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NICOPOL

NICOPOL

Ingénieur de formation, acteur de l'aide au développement par profession, voyageur toujours, avide d'histoire et de philosophie, lecteur compulsif de Nietzsche, Jared Diamond, Albert Camus et Chögyam Trungpa, radical dans ses convictions mais toujours prêt à en changer... Une seule règle : le "principe de réalité".

Tableau de bord

  • Premier article le 15/05/2008
  • Modérateur depuis le 04/02/2010
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Derniers commentaires



  • NICOPOL NICOPOL 13 mai 2008 23:14

    Merci d’avoir précisé votre pensée. Je ne suis toujours pas d’accord avec vous mais, au moins, je comprends votre point de vue !

    Quant au "communisme", essayez de vous débarrasser de vos vieux réflexes pavloviens

    Chacun ses réflexes pavloviens...  Mais je promets de faire un effort.

    Besancenot est, de loi, beaucoup moins dangereux pour notre liberté, notre égalité, notre fraternité, que les représentants de la puissance financière internationale

    Je vous laisse la responsabilité de votre opinion. Permettez moi cependant de penser qu’un parti qui prône sérieusement la semaine de 30H sans flexibilisation, l’interdiction de tout licenciement, la remise en cause de la propriété privée (sans parler du "droit imprescriptible à l’existence", de la "lutte contre la guerre" et autres exotismes conceptuels) ne me semble pas moins nocif que la "puissance financière internationale" qu’il prétend combattre, et pour le moins à côté des enjeux réels de notre époque. Permettez-moi de rappeler (bis repetitas) que les partis politiques qui sont jusqu’à présent parvenus au pouvoir avec de tels idéaux révolutionnaires n’ont, dans la pratique, pas vraiment contribué à la liberté, l’égalité ou la fraternité.

     



  • NICOPOL NICOPOL 13 mai 2008 21:23

    Sisyphe,

    Merci pour vos clarifications.

    Désolé, mais si vous ne savez pas faire la différence entre le pétainisme et le nazisme, c’est que vous manquez d’informations, ou que vous faites un amalgame.

    L’amalgame Pétain = collabo = soutien des Nazis est devenu un lieu commun après la Libération. L’amalgame n’est pas de moi, vous savez aussi bien que moi dans quelle presse il est apparu et réapparaît régulièrement. En ce qui me concerne je fais très bien la différence.

    La devise du gouvernement pétainiste, donc français, était bien "Travail, Famille, Patrie"

    Oui, et après ? Vous pouvez parfaitement, à condition de l’argumenter, critiquer l’attitude du gouvernement pétainiste pendant l’occupation ; est-ce une raison pour dévaloriser les valeurs inscrites par ce gouvernement dans sa devise (que l’on retrouve d’ailleurs en partie sur les emblèmes de nombreux pays passés et actuels) ? Ou bien considérez vous que ces valeurs sont "honteuses" par principe, indépendamment de l’histoire de Vichy ? Et alors pouvez-vous le justifier de façon objective ? En quoi le "travail" est-il mauvais ? En quoi la "famille " est-elle mauvaise ? Et par quoi voulez-vous les remplacer ?

    Peut-on encore dire que l’on éprouve plus de sympathie pour quelqu’un qui travaille dur et qui prend soin de sa famille que pour quelqu’un qui cherche par tous les moyens à profiter du système pour en faire le moins possible (un "parasite social", comme on disait en URSS) et qui se conduit de façon irresponsable vis-à-vis de sa femme et de ses enfants ? Puis-je être fier de mon travail et de ma famille sans me faire taxer de "pétainiste" et de "réactionnaire" ?

    Puis-je avoir la conviction, dictée par une modeste expérience des relations humaines en milieu hostile, que l’autorité est indispensable à la construction de l’individu et à la stabilité d’une société humaine ? Puis-je dès lors émettre des réserves sur l’"esprit de Mai 68" dès lors qu’il consistait à refuser et dévaloriser systématiquement toute forme d’autorité ? Puis-je être enclin à penser que cette dévalorisation de la valeur "autorité" est en partie responsable des problèmes sociaux et économiques que traverse aujourd’hui notre pays ? Puis-je revendiquer une certaine cohérence entre mon expérience personnelle, les convictions qui en découlent et ma grille d’analyse des idéologies et faits historiques ?

    diviser pour mieux règner : les "de souche" contre les immigrés, le privé contre le public, les smicards contre les chomeurs et rmistes, etc, etc....)

