@Vipère Tout celà ce ne sont que des mots : la vérité est qu’il n’y a qu’un esprit unique. Tout ce qui a un esprit est cet esprit unique. Ce qui fait la différence est le degré de connaissance. Une bonne image du système peut etre internet : une seule base de connaissance, mais sur laquelle chacun peut accéder à ce qui lui convient. La différence entre Dieu et un homme c’est comme entre l’internet global et celui de corée du nord : on ne donne à l’homme que ce qu’il est nécessaire qu’il sache par rapport à ce qu’il a à faire dans ce monde. Quand vous devenez éveillé vous passez de l’internet nord coréen à l’internet global
@Jean Keim Comme vous le notez, le terme « résurrection » n’est pas à prendre au sens littéral. Il s’agit bien plutot (que ce soit dans le cas de Jésus ou de Lazare) d’un éveil. Quand je tue l’ego (et il s’agit bien de le tuer, car meme si vous connaissez son fonctionnement, vous etes obligé de supprimer les habitudes de pensée, savoir ne suffit pas), quelque chose s’éveille (ou réssuscite). C’est le sens de la crucifixion et de la résurrection du christ (symbole qui existe aussi dans d’autres cultes antiques). Et comme vous le dites nous sommes le contenant et non pas le contenu, ou pour etre plus précis l’observateur plutot que l’observé Quand à Jean Baptiste, d’après les paroles rapportées (par exemple « je dois me faire petit pour qu’il puisse grandir »), c’est bien lui l’homme qui va devenir le christ. Les descendants de ceux qui ont reçu son enseignement ne s’y trompe pas : ce sont les mandéens, et ils désignent JB comme le plus grand « prophete », et réfutent le fait qu’un prophete nommé Jésus ait pu exister (ils en parlent comme d’une supercherie)
@soi même Tout à fait. Après une telle transformation psychique, les réalités humaines n’existent plus : tout ce que l’homme a pu vous apprendre devient caduc. Ca concerne donc aussi les religions. On a voulu relier par la suite l’enseignement du Christ à l’ancien testament, mais ce sont des choses différentes, non qu’elles représentent des réalités différentes, mais qu’il y a évolution de l’enseignement entre les deux : l’AT est principalement exotérique avec un Dieu anthropomorphe qui fait la pluie et le beau temps, alors que l’enseignement du christ est ésotérique : le Dieu du christ n’est pas à l’extérieur mais à l’intérieur du psychisme
Les évangiles, et en particulier celui de Jean, ne sont pas la simple histoire d’un homme, eut il été fils de Dieu. Einstein disait « Dieu n’est pas caché, il est subtil », il en va de meme des évangiles. Au delà des interprétations que chacun peut en faire selon ce qu’il pense ou ses convictions religieuses, il existe dans les évangiles 2 cadres de lecture : - le premier cadre que l’on connait tous au travers des interprétations qu’en font les religions - un cadre plus subtil ou se mélangent faits historiques et lecture psychique de certains évènements Ce second cadre n’apparait que lorsqu’on considère qu’avant d’etre « Christ » Jésus (pour donner son nom de scène) était un homme comme tous les autres. Pour qu’il devienne « fils de Dieu » il a fallut qu’il passe par une transformation psychique, qui n’est pas différente de celle de nombreux saints du Bouddhisme ou de l’indouisme. Après une telle transformation le Christ n’est plus juif, ni essenien, ni quoi que ce soit, puisque cette transformation explose tous les cadres psychiques de l’homme, que ces cadres soient religieux, politiques ou autres. L’homme ainsi transformé n’entre plus dans aucune case, il n’est donc pas le messie attendu par les juifs, pas plus qu’un chef religieux ou qu’un chef politique. Or, les évangiles, et celui de Jean plus particulièrement décrivent la transformation psychique de cet homme : au début c’est un homme ordinaire, peut etre chef d’une communauté essenienne, c’est pour cette raison que cet homme est le premier et le mieux décrit dans cet évangile : Jean Baptiste. Et ses paroles ne laisse guère place au doute sur la transformation qui s’opère : « celui qui vient après moi était là avant moi », « je dois me faire petit pour qu’il puisse grandir », en effet personne n’aurait l’idée de dire des choses pareils de quelqu’un d’autre. S’il s’agissait de 2 hommes différents la réaction de JB serait simplement « on va s’allier pour etre plus fort ». Et comment expliquer que les pharisiens interrogent JB sur le fait qu’il est le messie. Et il leur répond « je ne suis pas le messie », « Moi, je baptise d’eau, mais au milieu de vous il y a quelqu’un que vous ne connaissez pas, qui vient après moi » « Qui vient après moi » signifie bien qu’il s’agit de la transformation du meme homme, ajouté au fait que JB précise bien qu’il est dejà « au milieu de vous ». Celà explique aussi pourquoi les disciples de JB rallie scéance tenante et sans se poser de questions la personne que leur désigne JB, puisqu’il s’agit de lui meme. Par ailleurs, JB sait des choses que seul celui qui passe par cette transformation psychique peut connaitre et comprendre, par exemple quand il dit « Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. » Phrase incompréhensible pour la plupart des gens (on voit bien que le christ n’a jamais oté le moindre peché du monde) mais qui prend tout son sens quand on comprend que ce changement psychique correspond à une vision (une interprétation) complètement différente du mond
Alors vous me direz si c’est JB le christ, il meurt 2 fois. Et c’est bien le cas : la première fois il s’agit de la mort de l’ego et cet évènement psychique est symbolisé de façon très pertinente par le chemin de croix et la crucifixion (notez que celle ci se déroule dans un lieu nommé « le crane », fallait la trouver celle là, quand je vous dis que c’est du subtil. La place réelle de la crucifixion dans les évangiles est donc au chapitre 1 et non à la fin. De cette mort de l’ego nait le Christ, tout comme le bouddha est né de la mort de l’ego de siddartha. Et la deuxième mort, cette fois du corps est bien l’exécution pour les raisons qu’en donne Flavius Joseph.
On comprend aisément que ceux qui ont voulu en faire une religion n’aient pas voulu qu’on comprenne que l’homme puisse devenir une divinité
Pour faire le parallèle avec les évangiles : l’etre humain est jean baptiste, il dit « je vais me faire tout petit pour qu’il puisse grandir », ce qui veut dire « je fais taire mon égo (ma pensée) puisqu’il n’est pas moi pour redevenir moi (l’observateur). Redevenu l’observateur (le christ) il peut se permettre de dire : »l’agneau de Dieu enlève le peché du monde« puisque effectivement, tout bien considéré, dans une fiction, on ne peut pas parler de peché. Le peché, du point de vu de l’observateur est ce qui dans l’ego empeche la survenue de la simple vérité, l’erreur d’interprétation qui créé l’illusion : »je ne suis pas l’ego, je suis juste l’observateur« . D’un point de vu pratique, c’est principalement la peur et le désir qui nous raccrochent à l’ego : l’ego se dit toujours : »quand je serai ceci ou celà ou quand j’aurai ceci ou celà alors je serai heureux, je serai complet", ce qui n’arrive jamais, sauf si on supprime l’ego, puisque ce que je suis réellement (l’observateur) je le suis dejà. Et tout ce que veut inconsciemment l’etre humain c’est cet absolu : pas de peur, pas de désir, plus de probleme, et un amour absolu. Supprimer l’ego est la seule et unique façon d’y parvenir