Allez, avant d’affronter des centaines de messages de trollisme, un commentaire constructif : l’article est moins agréable à lire qu’il aurait pu l’être à cause de formules maladroites ("La langue des signes française devance d’un temps d’avance") et de fautes de frappe ou de grammaire ("Cependant les communauté de sourds ou d’espérantophones (ainsi que leur langue) n’a jamais cessé d’exister.").
=>J’en suis désolé, je me ferai relire la prochaine fois... Voir des fautes chez les autres, c’est aisé...
Et surtout, son argument est foireux. Le principe de l’article est, si j’ai bien compris, d’extrapoler l’avenir du parloj en étudiant l’évolution du langage des signes. C’est complètement crétin, ces deux langues ne peuvent aucunement être mises en parallèle !
=> ce n’est pas "langage des signes", mais "langue des signes". Mais bon, voilà des commentaires qui recentrent le débat... Pourquoi pas cette mise en parallèle ?
En effet, le langage des signes répond à un problème d’incommunicabilité en proposant une nouvelle façon de communiquer, non-verbale. Elle revient aux sources du dialogue et en redéfinit des bases inédites. Les mécanismes de la parole étant fondamentalement inaccessibles aux souds-muets, on leur propose une solution de communication qui ne mérite le qualificatif de langue que parce qu’elle s’appuie sur des agrégations de mots formant des phrases pour véhiculer des concepts. D’ailleurs on parle bien de "langue", or cet organe n’est pas sollicité pour communiquer ainsi !
=> la langue des signes, vous confondez langue et langage, peut être également apprise par des gens ni sourds ni muets ou ayant seulement l’un des deux handicaps. Quant à l’espéranto, ces mécanismes dévoilent et donnent accès également à des mécanismes et des concepts de langage inédit, du fait que la combinatoire entre les racines et les affixes est infinie. Pour l’espéranto aussi on parle de langue, comme quoi des parallèles sont possibles...
Il s’agit donc d’une invention utile, qui répond à un réel besoin parce qu’il est impossible aux muets/sourds d’utiliser l’outil de communication standard, le pharynx.
=> Quand bien même, n’a t-on pas le droit d’inventer des choses inutiles ? d’aucun disent que c’est encore plus beau... L’espéranto répond à un besoin réel, celui de communiquer avec quelqu’un qui a une langue dfférente.
A contrario, l’espéranto n’est une solution à rien. Il ne vise pas, initialement, à définir un nouveau mode de communication.
=> à définir non, mais l’espéranto est un mode de communication qui répond à un vieux problème... qui a donné lieu à quantité d’essai de langues internationales...
Contrairement à ce que prétend l’auteur par "Pour l’espéranto, l’handicap ou le manque auquel il répond touchant tout le monde et n’étant pas physique, il est peu être plus difficile de s’en défaire [...]. Combien de jours a encore devant lui l’aveuglant analphabétisme international ?", d’abord on écrit "LE handicap", c’est comme les haricots, ensuite il n’y a d’autre analphabétisme international que celui des gens qui écrivent "l’handicap", et surtout l’e-o ne cherche à combler aucun handicap.
=> l’espéranto cherche a combler un handicap : celui qu’éprouve toute personne qui pendant un voyage se retrouve devant un médecin ou un agent de police...
Alors peut-être pourrait-il devenir lui-même un artefact de la communication, une STL... une bibliothèque standard, pardon ? Ce ne serait pas une vraie révolution, mais l’espéranto deviendrait quand même un outil universel.
=> Ici, il était question de langue internationale, plus que d’outil universel. Je ne comprends pas bien votre paragraphe...
Malheureusement, l’e-o arrive trop tard : le temps que l’embryon devienne mûr par la dotation d’un vocabulaire complet, l’anglais a déjà rempli la fonction de langage international standard, grâce à ses propriétés intrinsèques (grammaire) et extrinsèques (c’est le langage empiriquement adopté par les É-U, première puissance économique). L’anglais est d’ailleurs une bibliothèque compilable en langage des signes.
=> Malheureusement, comme dans beaucoup de commentaires, on vise l’espéranto et plus l’article en question... L’anglais, sa grammaire très aisée avec laquelle on pense économie et empire, ça laisse réver... Quant à lire Shakespeare dans le texte... l’anglais ne rempli pas la fonction de langage international, mais l’espéranto arrive trop tôt pour vous, on vous propose un outil alors que vous ne voyez pas où est le problème.
Il ne reste donc plus aucune fonction dont on aimerait que l’espéranto la remplisse.
