culminé avec la méthode Guéant -Sarko.D’où la mauvaise image, image que j’ai d’ailleurs aussi, puisque j’en suis parti
Précision : j’ai fait de nombreuses années de PJ à Paris et banlieue, je connais comme ma poche.
M. Morice, c’est l’histoire de la poule et de l’oeuf Si des crétins de ce genre ne venaient pas faire des provocations en plein coeur de l’Europe, vous n’auriez personne pour les menacer de leur arracher les poils un par un... Allez, encore un petit effort de réflexion, et ce sera la faute des Belges, que dis-je, des Européens...
Merci à Hiéronymus de rappeler en outre, dans un message, le double jeu des américains, illustré par le soutien aux nationalismes fortement teintés d’Islam qu’ont été ceux des Bosniaques et des Albanais du Kosovo . Quelle jubilation pour eux ça a dû être de voir qu’ils pouvaient impunément dépecer l’Europe, la multiculturaliser dans le sens de plus de religion et de politiquement correct non discuté, et tout ça avec le soutien d’une certaine intelligentisia. Sans compter la division interne des peuples sur la question , pour ceux qui s’en souviennent.
A part ça, entendez-vous quelque part Diallo parler de cette initiative dans l’intérêt de la France ? Non , jamais. C’est l’intérêt d’un groupe, et ce groupe est nécessairement musulman. Et les cours de politique ont des cours américains, pour une politique américaine. Et tout ce monde de naîffs ou de faux-culs, au choix, fait semblant de s’extasier.
Qu’on arrête donc de nous faire croire qu’il y a volonté d’intégration , de concourir à la marche de pays. Il y surtout des intérêts personnels, ethniques, qui manipulent des sentiments de revanche ou de haine.
Je n’ai aucune croyance, preuve étant que je ne sais où me tourner. Mais jeter l’éponge , tout laisser aux mains des ploutocrates et vivre en moutons perpétuellement tondus d’une part, vivant dans les tensions sociales et communautaires d’autre part , est-ce une solution ? Il n’y eut certainement jamais eu d’âge d’or dans l’humanité, mais il y eut à coup sur des péridoes pires que d’autres, et j’ai bien peur que nous y glissions. Et tout ça, faute d’unité, d’organisation politique, car il existe quand même un fort mécontentement et des personnes de plus en plus nombreuses capables d’une analyse rationnelle, convergente, de ce qui est en train de se passer sous nos yeux.