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MUSAVULI

MUSAVULI

Analyste politique et auteur.

Tableau de bord

  • Premier article le 28/10/2011
  • Modérateur depuis le 31/12/2011
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Derniers commentaires



  • MUSAVULI MUSAVULI 6 août 2014 20:26

    Bertrand Loubard, il n’y aura peut—être pas d’élection en 2016, mais il y aura un peule qui a besoin d’être renseigné sur ce qui va lui tomber sur la tête. 



  • MUSAVULI MUSAVULI 12 avril 2014 23:07

    Smilodon,

    Relisez mon article. Je n’accuse pas la France, bien au contraire. Je fais remarquer qu’avec le temps, les accusations grotesques que les dirigeants rwandais et leurs réseaux (y compris en France) faisaient porter sur les Français perdent en crédibilité. On a menti à tout le monde dans cette affaire rwandaise, et on a trop menti. Bien des gens que Kagamé a poussés dans la haine contre la France ont déjà commencé à se raviser. 

     



  • MUSAVULI MUSAVULI 12 avril 2014 10:57

    Roméo Dallaire jouait un double jeu. Il était de mèche avec le FPR tout en se servant de sa casquette de Commandant de la MINUAR. Dans l’affaire du génocide rwandais, il ne faut pas se fier aux informations officielles. Il faut systématiquement s’efforcer de « gratter un peu ». On en apprend des choses.



  • MUSAVULI MUSAVULI 12 avril 2014 02:41

    Massada,

    Avant d’évoquer la théorie sur le génocide et le négationnisme, examinez tout d’abord les faits, dans le cas du Rwanda, comme ils se présentent. Je me permets de vous présenter au moins trois faits :

    1. Le génocide rwandais a été reconnu par le Conseil de sécurité de l’ONU, dont acte. Mais, et il y a un mais, le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) n’a pas réussi à présenter une seule preuve de la planification. Le fax du Général Roméo Dallaire s’est révélé être un faux. Ce qui amène certains chercheurs à nier aux massacres du Rwanda l’appellation de « génocide », car, sur le plan strict du droit, s’il n’y a pas planification, il n’y a pas génocide. Personnellement, je n’irais pas jusque-là. Ce n’est pas parce qu’un tribunal ne trouve pas de preuve qu’il n’existe pas de preuve. Ce débat est donc ouvert, et vous pouvez poser la question à tous les avocats du TPIR au sujet de cette affaire de « planification ».

    2. L’ONU considère que l’attentat contre l’avion du Président Habyarimana constitue le fait déclencheur du génocide. L’ancienne Procureure du TPIR, Carla Del Ponte va même jusqu’à considérer que si ce sont les rebelles tutsis qui avaient abattu l’avion du Président, alors toute l’histoire du génocide rwandais est à réécrire. En d’autres termes, ce sont les auteurs de l’attentat qui seraient considérés comme les planificateurs pour avoir commis le crime qui aura déclenché la vague des violences. Avec toutes les révélations que livrent les anciens proches de Kagamé, il faut craindre que nous ne soyons obligés de réécrire cette histoire en cas de changement de régime au Rwanda. Mais, cher Massada, on n’y est pas encore, et, personnellement, je n’omets pas le fait que dans la lutte contre le régime de Kagamé, certains puissent aller jusqu’à se conduire comme celui-ci en faisant disparaître des écrans une partie des victimes pour leur substituer une autre. Toutes les victimes doivent être réhabilitées.

    3. Le génocide rwandais, comme je l’affirme dans mon article, s’est produit dans le cadre d’un affrontement entre grandes puissances occidentales pour le contrôle des ressources de la région stratégique des Grands-Lacs africains. Ces Anglo-saxons qui ont décidé de mener une guerre totale pour s’accaparer la totalité des ressources de cette région, par Kagamé interposé, ont, eux aussi, une responsabilité que l’histoire doit leur faire porter. Ils avaient un agenda, et, malgré la gravité des crimes qui se commettaient (assassinat des chefs d’Etat, massacres des populations, violation des frontières des Etats,…) ils se sont entêtés à aller jusqu’au bout.

    Débattre de ces aspects de la tragédie rwandaise, ce n’est pas du négationnisme. C’est de l’information qui colle aux faits et qui contribue à enrichir la compréhension. 



  • MUSAVULI MUSAVULI 11 avril 2014 11:05

    Massada, dans ce conflit, il n’y avait pas que la France. Il y avait d’un côté la France, le Zaïre de Mobutu et le Rwanda d’Habyarimana, et, de l’autre, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, Israël et l’Ouganda.

    S’il faut qu’on ouvre les archives, qu’on ouvre les archives dans l’ensemble des pays qui étaient impliqués. On connaît la réponse des autres. Les Américains ne le feront pas, pas plus que les Israéliens et les Britanniques. Alors, à quoi bon ce débat sur les archives de la France ?
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