=> Quant on fait des commentaires sur l’orthographe et la syntaxe, après, il faut assurer... Regardez bien, l’espéranto rempli une fonction : il vous occupe le temps de poster des commentaires, que vous menez comme une croisade, à propos de langue inutile, appuyée par des parallèle crétin et des arguments foireux ! bravo l’espéranto !
Ce n’est pas une nouvelle langue des signes, mais une langue des singes, qu’on donne aux intéressés pour qu’ils s’amusent avec dans leur coin.
Ce parallèle maladroit visant à faire croire qu’un jour tout le monde parlojera n’a aucune raison d’être.
À vous les studios !
=>Alors, laissez nous dans notre coin ! Comment liez-vous autant le mépris et l’intérêt ? Parlojera ? bien essayé ! Je ne vise pas à faire croire qu’un jour tout le monde parlera, puisque tout le monde ne parle pas la langue des signes. Une langue de singe ? je n’avais pas songé à cette comparaison qui enrichirait mon parallèle, car à des singes on n’a effectivement enseigné la langue des signes. Et votre message a-t-il une raison d’être ?
"L’anglais est plus efficace parce que les us et coutumes americains sont presque universellement connu par le cinema holliwoodien, les series etc... En gros, tout le monde a vu a la tele deux businessmen d’operette americain se serrer la paluche, s’appeler Tim et Jack sans trop de fioriture ni termes de politesse"
Nous sommes en plein dans les clichés et les caricatures... Manger des hamburgers et vous entrez dans la communication internationale... Et puis, franchement, qui n’a pas la télé, outil de lobotomisation des masses ?
Le français ? Toutes les langues issues des hasards de l’histoire, de la "génération spontanée". L’espéranto est l’oeuvre d’un seul homme, au départ, ce qui explique le terme de "langue construite".
è Le hasard, bof, la nécessité, oui. L’espéranto n’est pas l’œuvre d‘un seul homme, contrairement au Volpuk, il est l’œuvre de ceux qui le pratiquent…
Pourquoi, je me le demande. Pourquoi ? En quoi ont ils oeuvré pour la paix ?.
=>Voilà un débat intéressant ; on pourrait recentrer le sujet
L’anglais aussi marche. Toutes les langues marchent.
=> Même celles qu’on ne parle plus ?
La justesse de votre analyse me va droit au coeur, ainsi que sa mesure. Je pense toutefois que certaines bornes ne doivent pas être franchies au cours d’un débat, même pour des choses qui nous tiennent à coeur.Je suis désolé quant à votre niveau en anglais. J’ai tendance à me laisser entraîner dans le feu roulant de polémiques nourries et à balancer les liens comme des pierres. Je m’excuse platement d’avoir oublié de préciser la langue du dit lien.
=> et bien, juste et mesuré, je vous invite à l’être aussi.
Quant au fait que ce soit une langue morte, elle est probablement plus pratiquée que l’espéranto : Pensez aux professeurs de latin partout dans le monde et à leur élèves qui peuvent, au moiins temporairement compter parmi les latinistes.
=> Je vous laisse à vos probabilités et évaluations.
Demain, le chinois ? l’arabe ? l’hindi ? Y aura-t-il demain un pays aussi puissant que les états-unis ont pu l’être ? La lingua franca de demain est un mystère. Je doute néanmoins que ce soit l’espéranto.
=> je vous laisse à votre doute…
L’espéranto a 200 000 locuteurs. Au dela des aspects techniques, cela prouve bien que c’est une langue fonctionnelle, mais cela signe aussi son echec à devenir la languemondiale.
Bon, je passe sur le fait que si vous dites ne pas bien connaitre l’anglais, cela peut ne pas vous frapper. C’est ce que signifie le terme "lingua franca" : Une langue peut être parlée par une minorité, mais parlée par ceux, natifs ou non natifs, par qui la plus grande partie de la communication internationale s’effectue.
Le statut d’une langue dépend de l’histoire de ses locuteurs. Si ceux-ci gagnent un pouvoir économique ou militaire, l’usage de leur langue aura plus tendance à se répandre car les gens qui l’apprendront croiront acquérir un avantage. C’est ainsi que de facteurs historiques expliquent l’utilisation de l’anglais comme lingua franca. Personne n’ "impose" l’anglais, il se trouve que la plupart des gens l’apprennent car ils croient y trouver un avantage que ne leur donnerait pas l’ourdou, le tamoul, le nahua, ou l’espéranto.
Je ne vois pas pourquoi l’anglais ne pourrait pas être la lingua franca, surtout que dans les faits, c’est tout à fait le cas.
