@Spartacus « La richesse n’est pas un jeu à somme nulle. Ce n’est pas parce que les un s’enrichissent qu’ils sont responsables de la baisse du pouvoir d’achat ».
De plus en plus d’organismes internationaux, y compris libéraux, expliquent, au vu des réalités actuelles, que l’accaparement de richesses par quelques-uns, au delà d’un certain niveau, est un facteur de stagnation économique. Dans les périodes sans augmentation de l’activité économique, donc sans augmentation des richesses, mathématiquement, l’enrichissement des uns correspond à un appauvrissement des autres. C’est extrêmement simple à comprendre (sauf en cas d’aveuglement idéologique, mais je vous laisse juge).
« Et le pouvoir d’achat de toute la population, de combien ont augmenté les taxes ». Justement la baisse de pouvoir d’achat de la majorité des Américains c’est aux Etats-Unis, dans un période historique de baisse des impôts. Aussi simple et évident soit-il, dès qu’un fait sort de votre système de pensée, vous ne comprenez plus rien.
Pour Glasgow c’est simple. Il est extrêmement rare qu’un très pauvre passe dans un quartier de très riches et inversement. Un décès se produit à un instant T. C’est cet instant du décès qui est corrélé à une zone d’habitat. Plus simple c’est difficile.
Je vous parle de cas concrets faciles à comprendre et vous répondez de façon quasiment automatique par une récitation sans fin d’a-priori idéologiques. Etes-vous à ce point incapable de réfléchir par vous même à des situations concrètes ?
C’est là qu’on s’aperçoit que la libre circulation des capitaux était depuis l’origine une belle arnaque. Cette mise en concurrence mondiale des salariés et des pays conduit à une diminution régulière de la part allant aux salariés. Et conséquemment à une augmentation de la part allant au capital (c’était le but). Le 1% ne sait littéralement plus quoi faire de son fric alors que les salariés rament et que les Etats n’ont plus que la dette pour pouvoir assumer leur rôle. Le cycle néo-libéral à assez duré. Il faut revenir à un principe simple : pour avoir l’accès à l’activité dans un pays, toute entreprise doit y payer des impôts correspondant à son niveau d’activité dans ce pays. Développer des activités en France (ou en Italie, ou en Allemagne, etc) en se déclarant fiscalement en Suisse, au Luxembourg ou en Irlande doit être purement et simplement interdit. Le travail fait en France n’a pas à engraisser un actionnaire Américain (ou autre) qui utilise le Luxembourg ou l’Irlande comme passerelle nette d’ impôts. Avec ce principe simple, l’essentiel de la richesse créé quelque part y reste. Les questions du pouvoir d’achat et de la dette sont, au moins en partie, réglées.
Par exemple Mac Do écrête tout les bénéfs de ses établissement en France en leur imposant de gros droits d’image (logo sur l’enseigne, sur les emballages, etc) Ces droits d’image sont détenus par une filiale située ailleurs qu’en France (Luxembourg, je crois). Avec cette entourloupe ( abusivement légale dans la législation Européenne) les bénefs sont faibles en France. Ils ne sont élevés que pour la filiale qui elle n’est quasiment pas imposée au Luxembourg. Le tout au profit du banquier Luxembourgeois, de actionnaire Américain (celui qui ne sait plus quoi faire de son fric) ou des Etats-Unis puisque l’impôt sur les sociétés existe là-bas. Avec des arnaques scandaleuses de ce genre les richesses créées en Europe partent ailleurs. Il faut rapidement changer cela et donc changer également ce président qui n’est au service que de la finance.
@Fergus A rapprocher de toute mesure de justice et d’efficacité fiscale qui est immédiatement considérée par les médias dominants comme une atteinte à la sacro-sainte propriété privée... Selon l’évangile néo-libéral, imposer le patrimoine et la grande fortune, c’est mal. Mais prendre le maigre patrimoine des pauvres, c’est bien.
@Spartacus « Ces pays ont des problèmes régaliens de respect du droit des contrats et de respect de la propriété privée ». Vous voyez, vous êtes pour plus d’Etat. Il suffisait de le dire.
Les droits régaliens de l’Etat Français ont permis les investissements et les expropriations qui ont eux même permis la constitution d’infrastructures et de réseaux indispensables au développement d’un pays. Ces réseaux (eaux, téléphone, autoroutes) sont tombés dans les mains d’entreprises privées qui peuvent remercier l’Etat pour son rôle économique
La liberté de marché dont vous parlez de façon totalement abstraite ou doctrinale a des conséquence économiques concrètes. Depuis 82 (Reagan et Thatcher) : -Trois familles Américaines ont vu leur richesses augmentées de 5800% pendant que les Américains moyens perdaient 3 % de pouvoir d’achat. -3 Américains (Bezos, Gates, Buffet) sont à eux trois plus riches que la moitié de la population Américaine. -Les registres des décès de la ville de Glasgow constatent une différence d’age de décès de 28 ans (!) entre les hommes du quartier le plus riche et les hommes du quartier le plus pauvre.
Vous citez les qualités de la vie et de l’économie dans des pays (Suède , Danemark) qui ont de très forts niveau de prélèvements. C’est exactement l’idée que j’exprimai plus haut . Merci d’abonder dans mon sens.
@sweach Sans compter que la hausse des dépenses de prime d’activité va être compensée par des restrictions ailleurs : moins d’écoles, moins d’hôpitaux, moins de maternité, etc. Ou plus de dette qui justifiera de futures coupes sombres. C’est comme pour la défiscalisation et l’absence de cotisations sur les heures sup. Cela créera du déficit sur le budget et les comptes de la sécu. Il faudra donc faire des économies ailleurs. Comme Macron ne fait des économies que sur les classes pauvres et moyennes, le mouvement des gilets jaunes n’a toujours strictement rien apporté à ces catégories. C’est du saupoudrage pour diviser.
La question de fond qui n’est malheureusement jamais posée dans cette histoire c’est celle de la répartition des richesses. Le programme de Macron c’est l’optimisation de la rémunération du capital. Sans croissance, cette optimisation se fait sur le dos de toutes les autres formes de rémunération et de redistribution. C’est le programme Macronien. Sous la pression, il l’adapte dans les apparences mais il n’en changera pas sur le fond. En résumé, c’est lui ou nous.