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Nometon

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Je me (dé)bats contre tout ce qui me semble faux... les lieux communs, le prêt-à-penser, les dogmes, anciens, nouveaux, la bien-pensance, la peur aveugle et son cortège de chimères.

Pour utopie, la république universelle ; à faire et à discuter.

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  • Nometon Nometon 3 décembre 2009 15:06

    La fin du socialisme, ce serait un parti démocrate à l’américaine.

    Le salut du socialisme, ce sera d’affronter son décalage patent avec l’évolution de nos sociétés.

    Durant les vingt dernières années, l’élite du PS (moulée à l’ENA) a tranquillement migré vers une position de centre-gauche, voire de centre tout court, délaissant toute critique de l’économie capitaliste.. Or, durant cette même période, le capitalisme s’est considérablement durci :

    - chaque fois qu’une richesse est produite, une part de plus en plus plus importante va au capital, moins importante au salariat ; une tendance qui ne s’est jamais infléchie depuis 25 ans ;

    - d’un capitalisme industriel, on est passé à un capitalisme financier, si puissant qu’il échappe à la régulation des Etats ; si sûr de lui qu’il ne fait plus mine de cacher sa face la plus sombre ;

    - il n’y a même plus besoin de corrompre les officines publiques, elles sont, par les accointances de ceux qui les dirigent, partiales à la source ; le scandale de l’OMS et de l’industrie pharmaceutique n’en est que l’exemple le plus récent.

    Bref, face à un capitalisme décomplexé et souverain, la majorité des dirigeants du PS a durant deux décennies déconstruit tous les moyens de le combattre, ridiculisant ceux qui (j’en suis) dénoncent depuis longtemps l’injustice érigée en système.

    Le problème aujourd’hui, c’est qu’à force de perdre des parts dans le partage des richesses, les gens se sont bel et bien appauvris. On troque, on achète de l’occasion, on se débrouille comme on peut. Pendant ce temps, il y a encore des socialistes pour se demander pourquoi la population n’y croit plus... S’il n’y avait pas les élus locaux, les socialistes des villes et des régions, qui montrent quotidiennement un tout autre visage du parti, le PS serait en perdition.

    Et encore, on a réellement frôlé le pire : le blairisme, qu’a bien failli transposer en France Ségolène Royal ! (ouf...)

    La nouvelle direction manque encore de talents communicatifs, mais au moins, elle dessine un changement d’orientation politique. Décomplexée sur son flanc gauche, ce qu’incarne Benoît Hamon. Je lui souhaite bonne chance ! Après tant d’années perdues, la route sera longue, le combat et la reconnaissance, très difficiles.



  • Nometon Nometon 3 décembre 2009 14:27

    @ Samuel

    Les signes religieux ne sont pas des artifices de mode. Ils sont les produits d’églises puissantes, internationales, le plus souvent prosélytes et qui, partout où la laïcité fait défaut, dictent aux hommes -et bien plus aux femmes !- leur conduite.

    Sous couvert de foi religieuse, que ne justifie-t-on encore, de nos jours, même dans notre pays pourtant laïc et majoritairement athée ! Sous couvert de tolérance, combien d’entorses à l’égalité entre les femmes et les hommes ?

    Alors oui et même si cela vous choque. On a suffisamment tué, lapidé, pendu, torturé et incarcéré au nom de signes et de symboles religieux pour qu’une certaine immunité se soit développée en France, disons à tout le moins, une certaine prudence.



  • Nometon Nometon 3 décembre 2009 14:16

    L’athéisme est majoritaire en France.

    Les églises sont des organisations qui promeuvent la foi en général, et une foi en particulier. Aux Etats-unis, tout le monde respecte la religion des autres ; en revanche, l’athée convaincu est proprement vilipendé ! Même dans la vieille Europe, l’athéisme, à part quelques associations, se fait à l’heure actuelle peu entendre. Sur des questions éthiques, Sarkozy réunit les représentants des grandes églises... mais qui représente les athées ?

