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  • Premier article le 22/02/2016
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Derniers commentaires



  • njama njama 11 juin 2024 16:47

    @ l’auteur, André Lafrenaie

    Toujours pour contextualiser...bien avant ww2

    QUAND LA HAINE DU COMMUNISME ALIMENTAIT L’ANTISÉMITISME

    En Ukraine, des pogroms dont l’Occident se lavait les mains
    par Jean-Jacques Marie, Le Monde Diplomatique, décembre 2019

    Le 21 janvier 2019, à Kiev, le vice-premier ministre et le ministre de la culture ont inauguré, devant le n° 2-4 de la rue qui porte son nom, un bas-relief représentant Simon Petlioura, commandant en chef, en 1918-1920, des troupes nationalistes ukrainiennes. Considéré par les autorités comme un héros national, Petlioura, déjà honoré par une statue inaugurée en octobre 2017 à Vinnytsia, au sud-ouest de Kiev, porte pourtant la responsabilité de pogroms dans lesquels périrent des dizaines de milliers de Juifs.

    Ces massacres ont eu lieu au cours de la guerre civile qui opposa principalement les bolcheviks aux armées « blanches » (contre-révolutionnaires) sur les terres de l’ancien empire tsariste. Aux yeux de ses ennemis, la révolution bolchevique était un complot juif ; par extension, derrière tout Juif se dissimulait un communiste. Au total, quelque 1 500 pogroms dévastèrent la Russie, la Biélorussie et surtout l’Ukraine (1), où ce stéréotype exprimait toute sa puissance dévastatrice, alors que la dislocation de l’empire russe avivait les aspirations à l’indépendance.

    Ces affrontements débridèrent un antisémitisme séculaire. Au milieu des tirs croisés, les pogroms firent en Ukraine cent mille morts et autant de blessés. Ils saccagèrent les demeures d’un demi-million de personnes, transformées en mendiants et en vagabonds. La majorité d’entre eux ressemblèrent à celui qui, les 15 et 16 février 1919, ravagea la bourgade de Proskourov (aujourd’hui Khmelnytsky). Selon le responsable du département d’aide aux victimes des pogroms de la Croix-Rouge russe en Ukraine, les soldats d’une unité de l’armée nationaliste de Petlioura « forçaient les portes des maisons, sortaient leur sabre et commençaient à tuer tous les Juifs qui leur tombaient sous la main, sans distinction d’âge ou de sexe. Ils tuaient les vieillards, les hommes, les femmes et les enfants. (…) Ceux qui étaient dans les caves étaient tués à la grenade (2) ». La veille, rapporte le journaliste Albert Londres, leur chef avait menacé les habitants par voie d’affichage : « J’engage la population à cesser ses manifestations anarchiques. J’attire là-dessus l’attention des youpins (3). »

    Bientôt, les pogroms gagnent Kiev.(...)
    lire l’article :
    https://www.monde-diplomatique.fr/2019/12/MARIE/61095



  • njama njama 11 juin 2024 16:29

    (Page 12) Dès 1905, Jabotinski écrivait : « Comme argument de propagande sioniste, l’antisémitisme, surtout « érigé en principe », est évidemment très commode et très utile. » [18] C’est précisément pour cette raison que, pendant la guerre civile, Jabotinski collabora avec Pétlioura. C’est pour cela que les sionistes ont siégé dans le gouvernement de Dénékine, du hetman Skoropadski, de Pétlioura, de Wrangel, ont formé des unités sionistes qui combattaient, les armes à la main, contre le pays des Soviets.

    « Je me souviens de l’arrivée de Jabotinski en Ukraine, dit un témoin oculaire de l’événement, Chaïm Davydovitch Okner, qui habite à présent Douchanbé. A Lamenetz-Podoski, il fut accueilli avec le pain et le sel par Pétlioura et Vinnitchenko. Ils savaient bien qu’ils pouvaient s’entendre. Jabotinski ne se préoccupait guère des Juifs pauvres dans l’assassinat desquels il avait joué un rôle qui n’était pas des moindres en aidant Pétlioura à organiser les pogroms. Il avait le même but qu’eux : détruire, noyer dans le sang le pouvoir des soviets, même au prix de centaines de milliers de vies juives. »

    [18] V. Jabotinski. Critique du sionisme, Odessa 1905, éd.russe.