Certes. L’anglais est la lingua franca, l’espagnol est international, l’arabe littéraire l’est un peu aussi, et le chinois beaucoup moins, malgré les communautés chinoises disséminées dans le monde. Et l’espéranto ? Il est assez dispersé mais peu parlé...
Je me demande : D’où viens cette idée qui veut qu’une langue soit chargée des valeurs de ses locuteurs ? ça ne tient pas la route : l’allemand était la langue du "Manifeste du Parti Communiste" et de "Mein Kampf". Toutes les langues sont "neutres", et plus elles sont parlées par des personnes différentes, plus elles sont "neutres". En tant que langue artificielle, l’espéranto a, en fait, moins de chances d’être neutre si on considère l’idéologie qui a mené à sa création. Après cette langue peut-être utilisé comme n’importe quelle autre langue, à des fins diverses
Pour le reste, ce week end, hors quelques soucis qui m’ont empêché de me connecter plus tôt, j’ai reçu un espérantiste tanzanien et un brésilien, je fus donc fort occupé. J’ajoute que j’ai parcouru les anciens messages et le débat a dégénéré…. Personne n’est plus sourd que celui qui ne veut pas entendre… J’ai reçu des copies d’espéranto aujourd’hui, je vais les corriger, les élèves attendent, et leur contact est plus constructif. Et puis j’ai des articles à corriger pour la parution des revues...
Et bien re-bonsoir. Vous voici avec une nouvelle photo, peu engageante, mais comme votre message reste courtois, je vais y répondr. Bien qu’en réalité, vu le nombre de messages , d’interventions, d’articles que vous avez lus sur l’espéranto, cela n’est pas forcément nécessaire, mais bon, nouvel intervenant, nouvelle manière de présenter les choses.
une raison commune : l’espéranto a été créé pour satisfaire aux exigences d’une communication internationale,
C’est le cas de pas mal d’autres langues construites. On ne peut pas dire qu’aucune d’entre elle ait eu beaucoup de succès en tant que langue internationale.
==> Pouvez-vous me citer une langue qui ne soit pas construite ? Les succès sont limités, dans les domaines internationaux, tant il est difficile de construire à plusieurs... Mais dans le cas de l’espéranto, je vois des succès, ou victoire partiels, qui sont des pas en avant : très récemment, le Parlement Polonais a rendu hommage à UEA (l’association universelle d’espéranto) pour son 100ème anniversaire et appuie sa candidature au prix nobel de la paix 2008.
ce qui n’est ni le cas du latin ni le cas de l’anglais, il convient de prendre les outils qui sont "étudiés pour" comme dirait un comique...
L’espéranto comporte d’innombrable défauts recensés ici. Il s’agit d’une langue indo-européenne, certainement moins irrégulière que les "vraies", mais tout de même.
En outre, je n’ai jamais vu de définition des "performances" d’une langue en dehors de la facilité d’apprentissage, critère que l’on peut contester à l’espéranto. En effet, j’ai vu des gens prétendre que la facilité d’apprentissage de l’espéranto était "prouvée scientifiquement" alors que ce critère est largement subjectif puisqu’il dépend, entre autre, de la langue maternelle de l’apprenant.
==> Je n’ai jamais dit que l’espéranto est une langue parfaite, sans défaut ou quoi que ce soit. Je dis juste que ça marche. L’espéranto n’est pas parfait, c’est une création humaine, et les humains non plus ne sont pas parfaits, certains font perdurer des mythes, ce que je déplore... Quand on fait de la réclame pour quelque chose qui nous tient à coeur, on cache parfois, même inconsciemment des parties de réalités, mais ne vous braquez pas contre certains espérantistes, ou idéologies, l’espéranto est une langue qui vaut vraiment la peine d’être découverte. PS : je ne lis pas assez bien l’anglais pour comprendre ce site.
Comment traduire "télécharger des fichiers depuis la toile" en latin ? Sans compter toutes ces irrégularités...
Et en espéranto, on dit comment ? Je vous rappelle que cette langue a été inventée avant la généralisation de la voiture. Ce genre d’argument ne tient pas : Il existe au Vatican (dont le latin est une des langues officielles) un comité de cardinaux (comparable à votre akademio) chargé d’inventer des mots pour désigner toutes les innovations depuis Caton.
Le latin est une langue assez régulière, et qui a le mérite à vos yeux d’être "neutre" (selon votre expression), sans être dénué de culture, au contraire.
