@sweach Il y a un petit article dans le dernier Canard Enchainé sur cette question. La maltodextrine ou l’isoglucose obtenus par cracking sont considérés comme des aliments et non comme des additifs. Contrairement à un additif qui doit faire l’objet d’études, un « aliment » (même dans ce cas ou il est obtenu chimiquement) est intégré tel quel dans n’importe quoi sans étude spécifique. Il existe cependant des études indirectes qui montrent que le fructose à forte dose détruit le foie des rats en plus d’induire des addiction aussi violentes que celle de la cocaïne. De son coté on sait que le glucose nest pas accepté de la même façon par l’organisme selon qu’il est intégré à un aliment ou extrait artificiellement de l’amidon.
L’agence de santé alimentaire demande l’accès « aux données de composition en sucre ajouté » aux industriels qui opposent le secret industriel. Donc on utilise massivement sans savoir ce que l’on fait.
@Spartacus Pour enrichir ce débat d’une certaine complexité technique, heureusement que vous apportez à chacun vos immenses compétences scientifiques. Par exemple vos liens qui « prouvent » la présence de vigne au Groenland.
@Spartacus Les courbes présentées ont été grossièrement lissées. Les conséquences des guerres napoléoniennes pour l’Europe, et des 2 guerres de l’opium en Chine ont été gommés dans l’affaire. Et vous voudriez que j’aille me « former » en économie sur des bases aussi approximatives ? C’est curieux, mais vos courbes bidons me rappellent vos liens censés « prouver » la présence de vigne au Groenland. Désolé, je ne tombe pas dans des manipulations aussi grossières. De votre coté, si vous aimez ça...
@Spartacus Je ne demande pas mieux que de m’enrichir avec les idées des autres. Je ne fait que cela d’ailleurs. Cela a malgré tout quelques limites. Par exemple je vois mal quel enrichissement il peut y avoir à étudier et accepter des théories absurdes. Est-il possible de s’enrichir intellectuellement avec les théories de la scientologie ou de Raël ? Je les découvre, je les analyse, j’y vois un conditionnement sectaire et prédateur, c’est tout. Si je les trouve fausses et dangereuses, je les combat.
« L’économie est en réalité un jeu à somme positive ». C’est une banalité de dire cela puisque depuis la préhistoire la production de biens et de services est globalement en croissance (donc des millénaires avant le néo-libéralisme). Par contre il y a des contres exemples. En période de crise, quand l’économie stagne ou s’effondre avec une baisse des productions et du PIB, ou est l’économie qui serait « un jeu à somme positive » ? Quand un pays a un PIB stagnant pendant une longue période, ou est l’économie qui serait « un jeu à somme positive » ? Commencez par m’expliquez cela clairement, si vous le pouvez, et pour la première fois de ma vie je me serai enrichi de vos idées.
Je vais vous donnez un exemple historique. La Chine et l’Inde représentaient 50% environ du PIB mondial avant l’arrivée des puissance occidentales. L’action de l’Angleterre et de la France, les désordres créés et les guerres menés la-bas ont-fait s’effondrer aussi bien les populations que les économies de ces pays. Par contre l’Angleterre et le France se sont largement enrichis de cette prédation des richesses de ces pays. Ou était l’économie à somme positive dans ce cas ? L’enrichissement des uns était obtenu par la ruine des autres, tout simplement. La grande expansion Française lors du second Empire est largement expliquée économiquement par le pillage massif de l’Afrique du Nord dont la population a chuté fortement dans cette période. Expliquez-moi ou était l’économie à somme positive ? Ce qui se passe entre pays se passe parfois aussi entre classes sociales. L’enrichissement d’une classe sociale passe parfois (je précise bien : parfois) par l’appauvrissement d’une autre.
@Spartacus On peut se demander si L’Ecole de la Liberté ou Contrepoints, ou vous allez chercher votre endoctrinement néo-libéral, sont des sites d’économie ou des sites de propagande...
Dans votre exemple du lance-pierre vous n’expliquez pas comment, par quel moyens techniques, et par qui, ont été créé les éléments du lance-pierre. Le bout de bois en forme de fourche est là par hasard ? La lanière ce caoutchouc est tombée du ciel ? Le lance-pierre naît par magie dans votre exemple. De même l’acheteur a 5€ en poche. Cela vient t’il d’un salaire ? D’un dividende ? De loyers ? D’une rente ? D’une marge sur une vente ? Mystère... Sans la création de l’objet et sans l’enrichissement préalable de l’acheteur de l’objet, il n’y a rien à échanger. Supposons que le lance-pierre soit trouvé tout fait, et que l’acheteur ai trouvé les 5€ par terre. Ce qui les a enrichi, c’est seulement leur chance. Essayez de trouver un exemple convaincant.
Un économie peux parfaitement avoir une création de richesses constante ou en diminution. Dans le premier cas c’est la stagnation. Dans le deuxième c’est la récession. Dans de tels contextes, l’enrichissement des uns correspond mathématiquement à l’appauvrissement des autres. Un propagande bien faite et insistante peux éventuellement rendre aveugle un esprit prédisposé à l’aveuglement. Mais elle ne changera pas cette réalité : dans certaines situations économique, l’enrichissement des uns passe par l’appauvrissement des autres.
Lors de la grande crise des années trente avec l’explosion des faillites, des suicides, de la misère, et du chômage de masse, expliquez moi ou était la création de richesses à « somme non nulle ». L’effondrement économique conduisait à une création de richesse en baisse, c’est à dire à somme clairement négative. Il s’agit évidement d’un cas particulier mais qui dément votre théorie que vous imaginez générale.
Vos explications pour Glasgow sont très confuses alors que la réalité constatée sur le terrain est très simple. Les pauvres meurent très tôt. Les riches vivent très vieux. Libre à chacun d’interpréter cela comme il le peut. Les faits sont têtus.
Quand vous dites « systémique », voulez vous dire « systématique » ?
A part cela, j’apprécie beaucoup la concision et la clarté de votre dernière phrase et tout ce qu’elle apporte d’enrichissant à l’échange.