Merci à Krokodilo pour cet article, France Inter a à plusieurs reprises évoqué l’espéranto, tout comme de temps à autre, France Culture. Voici dans l’actualité, une autre face du mur qui se lézarde, dans un tout autre domaine : http://lyon.cafebabel.com/fr/post/2008/08/29/LEsperanto-%3A-lespoir-pour-une-langue-commune-au-trafic-ferroviaire2 l’espéranto, on en entend parler, si on veut bien ouvrir ses oreilles. L’émission était plutôt bonne, malgré certaines affirmations comme "bases européennes" ou "l’espéranto ne prends pas" ou encore "l’espéranto n’est qu’un vecteur de communication qui n’a pas de place à l’école, il ne favorise pas l’ouverture d’esprit". Mais c’était bien agréable d’entendre Jacques Yvart et Michèle Abada-Simon ! Nikolao
Nous ne haïssons pas l’Esperanto. Nous n’avons rien contre, pas le plus petit chouïa de haine, rien ! On s’en fout !
==> c’est noté : Un sujet dont vous vous foutez éperdument, défendu par des gens selon vous de mauvaise foi, sectaires, des hurleurs qui seraient dégénérés.
alors que nous on est plutôt du genre à retrousser les manches et lancer le deuxième round.
==> C’est là que je n’ai jamais réussi à comprendre : Comment trouvez-vous toute cette énergie, tout ce temps, pour répondre alors que le sujet ne vous préoccupe pas et qu’il est porté par des gens que vous méprisez. Je veux dire, il y a un bien un moteur, quelquechose qui vous motive ? qu’est que c’est ? une croisade contre l’ineptie ? je ne peux pas le croire, car vous vous attaqueriez à autre chose qu’à un sujet si mineur selon vous.
Il y a bien quelque chose qui vous chatouille, qui vous dérange, et c’est en ce sens que l’espéranto est assez fort, et que vous vous sentez obligés d’entreprendre un "deuxième" round, selon vos termes.
J’aime bien les images aussi :
-j’ai goûté à la blanquette, c’est bon, c’est un plat à faire : succès garanti !
- mais non la blanquette plus personne n’en mange, ça n’a aucun goût...
- Si, si, je t’assure, j’en ai mangé avec des amis, ma mère en fait souvent, c’est super.
- tu deviens paranoïaque et sectaire, vous vous regroupez entre vous, refusant de voir la réalité, le vrai plat, c’est le hamburger.
- oh tu sais, moi les fast food...
- regarde comme tu es : voilà qu’à présent remonte ton anti-américanisme primaire, d’ailleurs voici une étude sur la blanquette www.blog.poisonblanquette.fr : ce ne peut pas être un bon plat, la sauce n’est pas stable, donc pas bonne.
- écoute, je t’assure du contraire, le type n’est pas un cuisinier, il se trompe, si on fait attention, la crème fraîche ne tourne pas et l’oeuf lie la sauce.
- non c’est impossible, personne n’en mange, tu es de mauvaise foi....
- tu as déjà essayé, qu’as tu à perdre ?
- je n’essaierai pas, personne en mange, ce serait un bon plat peut être, mais ça a échoué, c’est mort, tu manipules les gens.
et la querelle, à coups de liens, d’insultes parfois, dérape, sans que personne ne se comprenne...
Comment présentez l’espéranto sans secouer trop les gens qui le connaissent pas ? c’est une question pour les espérantistes. Difficile de partager les expériences auxquelles il faut être un peu "initié".
En tout cas, je me souviens d’avoir été malade en Espagne, de manière un peu sérieuse, et c’était un vrai bazar : conversation à quatre par téléphones interposés, mélange d’espagnol, d’anglais et de français. Pourtant l’espagnol, je le parle bien, mais dès que l’on rentre dans un domaine spécialisé, avec un vocabulaire à part et qu’il s’agit de décrire ses sensations, en étant soi-même pas au mieux de sa forme, c’est pas triste...
Bonjour, Jérémy, bon article. Petite question : plus l’Europe s’enlise, plus il est urgent d’adopter une langue commune (l’espéranto ferait très bien l’affaire) mais en même temps, en temps de crise, il est souvent difficile d’adopter des solutions, qui apparaissent et du reste demeurent souvent des "révolutions". Comment changer les mentalités en douceur alors que tant de voyants sont déjà au rouge ? Nicolas
Mon paternel, enseignant d’EPS, disait souvent : ah, l’évaluation... vous pouvez soit utiliser la méthode "oeil de maquignon" soit vous référez à des textes qui parlent de "référentiel bondissant" pour dire "ballon". Une école sans compétition, cent fois oui.
Quand j’étais en classe prépa, toutes les semaines on faisait du TOEIC en anglais, on ramait comme pas permis pour atteindre 1/3 de réussite... En plus, la méthode QCM ne convient pas forcément pour les gens plus littéraires, ou influençables...
Plusieurs années plus tard, en école d’ingénieur : pour ne pas que la promo se retrouve sans diplôme à cause de l’anglais "validant", on a donné le diplôme à tout le monde, sans tenir compte du TOEIC. C’était ça ou faire redoubler les 3/4 des élèves, c’est mauvais pour le prestige, ça oblige aussi à pousser les murs des amphis.
"l’espérantie, c’est le pays où le soleil ne se couche jamais" pardon, je ne retrouve plus l’auteur de cette formule... En immersion, j’y suis souvent : à chaque voyage, soit, mais aussi quand je reste dans mon pays... tous les jours, sur la cinquantaine de courriels que je reçois, les 2/3 concernent l’espéranto, je reçois des blagues, des poèmes, des recettes de cuisine, des lettres d’amis, des lettres d’information d’un peu partout, des courriels venant de groupes de discussion, les copies des élèves, quand j’en ai marre de lire, et que je souhaite bavarder, c’est très facile avec Skype et tous les espérantophones qui l’utilisent... Et puis, quand je me rends à la bibliothèque de l’association, j’emprunte des livres, des CDs, des revues...