  • njama njama 11 juin 2024 16:26

    @ l’auteur, André Lafrenaie

    Pour le contexte historique général, bien avant WW2, pour sortir du cliché simpliste antisémitisme vs nazisme, et, où l’on découvre que tous les pogroms n’étaient pas antisémites comme on nous les présente trop souvent  !... :

    L’anticommunisme, profession des sionistes écrit par N. Bolchakov et publié par Novosti en 1972
    En particulier, il nous explique que le sionisme est l’idéologie de la classe dominante juive et qu’il est donc forcément anticommuniste. Mais aussi, il dénonce les nombreuses compromissions du sionisme avec Hitler et les nazis. Ce petit livre est bourré de références prouvant ce qu’il raconte. au format PDF :

    http://mai68.org/spip/IMG/pdf/L-anticommunisme_profession_des_sionistes.pdf
    http://mai68.org/spip/spip.php?article4974

    (page 7 à 10) « On ne saurait fermer les yeux sur le fait que l’idéologie sioniste, pétrie de mysticisme judaïque, de vociférations nationalistes et conceptions racistes cherchant à prouver la suprématie de la « nation élue de Dieu » sur tous les autres peuples, relevée de démagogie sociale impudente, agit surtout sur des gens croyants, idéologiquement instables et politiquement inavertis. Les bonzes du sionisme font tout d’abord appel à l’émotion et non à la pensée, tablent sur l’ignorance de ceux qui ignorent le passé aussi bien que le présent du sionisme. Ils préfèrent aujourd’hui passer sous silence les raisons, le moment historique et les modalités de l’apparition du sionisme, pourquoi la corporation sioniste internationale a eu besoin de créer un « foyer national ». Or, le sionisme n’est apparu en tant que « mouvement de libération nationale du peuple juif » , comme le prétendent les sionistes, mais comme une entreprise capitaliste. »...

    On sait que le Trust colonial juif (T.C.J.) créé par l’Organisation sioniste mondiale en 1898* était, selon Nahum Sokolow, l’un des premiers théoriciens du sionisme, un instrument financier du mouvement sioniste dans la poursuite de l’objectif principal : le développement industriel et commercial de la Palestine et des pays voisins [9]. Il s’agissait donc d’une entreprise capitaliste. Son capital initial était d’environ deux millions de livres, somme considérable pour l’époque. Les colonialistes britanniques étaient intéressés au succès de l’entreprise. Dans le sionisme, ils voyaient un moyen de combattre le mouvement de libération nationale au Proche-Orient, une sorte de « corps de janissaires » pour la protection des frontières de l’empire britannique. Mais à l’époque déjà, les objectifs du sionisme dépassaient de loin la simple colonisation de la Palestine. Créer un « foyer national » . Peu importe où : puisqu’on envisageait l’organisation d’un « État juif » en Ouganda ou en Argentine. [10] Cela était nécessaire à la grande bourgeoisie juive, étroitement liée à l’impérialisme, surtout pour garder sous son influence les masses des travailleurs juifs. V. Jabotinski ne le cachait pas : « C’est avec un vif regret que je vais devoir décevoir le lecteur naïf qui a toujours cru que nous étions enfermés dans le ghetto par la mauvaise volonté du pape ou d’un quelconque Kurfürst [un prince]
    Bien sûr il nous a enfermés, mais seulement quand nous l’avions déjà fait nous-mêmes, depuis plusieurs siècles. Nous avons nous-mêmes, de notre plein gré, créé le ghetto. (Souligné par l’auteur). Ceci a duré jusqu’au moment où commença en Europe la marche victorieuse de la grande révolution industrielle. Pendant toute la première moitié du XIX° siècle, cette marche appliquait dans presque chaque État l’égalisation des classes, faisait éclater les collectivités fermées. Deux antiques « palissades » furent les plus éprouvées : celle qui entourait le village et celle qui encerclait le ghetto.
    C’est à ce moment que naquit et s’organisa avec une force surprenante un sionisme étatique actif. Les instruments artificiels du particularisme national ne pouvant plus tenir, il devient urgent de prendre en main le moyen naturel de particularisme : le territoire national. » [11]
    L’isolement des Juifs au sein de ghetto fut un moyen commode pour la bourgeoisie juive et les serviteurs du culte de tenir les Juifs pauvres, de s’enrichir à leur dépens. L’écroulement de la « palissade » encerclant le ghetto a eu pour résultat que dans les pays européens les travailleurs d’origine juive se sont mis à participer de plus en plus activement à la lutte de classe contre le capitalisme, aux mouvements révolutionnaires. Les détacher de ce combat, les enfermer dans un nouveau ghetto, spirituel cette fois-ci, telle fut la mission sociale confiée au sionisme par la bourgeoisie dont il était l’œuvre. Lénine écrivait en 1903 : « Est-il possible que l’on puisse invoquer le hasard pour expliquer que précisément les forces réactionnaires de toute l’Europe, et surtout de Russie, s’insurgent contre l’assimilation des Juifs et s’efforcent de perpétuer leur particularisme ? » [12]
    L’histoire de la Russie et de toute l’Europe fournit de nombreux exemples confirmant que la réaction était intéressée au succès du sionisme. (...) »



  • njama njama 8 juin 2024 13:15

    Les oubliés... "Vous ne devez rien dire à propos de cet incident, non seulement pendant toute la durée de la guerre, mais pour le reste de nos vies".