    Et dire que plus haut sur ce fil on m’a donné du "théorie du complot"

    Je n’ai pas de ton particulièrement agressif (...) je n’ai menacé ni insulté, ni forcé personne.

    Relisez vous, alors. Et pour vous "mal-comprenant" est un compliment ?

    Tiens, par pur mauvais esprit, une petite remarque : vous en appelez à Brazil et 1984 ( qui a inspiré le film de Giliam)... Mais savez-vous que George Orwell s’est inspiré dans ce livre... du totalitarisme communiste ? 1984, ne serait-ce pas plutôt la France de Besancenot que la France de Sarkosy 

    Au plaisir de vous lire !



  • NICOPOL NICOPOL 13 mai 2008 20:00

    Sisiphe,

    Tout d’abord, merci pour ce ton agressif. Dois-je me sentir inclus, après celle des réactionnaires pétainistes, dans la catégorie des malcomprenants ? Est-ce une façon de dialogue que d’insulter son contradicteur ?

    Ensuite, désolé si vous n’avez pas le sens du second degré et ne connaissez pas le principe du "smiley".

    Pour finir, vous affirmez à nouveau que :

    "Sarko et tous les réacs de droite veulent revenjir sur les acquis de 68 , et leur rêve est de revenir à 40, au pétainisme, avec la devise Travail, Famille, Patrie : ils nous le montrent et le déclarent tous les jours."

    Avez-vous l’once d’un argument pour assimiler la politique de Sarkosy à celle de Vichy, c’est-à-dire, si je comprends bien vos allusions, à une politique "nazi" ? Si ce n’est pas le cas, à quoi sert cet amalgame odieux ? Manifestement pas à faire avancer le débat ni convaincre votre contradicteur ; il faut donc en conclure qu’il s’agit d’une attaque destinée à le discréditer, à le rejeter dans le "camp du mal", ce qui légitime ensuite de l’insulter gratuitement et en toute impunité... Procédé digne de l’Inquisition ou des Tribunaux révolutionnaires...

    Donc ; soit vous êtes de ceux là (et ne mettez pas d’allusion là où il n’y en a pas, svp, merci), et ce que je dis est pour vous ; sinon, expliquez vous clairement, sans noyer le poisson avec des déclarations alambiquées : merci encore.

    La très désagréable impression de me retrouver en face, non pas d’un aimable débateur, mais d’un Tribunal Révolutionnaire, se confirme. Votre ton est digne de Mac Carthy ou de Saint Just, cher Sisyphe. En êtes-vous amené à ne plus avoir que l’intimidation pour convaincre vos contradicteurs ?

    Ma réponse sera claire, en espérant que vous la comprendrez : non, je ne suis pas un partisan de Nicolas Sarkosy, pour qui je n’ai pas voté et que je ne soutiens pas sur bon nombre d’initiatives ; non, je ne me considère même pas comme "de droite" (mais certainement pas non plus "de gauche") ; mais, oui, je me considère comme conservateur, et même réactionnaire, dans la mesure où je suis réservé, voire franchement réprobateur, vis à vis de certaines évolutions "modernes" de nos sociétés (ce qui est le plus élémentaire de mes droits de citoyen), qu’elles soient techniques, sociales, économiques et plus généralement politiques. Je suis sûr que nous pourrions tomber d’accord sur une certaine critique du "capitalisme financier" à l’outrance, ou sur les dérives écologiques de la société moderne ; en revanche je ne partagerai pas toutes les revendications sociales ou politiques de la gauche, par exemple l’adoption par les couples homos.

    Vous m’excuserez donc de ne rentrer ni dans le moule de votre idéologie progressiste, que je respecte éminamment mais à laquelle je n’adhère pas, ni dans celui de vos adversaires de droite ; je suis sincèrement navré si cela vous perturbe et vous empèche d’appliquer vos schémas de pensée habituels ; vous jugerez surement mes propos "alambiqués" en m’accusant de "noyer le poisson".