==> en espéranto, on dit "elŝuti sliperojn el la reto". Cet argument tient, car la langue évolue. Les cardinaux, pour "suicider" "préservatif" "droits des femmes" trouvent-ils des mots ? Remarquez que je ne doute que partiellement des capacités du Vatican à porter l’idée de langue universelle, car Radio Vatican diffuse en espéranto : http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=0303062_vaticano. Une langue ne doit pas être "assez" régulière, ne minimiser pas la difficulté du latin, des déclinaisons. Le Latin était la langue d’un empire, elle est une langue morte, officialisée par l’église catholique, ce n’est pas neutre.
L’anglais aussi compte ses difficultés, c’est la langue d’une nation, sa nature n’est pas d’être internationale.
Non, effectivement. L’anglais n’a pas, n’a jamais eu pour ambition d’être la langue internationale. Néanmoins, dans les faits, c’est l’anglais la langue internationale. Toutes les langues ont leurs difficultés, l’espéranto n’échappe pas à cette règle. Toutefois, c’est un détail.
==> Disons, que c’est la langue internationale souhaitée du moment... calquée sur la loi du marché... aujourdh’ui l’anglais et demain ?
Et penser qu’une langue peut être à la fois nationale et internationale,
Il n’y a pas besoin de penser ci ou ça il suffit de constater : DANS LES FAITS, l’anglais est la langue internationale. Et je ne vois pas en quoi c’est un mal.
==> Mais je vais vous dire, si vous vous sentez bien, il n’y a aucun problème. Et ceux qui se contre-fiche du latin, comme de l’espéranto ou de l’anglais parce que leur passion c’est la pêche à la mouche dans la rivière de leur village, et bien pas de souci, la seule chose c’est qu’autant je les écouterai quand ils parleront truite, autant quand ils se mettront à affirmer "l’espéranto n’a pas de locuteurs" je serai gêné. Dans "mes faits" l’anglais n’est pas si international que ça, hormis dans les aéroports, car dans les voyages que j’ai fait (marché de Pékin, taxi à Sarajevo, Bar populaire Brésilien) je n’ai pas trouvé quelqu’un qui parle anglais.
c’est à mon avis faire une confusion et ne pas respecter les échelles culturelles.
Définissez le concept d’échelle culturel SVP.
Je fais partie d’une région, un village, c’est le niveau local, auquel peut correspondre une langue, comme peut correspondre une langue pour le niveau national. Et pour le niveau international, il faut trouver quelque chose qui vienne en regard, sans faire de mélange ou de glissement. Ces niveaux sont complémentaires et non pas ennemis.
Je ne vois pas le rapport entre les deux parties de votre phrase. Pourquoi une langue locale ne pourrait être mondiale ? Quels "ennemis" ?
==> Nous vivons dans des territoires, dans lesquels règnent des cultures, ces territoire peuvent se superposer, c’est pourquoi je parle d’échelle, car sans cesse nous gravissons des échelons (on s’ouvre à des cultures) ou nous en descendons (car il faut savoir intégrer sans se désintégrer). Je me suis donc mal fait comprendre : il faut respecter les niveaux dans lequels les langues vivent : la politique des langues en France a été menée à un point ou certains ressentaient une terrible honte de pratiquer leur patois. Donc ce que je dis, c’est que nous pouvons avoir plein de niveaux culturels mais qu’il ne faut pas confondre les genres... Appliquons à chaque niveau une langue, sans crainte (c’est pourquoi je parlai d’ennemi, car d’aucuns pensent que l’espéranto et l’ennemi de telle ou telle langue) mais respectons ces niveaux, sans imposer une langue pour remplir telle fonction. Comment une langue est-elle locale ? pourquoi n’a t-elle pas dépasser ce stade ? (j’entends d’elle même). Parce qu’elle est liée à ce niveau, à ce territoire, et que si les gens de cette région souhaitent et forcent la langue à s’élargir, ça ne marchera pas...
L’espéranto est neutre, international, c’est une langue complémentaire, auxiliaire, qui fonctionne comme tel.
L’anglais est international. Et neutre, dans la mesure où c’est la langue de nombreuses et diverses nations.
Le latin est neutre, et international dans la mesure où il est enseigné dans de nombreux pays et que de nombreux autres sont remplis de langues romanes. N’importe quelle langue
==> Visiblement, votre phrase n’est pas finie. Il ne suffit pas qu’une langue soit parlée dans 2 pays différents pour qu’elle soit internationale, l’internationalité va un peu plus loin... Certains disent que l’espéranto est anational, c’st une bonne formulation... La langue d’un peuple n’est pas neutre, elle est chargée de manière de penser.