    La Libération (1) : Il ne s’est rien passé à Slapton Sands... (19)
    par morice
    samedi 31 juillet 2010
    « ... les alliés avaient bien répété le débarquement avant de le faire réellement, avec de gros moyens. Ça s’est passé sur une plage anglaise, et ça a tourné au fiasco complet, l’arrivée impromptu de vedettes rapides allemandes ayant provoqué un véritable massacre... »

    [...]

    Pour le troisième exercice, « Tiger », et son débarquement sur la plage prévue de Slapton Sands, la plus ressemblante d’Utah Beach, les responsables des armées avaient souhaité faire faire aux hommes et au matériel un long trajet en baie de Lyme, en passant le long du Dorset, pour simuler la durée de trajet de traversée de la Manche. Deux convois, partis séparément les 25 et 26 avril 1944 devaient se rejoindre, partis de Plymouth, Salacombe, Darmouth, Torquay et Brixham. L’ensemble réuni, avec les pontons remorqués s’appelle Force Utah : l’intention de faire "vrai’ était nette. L’idée de faire naviguer presqu’en rond les attaquants pendant une durée équivalente à la traversée permettrait de vérifier l’état de fatigue et la disponibilité des soldats au moment du débarquement : hélas, c’est ce tour en bateau qui allait être à l’origine du désastre. "Prenant place sur la côte Devonshire, l’exercice Tiger comprenait deux vagues successives en vertu des conditions de bataille futures. Le premier assaut sera un succès, et il devait être suivi le 28 avril par huit LST (Landing Ship Tanks) et deux pontons, sous escorte de deux navires de guerre de la Royal Navy". Les LST ne sont pas les barges du film de Spieberg (là ce sont des petites LCVP pour 36 hommes), ce sont de grands navires de 4000 tonnes, qui contenaient en effet jusqu’à 1000 hommes chacun au total et emportaient des camions et des chars (1)..
     
     
    En protection figure la corvette HMS Azalea (de la classe flower (2)) le destroyer HMS Scimitar ayant eu une collision avec un LST était déjà reparti à Plymouth. En pleine nuit, à 1 h du matin, le convoi va, hélas, croiser une patrouille de deux flotilles de Schnellboote (3), la N°5 et la N° 9, neuf vedettes au total, stationnée à Cherbourg sous le commandement du capitaine Rudolf Petersen. En quelques minutes, le sort des trop lents LST est réglé : le N°507 et le N°531 se retrouvent au fond avec tous leurs soldats, le premier touché par deux torptilles, le N°289 sérieusement endommagé : tout son avant a explosé, ses tôles repliées de façon assez monumentale. Il n’y eût que 290 survivants sur les 744 soldats et 282 marins du N°531. Sur le ST 507 il y eût 13 morts et 22 blessés. le plus lourd tribut revint à la 1st (Engineer Special) Brigade qui perdit ce jour-là 413 hommes et eût 16 blessés. Sur les 251 hommes du 3206th Quartermaster Service Company, 201 furent mis hors course, tués ou blessés. Au 557th Quartermaster Railhead Company, 69 pertes étaient à signaler. Ce fut un véritable massacre (4).
     
    Comme raisons, on invoquera le manque de suivi des préparatifs...
    En ce qui concerne notre pilote du Beaufighter RD-767, il avait bien vu les explosions, et son radar Mark VII avait bien détecté les vedettes rapides, mais les ordres qu’il avait reçu de ses supérieurs étaient « c’est un exercice, n’intervenez pas ». Descendu un peu plus bas pour vérifier ce que c’était, il s’aperçut avec son navigateur que c’étaient trois Schnellboote, qui lui tirèrent même dessus. Il répondit sans en référer à son contrôleur aérien par un tir de deux roquettes HE. Un second passage avec un seconde paire de roquettes fit exploser une des vedettes rapides. Les deux autres échappées, l’avion se pose, ravitaille vite fait et tente de les rattraper, toujours sans autorisation : direction Cherbourg d’où elles venaient. Retrouvées, le Beaufighter en endommagea une à nouveau à coups de roquette et de mitrailleuses. Revenu à sa base, et prêt à rédiger son rapport, il en fut totalement dissuadé par ses supérieurs : "Vous ne devez rien dire à propos de cet incident, non seulement pendant toute la durée de la guerre, mais pour le reste de nos vies".


