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Nometon

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Je me (dé)bats contre tout ce qui me semble faux... les lieux communs, le prêt-à-penser, les dogmes, anciens, nouveaux, la bien-pensance, la peur aveugle et son cortège de chimères.

Pour utopie, la république universelle ; à faire et à discuter.

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  • Nometon Nometon 14 octobre 2009 09:29

    Fous, oui !

    Le relativisme est calamiteux dans toutes les affaires d’agression sexuelle sur enfant, car il remet en cause l’inacceptabilité de la transgression, dans l’esprit de l’agresseur comme de sa victime.

    Or cette transgression est inacceptable.

    J’ai 41 ans, je suis un militant de gauche, athée, défenseur de la laïcité et de toutes les libertés sexuelles entre adultes consentants. Mais je me méfie toujours de la pensée issue des années 70 sur ces sujets-là : cette « tolérance » et ce « relativisme » soit disant libertaire qui permettait, en réalité, de justifier une relation dominant/dominé et ni plus ni moins que des viols sur enfants.

    Je me sens très à ma place dans ma génération, celle des Hamon et des Montebourg, qui dénonce sans arrière-pensée des pratiques inacceptables. Des pratiques ainsi que leur apologie quelle qu’en soit la forme.

    Ce que ClaraB a rappelé, c’est que la défense des droits de l’enfant est une lutte difficile, de tous les jours, face à laquelle se dresse des intérêts économiques puissants et la perversité des prédateurs, lesquels n’hésitent à couvrir leurs méfaits sous une bannière de liberté.



  • Nometon Nometon 13 octobre 2009 23:04

    Pour que chacun puisse se faire son idée, le film est là, dans son intégralité.
    Mon copain Rachid



  • Nometon Nometon 13 octobre 2009 22:58

    @ Franck 2010
    Voici ce que Polanski en disait lui-même :
    « Si j’avais assassiné quelqu’un, ça n’intéresserait pas tellement la presse. Mais il s’agit de copuler, voyez-vous, et avec de très jeunes filles. Les juges rêvent de copuler avec de très jeunes filles. Les jurys rêvent de copuler avec de très jeunes filles. Tout le monde rêve de copuler avec de très jeunes filles ».

    Quelle vision de l’homme ! Du désir. De la sexualité ! On est là, d’un point de vue intellectuel, artistique et sociétal, aux environs de l’âge des premiers hominidés (ceux dont le cerveau avoisinait les 600 grammes).

    Il faut arrêter avec l’hypocrisie !

    Droguer et violer une fille de 13 ans quand on en a soi-même plus de 40, c’est un crime qui doit être jugé et puni. C’est tout. Mais c’est essentiel. Ainsi que l’évoque Anne Cuneo dans l’article qu’elle a publié au sujet de l’affaire Polanski, l’imprescriptibilité des crimes sexuels est une victoire (là où elle existe).

    Ce qui me sidère en l’occurrence, c’est l’idée qu’on puisse excuser le comportement d’un homme qui n’a jamais cessé de justifier son acte, de le relativiser, de l’expliquer, d’acheter le silence de sa victime, de fuir la justice, etc. Bref, d’un homme qui n’a jamais, selon toute apparence, compris la gravité de ce qu’il a commis. C’est un comportement très fréquent chez les agresseurs sexuels : c’est la faute de la fille, c’est la faute de la société, c’est la faute des autres, c’est la faute des moralisateurs, c’est la faute de tout le monde sauf d’eux-mêmes. Leur faute n’existe pas à leurs yeux. Et l’odieux est atteint quand il y a inversion de la charge, quand ils se présentent en victime.

    Cette façon de déformer la vérité, de la retourner et de salir une seconde fois ses victimes en achetant à bon compte un vêtement d’honorabilité, cela porte un nom : la perversion.

    « Une erreur, peut-être. Un crime, non. Une faute, même pas. »



  • Nometon Nometon 13 octobre 2009 17:52

    Chère Florence M.

    Nous sommes ici nombreux, et pas qu’ici (il suffit d’en parler autour de soi) à avoir été choqués, indignés, révulsés par les affaires Polanski-Frédéric Mitterrand. Et plus encore lorsque des éditorialistes, des artistes (hélas !) et le gouvernement se sont portés au secours de ces grandes gens, cette nouvelle aristocratie des projecteurs et de l’argent.

    La colère et la désespérance que vous avez, si justement, su exprimer, nous la partageons, nous la vivons, nous la ressentons aussi. Dans tout le pays, sauf dans ses journaux et les communiqués de son gouvernement, l’indignation est totale.

    Pour ma part, cette colère ne peut en rester là. Je la garde, intacte. Je la garde pour me battre contre ces « grandes gens », contre leurs mensonges, contre leur perversité délirante.
    Car le message qu’envoie cette affaire, non résolue, à tous les prédateurs est aussi simple qu’inquiétant : soyez puissant et connu, disposez d’un carnet d’adresses, du soutien de la cour et des courtisans, et tout vous est permis. Même le sordide ? Oui, même le sordide.

    Il ne s’agit plus d’indignité. il s’agit d’un pouvoir cru pour qui le mot « vertu » n’a plus aucun sens. Il s’agit d’une inversion des valeurs et les pires, la bassesse, l’hypocrisie et la prédation des plus faibles (des enfants) ont aujourd’hui les honneurs de la République.

    Gardez votre colère. Gardez votre capacité d’indignation. Nous en avons et en aurons tous besoin encore.



  • Nometon Nometon 13 octobre 2009 15:55

    @ Lokerino

    Imhotep a tout dit dans sa réponse à vos propos (avec talent).
    Je rajoute ceci.
    Vous qualifiez de « déversement de bassesse » la colère et le désespoir de républicains, de parents que l’impunité et l’ignominie de quelques prédateurs indignent.
    Vous fustigez Hamon, « défenseur d’une certaine morale » et vous confondez allègrement tolérance et générosité avec lâcheté et laissez-faire.

    En somme, vous inversez la charge.
    C’est le mode de défense de tous les criminels brillants : 1) faire croire que tout le monde partage, plus ou moins secrètement, leurs motivations (Polansky ne s’est pas gêné de dire que tous les hommes rêvaient de se taper des jeunes filles) 2) salir les voix qui s’élèvent pour demander simple justice et simple dignité.

    Vous êtes un tout petit homme.

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