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Nometon

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Je me (dé)bats contre tout ce qui me semble faux... les lieux communs, le prêt-à-penser, les dogmes, anciens, nouveaux, la bien-pensance, la peur aveugle et son cortège de chimères.

Pour utopie, la république universelle ; à faire et à discuter.

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  • Nometon Nometon 21 octobre 2009 10:26

    Je suis parfaitement d’accord avec Diki.

    Nombreux sont ceux qui font mine d’ignorer le nationalisme turc sous prétexte d’avoir l’esprit large. L’enfer est pavé de ce genre de bonnes intentions.

    Si la Turquie avait reconnu le crime de masse qu’elle a commis lors du génocide des Arméniens, génocide et déportation qui sont à l’origine de son régime actuel, le nationalisme turc ne se porterait pas aujourd’hui aussi bien. La question ne se résume pas à un enjeu mémoriel ou à un symbole. Le nationalisme et les tentations hégémoniques de la Turquie demeurent malheureusement très vivaces.

    Lorsque la vérité est amère, il est bien plus confortable de cultiver l’oubli et de fermer les yeux. Parlez-en aux autruches.



  • Nometon Nometon 16 octobre 2009 14:42

    Vous écrivez : "la polémique autour de Frédéric Mitterrand est symptomatique de l’importance des mots (...). (...) au cœur des échanges, il y a la confusion entre homosexualité et pédophilie."

    C’est essentiellement faux. L’immense majorité des détracteurs de Frédéric Mitterrand ont parlé de tourisme sexuel et de protection de l’enfance (notamment après sa défense de Polanski). Il n’y a pas eu d’amalgame autre que celui que Frédéric Mitterrand a créé lui-même en invoquant, pour pathétique défense, une prétendue attaque de son homosexualité.

    Je vous invite à lire l’article de Didier Lestrade, fondateur d’Act-Up, sur ce sujet. A bien des titres, son intervention est éclairante sur les ambiguités que Frédéric Mitterrand a créées et entretenues, dans son seul et unique intérêt. Tout aussi éclairante sur les soutiens qu’il a indument reçus au cours de cette affaire, et pour de mauvaises raisons.



  • Nometon Nometon 16 octobre 2009 14:13

    On a eu souvent l’impression qu’il y a une différence générationnelle dans la réaction des politiques et consort, à ces deux affaires.

    Là où les soixantenaires (l’essentiel de la classe politique à son sommet) excusent bien vite les propos et agissements de Polanski & Frédéric Mitterrand, taisant (comme vous le soulignez) les souffrances faites aux enfants victimes de viols, les quarantenaires (Hamon, Montebourg...) se sont indignés et ont demandé justice.



  • Nometon Nometon 16 octobre 2009 13:14

    L’auteur de cet article documenté et intelligent souligne l’importance des intérêts cachés (locaux ou lointains) dans la diplomatie du Caucase.

    C’est un jeu complexe, comme l’est l’histoire de la région. C’est plutôt la géographie (passage naturel entre l’Occident et l’Orient et entre deux mers) qui explique les coupables silences des grandes capitales, Londres et Washington D.C. en tête, sur le passé le plus noir et le plus terrible de la Turquie.

    Pour ce qui est de la diaspora arménienne, sa principale demande est la reconnaissance par la Turquie du génocide des Arméniens perpétré en 1915. Le premier génocide du XXe siècle où furent employés des moyens moderne de mort et au terme duquel, 1,5 million d’arméniens ont péri. Femmes, enfants, vieillards, aussi bien que leurs hommes. Ce génocide qui inspira Hitler dans les années 30 et le conforta dans l’ignominie de son projet (« Qui se souvient des Arméniens ? »).

    En France et dans d’autres pays, la négation du génocide des Arméniens est punie par la loi. Les négationnismes se nourrissent entre eux. Le législateur a parfaitement compris qu’il y avait une cause commune avec la Shoah : le but des négationnistes est de conduire jusqu’à un terme sordide la logique du génocide, c’est-à-dire, après avoir « effacé » un peuple, effacer la réalité historique de son existence et de son extermination tragique . Le faire disparaître totalement. Le négationnisme est la perpétuation du génocide. Il procède de la même finalité.

    La Turquie moderne continue pourtant de professer et de soutenir, finances à l’appui, les thèses négationnistes (que l’on imagine l’Allemagne d’aujourd’hui faire de même ! Odieux et impossible, heureusement ! Hélas pas en Turquie). On a même vu ici des négationnistes avérés ne pas craindre de déverser leurs litanies insupportables.

    Il est évident que l’amélioration des relations entre l’Arménie actuelle (ancienne République soviétique d’Arménie) et la Turquie ne peut être que profitable aux deux peuples.
    Mais la reconnaissance du génocide des Arméniens ne pourra jamais être un point de « détail ». C’est une condition indispensable et incontournable de la marche de la Turquie vers un Etat de droit.

    Espérons que le chemin ne soit pas encore long.



  • Nometon Nometon 15 octobre 2009 20:52

    @ Léon :
    Vous n’avez rien contre une réouverture de l’enquête... mais la ligne suivante, vous expliquez pourquoi cette réouverture ne doit pas avoir lieu (elle est inutile, toute critique est bidon, la thèse officielle est parfaite, indépendante et donc, irréfutable).

    Léon, la dialectique et la confrontation des idées ne sont pas des cas d’école. C’est la condition qui a permis à notre civilisation de devenir ce qu’elle est aujourd’hui.

    La résolution de cette question est facile : réouverture de l’enquête, la thèse officielle démontre une fois pour toute sa véracité (ou non...), fermeture de l’enquête, publication des conclusions. Fin.

    Ce que je constate, c’est que malgré vos dénégations, c’est bien cela que vous contestez : qu’une nouvelle enquête soit ouverte. C’est aussi la position des autorités américaines.

    A ce propos, je n’inverse rien quand j’emploie l’image de l’Eglise de la Renaissance.

    A cette époque comme aujourd’hui, les « Léon » étaient du côté de l’autorité légitime et opposés, de façon aussi hargneuse que violente à toute contradiction. La différence, c’est qu’à cette époque, je ne doute pas qu’ils auraient crié, en parlant des « soucoupistes » : « quon les brûle ! »

    Au moins en avons-nous fini avec ce temps-là.

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