    Une laïcité juste, c’est une laïcité qui prend en compte toutes les facettes d’une société et non uniquement, un arbitre de pratiques religieuses. Dans le cas contraire, elle serait tout simplement dévoyée.



  • Nometon Nometon 3 décembre 2009 13:59

    « laissons donc CREVER la planète ! » « l’instant est GRAVE, tout simplement ! »
    Merci, Morice, pour avoir si justement illustré tout ce que dénonce l’auteur : une parole de dévot. Votre commentaire est à tout point de vue éloquent :

    Les caractères gras et les majuscules témoignent assez bien du ton.

    Pour les arguments, il n’y en a pas. On est dans l’invective absolue.

    En filigrane, on devine les mots « bien » et « mal ».

    Edifiant !



  • Nometon Nometon 3 décembre 2009 13:48

    « Fascisme » est un terme inadéquat. Je préfère lorsque l’auteur parle de « religion ». Car les dogmes sont effectivement légion en terre écologiste.

    On a pu voir récemment comment les verts ont défendu le GIEC. Ils le font envers et contre toute évidence, en véritables dévots. Ils le font quelquefois avec un cynisme éprouvé : le jeu en vaut la chandelle ; la « défense de la planète » vaut bien quelques mensonges. Ce choix n’est pas à l’honneur de leur combat. Il mène tout droit à l’obscurantisme. Ou aux travers de l’avant-gardisme : « les populations sont ignorantes ; elles ont besoin de messages simples et puissants que seule peut produire une avant-garde éclairée ». En instrumentalisant la science et en propageant la peur, les écolos sont en train de commettre une erreur historique. Peut-être, pourtant, ne faut-il pas désespérer. Là comme ailleurs, c’est surtout l’intelligence qui fait le plus défaut à la politique.

    Concernant l’action de Greenpeace à l’assemblée, je suis entièrement d’accord avec l’auteur. Greenpeace est un mouvement hautement contestable. L’origine de ses subsides entache la probité de ses actions et détermine les cibles que l’association se choisit. Comment un écologiste sincère peut-il accorder le moindre crédit à cette organisation, quand bien même elle conforterait son combat et ses convictions ? Une fois encore, plutôt que de verser dans ce qui ressemble de plus en plus à une foi manichéenne, les verts devraient s’employer à balayer devant leur porte.

    Une dernière remarque (qui vaut d’ailleurs pour ce qu’est véritablement Greenpeace : un lobby subventionné par l’argent de multinationales) : la source du problème est l’accumulation abusive des richesses et des énergies par de grands groupes privés, leurs administrateurs et leurs cadres dirigeants. Soyons honnête : le mouvement écologiste s’est montré capable de dénoncer ce qui relève d’un pillage systématique. Mais par opportunisme, il est également capable de se rallier. Le capitalisme vert, le marché du carbone (absolument inique !), l’ultra-individualisation des gestes écologiques (qui permet de ne pas s’attaquer au coeur du système) et en France, la critique très timorée de la présidence Sarkozy (le nouveau « sauveur » de la planète) sont autant d’épines qui poussent sur le rameau des verts. Europe-écologie réunit à ce titre des voix très discordantes.

    Personnellement, je crains que les verts ne dérivent lentement mais sûrement vers une pratique du pouvoir digne du Prince de Machiavel. L’europe étant très majoritairement conservatrice, « l’urgence » disqualifie l’alternance politique. Alors, on y va des « chartes », des conférences et des Grenelle de l’Environnement. On s’adapte à l’environnement des droites.

    Bien entendu, les militants verts les plus sincères ne sont pas sur cette ligne. Mais ils ne semblent pas encore avoir perçu les dangers et la portée de cette realpolitk que leurs dirigeants mettent en oeuvre. Espérons qu’ils se réveillent !

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