    Le lendemain, la mer rejetait des centaines de corps sur la plage.
    [......]

    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-liberation-1-il-ne-s-est-rien-76996



  • njama njama 8 juin 2024 09:02

    La Libération (1) : Il ne s’est rien passé à Slapton Sands... (19)
    par morice
    samedi 31 juillet 2010
    « ... les alliés avaient bien répété le débarquement avant de le faire réellement, avec de gros moyens. Ça s’est passé sur une plage anglaise, et ça a tourné au fiasco complet, l’arrivée impromptu de vedettes rapides allemandes ayant provoqué un véritable massacre... »

    [...]

    Pour le troisième exercice, « Tiger », et son débarquement sur la plage prévue de Slapton Sands, la plus ressemblante d’Utah Beach, les responsables des armées avaient souhaité faire faire aux hommes et au matériel un long trajet en baie de Lyme, en passant le long du Dorset, pour simuler la durée de trajet de traversée de la Manche. Deux convois, partis séparément les 25 et 26 avril 1944 devaient se rejoindre, partis de Plymouth, Salacombe, Darmouth, Torquay et Brixham. L’ensemble réuni, avec les pontons remorqués s’appelle Force Utah : l’intention de faire "vrai’ était nette. L’idée de faire naviguer presqu’en rond les attaquants pendant une durée équivalente à la traversée permettrait de vérifier l’état de fatigue et la disponibilité des soldats au moment du débarquement : hélas, c’est ce tour en bateau qui allait être à l’origine du désastre. "Prenant place sur la côte Devonshire, l’exercice Tiger comprenait deux vagues successives en vertu des conditions de bataille futures. Le premier assaut sera un succès, et il devait être suivi le 28 avril par huit LST (Landing Ship Tanks) et deux pontons, sous escorte de deux navires de guerre de la Royal Navy". Les LST ne sont pas les barges du film de Spieberg (là ce sont des petites LCVP pour 36 hommes), ce sont de grands navires de 4000 tonnes, qui contenaient en effet jusqu’à 1000 hommes chacun au total et emportaient des camions et des chars (1)..
     
     
    En protection figure la corvette HMS Azalea (de la classe flower (2)) le destroyer HMS Scimitar ayant eu une collision avec un LST était déjà reparti à Plymouth. En pleine nuit, à 1 h du matin, le convoi va, hélas, croiser une patrouille de deux flotilles de Schnellboote (3), la N°5 et la N° 9, neuf vedettes au total, stationnée à Cherbourg sous le commandement du capitaine Rudolf Petersen. En quelques minutes, le sort des trop lents LST est réglé : le N°507 et le N°531 se retrouvent au fond avec tous leurs soldats, le premier touché par deux torptilles, le N°289 sérieusement endommagé : tout son avant a explosé, ses tôles repliées de façon assez monumentale. Il n’y eût que 290 survivants sur les 744 soldats et 282 marins du N°531. Sur le ST 507 il y eût 13 morts et 22 blessés. le plus lourd tribut revint à la 1st (Engineer Special) Brigade qui perdit ce jour-là 413 hommes et eût 16 blessés. Sur les 251 hommes du 3206th Quartermaster Service Company, 201 furent mis hors course, tués ou blessés. Au 557th Quartermaster Railhead Company, 69 pertes étaient à signaler. Ce fut un véritable massacre (4).
     
    Comme raisons, on invoquera le manque de suivi des préparatifs...
    En ce qui concerne notre pilote du Beaufighter RD-767, il avait bien vu les explosions, et son radar Mark VII avait bien détecté les vedettes rapides, mais les ordres qu’il avait reçu de ses supérieurs étaient « c’est un exercice, n’intervenez pas ». Descendu un peu plus bas pour vérifier ce que c’était, il s’aperçut avec son navigateur que c’étaient trois Schnellboote, qui lui tirèrent même dessus. Il répondit sans en référer à son contrôleur aérien par un tir de deux roquettes HE. Un second passage avec un seconde paire de roquettes fit exploser une des vedettes rapides. Les deux autres échappées, l’avion se pose, ravitaille vite fait et tente de les rattraper, toujours sans autorisation : direction Cherbourg d’où elles venaient. Retrouvées, le Beaufighter en endommagea une à nouveau à coups de roquette et de mitrailleuses. Revenu à sa base, et prêt à rédiger son rapport, il en fut totalement dissuadé par ses supérieurs : "Vous ne devez rien dire à propos de cet incident, non seulement pendant toute la durée de la guerre, mais pour le reste de nos vies".


    Le lendemain, la mer rejetait des centaines de corps sur la plage.
    [......]

    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-liberation-1-il-ne-s-est-rien-76996

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