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Nicolas Cavaliere

Nicolas Cavaliere

Je recherche la transparence absolue que les mots viennent obscurir par leur densité.

Tableau de bord

  • Premier article le 06/02/2008
  • Modérateur depuis le 03/01/2009
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Derniers commentaires



  • Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 13 novembre 2020 12:30

    @lephénix

    « Réduire », non, parce que le projet a été présenté comme une domination de la nature. Se rendre maîtres et possesseurs de la nature et de ses moyens. Au départ ce n’était pas une histoire de nombre, mais de mesure. Difficile de ne pas constater qu’on ne sait plus faire dans la mesure. La démesure du projet initial était trop lourde.



  • Nicolas Cavaliere Luigi Cavaliere 4 novembre 2020 21:34

    @Adèle Coupechoux

    Considérons d’abord que ce qui distingue le job à la con du job pas à la con, c’est la règle du bon médecin : « d’abord ne pas nuire ». Puis pointons que l’activité politique n’est pas un job, et que l’objectif d’un bon politique est de satisfaire ses clients. Le « ne pas nuire » dans cette optique n’existe pas. Le « ne pas se nuire » quand on se place volontairement dans le rôle du client, par contre est hautement hasardeux... c’est comme jouer à la roulette russe en plaçant son propre revolver dans la main de quelqu’un d’autre. Les politiques participent activement au tissu économique et social. Ils savent très bien de quelle étoffe il est fait, et c’est malheureusement la même que celle des rêves.



  • Nicolas Cavaliere Luigi Cavaliere 3 novembre 2020 21:46

    @Adèle Coupechoux

    Il faudrait se pencher sérieusement sur cette distinction entre « essentiel » et « non essentiel ». Comme le disait la propriétaire d’une boutique de vêtements, personne n’est nu dans la rue et on l’oblige à fermer. Et puis, il y a la question de la distinction difficile entre la personne et son activité. Dire à un photographe de mode que son activité n’est pas essentielle revient aussi à nier son talent, et c’est souvent le talent qui rend les gens utiles là où d’autres sans talent n’élèvent pas l’art à son caractère indispensable. D’autant plus, si on pense à tous ces enfants qui barbouillent des dessins primaires pour leurs parents, que souvent l’affection ne naît pas de la complexité ou de l’élaboration ou d’un autre but que de plaire. Et une chose qui n’est pas faite pour plaire est rarement essentielle... De l’autre côté, pensons à tous ces médicaments au goût désagréable qu’on avale pour notre bien. Heureusement, on peut les sucrer quelque peu pour les aider à passer (© Mary Poppins).

    Tout, y compris le mal, reste agréable si c’est partagé. Bouffer tout seul dans son bureau, porter son masque en allant aux toilettes, etc... j’ai parfois l’impression que toutes ces préconisations sont une farce d’une poignée de copains qui se seraient installés frauduleusement au pouvoir pour se moquer de ceux qui ne les ont pas élus...



  • Nicolas Cavaliere Luigi Cavaliere 2 novembre 2020 17:09

    @tonimarus45

    Le but de la lutte des classes c’est pas autre chose que la lutte pour le confort matériel et financier. Une fois parvenue sur un certain plateau, convaincue d’avoir un ascenseur social fonctionnel et des chances d’accession raisonnables à la propriété foncière, une des classes a relâché sa vigilance. Et ce n’est pas celle des gens fortunés.



  • Nicolas Cavaliere Luigi Cavaliere 2 novembre 2020 17:05

    @eddofr

    Qui décrivez-vous par « nouvelles générations » ? A partir de quelle période l’individualisme a pris selon vous l’ascendant ?

    Un livre titrait récemment que la plupart des gens passent leur temps à revendiquer « j’ai le droit ». C’est une expression constante, souvent entendue depuis le début du siècle. Je suppose que beaucoup pensent que le droit à l’allocation chômage, au remboursement des médicaments et des visites chez le médecin sont des acquis qui ne seront jamais remis en cause. Ça contribue à expliquer le faible engagement.

    Personnellement, je n’ai jamais considéré que les systèmes qui ont été mis en place seraient maintenus par l’Etat sans être vidés peu à peu pour ne plus représenter qu’un filet de sécurité. J’ai successivement adhéré à 4 syndicats différents. Tous les responsables locaux que j’ai rencontrés n’avaient pas ces préoccupations. Ce qui comptait, c’était de rassembler les gens autour d’un barbecue et/ou de répéter ad nauseam les « avantages » de la convention collective comme si informer chaque semaine sur le même sujet n’était pas autre chose que de prêcher les convaincus. Je n’ai connu, à une seule exception, que des représentants consensuels qui étaient des sortes de cadre officieux de mon entreprise et qui n’attendaient qu’une chose, le renouvellement de leur mandat local ou leur promotion vers un mandat national. Quand les frais et les avantages qui leur étaient accordés leur ont été retirés, les temps de délégation raccourcis, aucun n’a protesté. Par ricochet, d’autres droits des salariés ont ensuite été revus à la baisse (alors que l’entreprise grandit, et qu’il y a plus de cotisants au comité d’entreprise, son déficit s’épaissit chaque année et les prestations sont rabotées). Il y a comme l’amère impression que tout le monde pense que la soupe est déjà assez bonne, et que c’est pas parce qu’on en lâche une louche qu’on finira par nous enlever l’assiette. C’est un raisonnement faux. C’est manger ou être mangés. En face, ils sont communistes à mort, et ils ne lâcheront rien.

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