Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Machiavel, pouvons-nous si aisément dire que les thèse sont juste, parce que les méthodes développées ont porté leurs fruits, ou aurions-nous intérêt à analyser plus en profondeur le sujet afin de voir s’il n’y a pas des explications plus justes qui, elles, rendent compte du phénomène ? Vous savez, c’est comme l’histoire du Soleil qui tourne autour de la Terre : jusqu’à ce que l’on démontre que c’est la Terre qui tourne autour du Soleil, on ne pouvait que penser que la théorie géocentrique était VISIBLEMENT exacte...
Sinon, à part ce détail, nous disons la même chose.
La chose qui stimule le plus ma réflexion, et qui mériterait, il me semble, d’approfondir la question, c’est le constat que, bien que les thèse de Freud (et donc de Bernays, qui se reposent sur celles de Freud) soient avérées complètement fallacieuses et erronées (autrement-dit, que la psychanalyse et les théories freudiennes sont antiscientifiques, nulles et non avenues), les mécanismes de contrôle et de manipulation des masses développés par Bernays, eux, se sont, au cours du XXe s., montrés redoutablement efficaces.
Il y a là un sujet qui, je crois, aurait beaucoup à nous enseigner.
« C’est un fait que le dispositif institutionnel du gouvernement représentatif laisse aux gouvernants une certaine autonomie de décision vis-à-vis de la volonté de leurs électeurs. Les régimes représentatifs n’admettent pas, ou même interdisent explicitement, deux institutions qui priveraient les représentants de toute indépendance : les mandats impératifs et la révocabilité permanente des élus. Aucun des gouvernements représentatifs mis en place depuis depuis la fin du XVIIIe s. n’a autorisé les mandats impératifs, ni reconnu la validité juridique des instructions données par les électeurs. Aucun n’a, non plus, durablement institué la révocabilité permanente des représentants. »
En d’autres termes, cher électeur, lorsque tu as déposé ton bulletin dans les urnes, tu n’a plus rien à exiger ni a demander à ton >>représentant<<, et même au cas où il te trahis au dernier degré, tu ne peux pas le virer. Si tu signe ça, cher électeur, ne viens plus te plaindre de te faire plumer comme un pigeon ! Tu l’aura bien cherché. Te voilà à présent prévenu.
« Une des premières décisions de l’Assemblée nationale fut d’interdire, dès juillet 1789, la pratique du mandat impératif. Cette décision ne devait jamais être remise en cause, ni pendant la révolution, ni après. En 1793-94, une partie des Sans-Culotte fit pression pour que les élus fussent révocables de façon permanente et discrétionnaire par les assemblées de base. Le projet de constitution présenté à l’assemblée prévoyait une telle révocabilité. Celle-ci ne fut finalement pas instituée. »
Deviner pourquoi...
Celui qui imagine qu’une Assemblée Constituante élue ne produira pas les mêmes inepties est soit un doux rêveur, soit un perfide trompeur.