  • NICOPOL NICOPOL 13 mai 2008 16:53

    Vous vous êtes spontanément identifié à ceux que j’ai cité comme "Sarkozy et tous les réacs de la droite" ?! ?

    Où donc voyez-vous cela dans mes propos ? Contester la méthode de M. Dupont pour attaquer M. Durant ne signifie pas que je soutiens M. Durant, non ? Il peut tout simplement s’agir... d’honneteté intellectuelle ?

    Mais il est tellement facile de placer d’office un contradicteur dans le "camp ennemi" : n’est ce pas un peu manichéen ?

    Mon vieux, je vous en laisse la responsabilité : et si, effectivement, vous en êtes, je ne retire pas un mot de ce que j’ai dit : désolé ! 

    Et si "je n’en suis pas" ??

    Je note au passage la formule "vous en êtes", jadis utilisée à propos des homosexuels. Est-ce à dire qu’il est aujoud’hui aussi honteux d’être "de droite" que jadis d’être "homosexuel" ??



  • NICOPOL NICOPOL 13 mai 2008 15:52

     ??

    Ce n’est pas une "thèse du complot", c’est une information historique rapportée par un journaliste sérieux. Vous trouverez des éléments un peu partout sur Internet, par exemple sur le site du Point :

    Pourquoi de Gaulle est-il allé à Baden-Baden ? Depuis le 29 mai 1968 et cette visite éclair au général Massu, alors chef des forces françaises en Allemagne, tous les acteurs de cette disparition surprise, en pleine déconfiture du pouvoir, ont donné leur avis. Longtemps, deux thèses ont prévalu. La première penchait pour l’appel aux légions du fidèle Massu, le jour même où le PC organise sa manif appelant à un « gouvernement populaire ». La deuxième, plus répandue, valide le coup de blues du Général, parti se faire remonter le moral par un intrépide frère d’armes. Si Daniel Cohn-Bendit avance une troisième explication (voir p. 54), Henri-Christian Giraud, spécialiste des relations entre de Gaulle et l’URSS, replace cette dernière au coeur de ces journées décisives. Tout débute le 28 mai par une visite de Léo Hamon, gaulliste de gauche, à Youri Doubinine, conseiller de l’ambassade d’URSS à Paris : de Gaulle veut obtenir le soutien des Soviétiques, ses alliés objectifs, pour taper contre le PC. La réponse arrive par le truchement du maréchal Kochevoï, l’alter ego russe de Massu en Allemagne, qui, justement, le 28 mai, rend visite au général français. De Gaulle reçoit le feu vert de l’URSS, qui n’a aucun intérêt à la chute d’un chef d’Etat hostile aux Etats-Unis et s’étonne de la mollesse du gouvernement. Mais de Gaulle, qui, auprès de tous ses collaborateurs, aurait joué la comédie de l’effondrement, serait allé s’assurer du « oui » soviétique à Baden-Baden. Aussi sérieux soit-il, Giraud, qui s’appuie sur les Mémoires de Doubinine, avoue n’avoir pas eu confirmation par Massu du fait qu’il aurait bien parlé de Kochevoï à de Gaulle. Mais le fait que le PCF ne bouge pas le 29 mai ; le discours du 30 mai de De Gaulle qui tire à boulets rouges sur « le communisme totalitaire » ; l’absence de réaction de l’URSS avec, en contrepartie, la condamnation assez molle par de Gaulle de l’invasion de la Tchécoslovaquie... semblent lui donner raison. 

    Ou encore sur le site de Valeurs actuelles...

    Mais il est parfois difficile d’admettre certaines vérités historiques qui (vous me pardonnez un certain lyrisme) fissurent de trop nobles convictions ou lézardent de trop belles légendes... 

    De même qu’il est difficile pour l’extrême gauche d’admettre que les résistants de la première heure sont pour la plupart issus de la "droite nationale" tandis que le PC d’avant guerre avait reçu des "ordres" de Moscou pour mener des opérations de sabotage sous couvert de "pacifisme", puis favoriser la collaboration passive avec l’occupant allemand en attendant l’occasion de prendre le pouvoir, et que ce n’est que seulement après la rupture du pacte Germano-Soviétique en juin 1941 que les communistes s’engagèrent dans la résistance active (voir par exemple la page Wikipédia à ce sujet). Mais c’est un autre débat, certes...

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