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Nometon

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Je me (dé)bats contre tout ce qui me semble faux... les lieux communs, le prêt-à-penser, les dogmes, anciens, nouveaux, la bien-pensance, la peur aveugle et son cortège de chimères.

Pour utopie, la république universelle ; à faire et à discuter.

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Derniers commentaires



  • Nometon Nometon 4 novembre 2009 21:46

    Il y a bien des vérités dans cet article...

    Les commentaires à chaud de militants verts ou écolos traduisent un certain trouble. Comme ailleurs, la base militante est faite de convictions, alors que les Etats-majors suivent des stratégies et des idées beaucoup plus triviales. A Europe Ecologie comme ailleurs, les plus convaincus défendent sans sourciller, sans lucidité, les choix très contestables des plus opportunistes.
    Dommage.

    Pour les Régionales qui viennent, Europe Ecologie a fait un choix dangereux : compter ses voix afin de peser plus lourd dans la balance dans de prochaines négociations avec le PS et le PC. Ce choix est aussi une prise de risque : la division de la gauche conforte une droite qui n’a jamais été aussi soudée, aussi réunie, aussi forte. A cause de ce choix, plusieurs régions pourraient finalement basculer chez les édiles de Sarkozy.
    Triste.

    D’aucuns diront que c’est cela, la politique. Savoir faire passer son intérêt propre devant un intérêt plus vaste. Et c’est trop souvent vrai. Mais dans ce cas, que les verts cessent de prétendre qu’ils font de la politique autrement.
    La ficelle est trop grosse. Et la soupe trop amère pour tous leurs alliés.



  • Nometon Nometon 27 octobre 2009 15:58

    Et pourquoi ces millions d’européens (donc espagnols, italiens, allemands, portugais... ) connaîtraient-ils mieux l’anglais que la langue du pays où ils demeurent et travaillent, donc s’ils vivent en France, le français ?

    Raisonnement absurde qui n’est que le paravent d’un truisme. Car en réalité, un étranger ne parle pas forcément et systématiquement anglais. Globish, peut-être, mais les indications médicales d’un carnet de santé, c’est au-delà des 200 vocables du globish.

    Par ailleurs, voyagez dans les pays anglosaxons et vous verrez avec quelle pugnacité ils poussent les migrants à suivre des cours d’anglais et à devenir bilingues. Curieux non, que là-bas la vivacité de la langue maternelle soit si bien considérée alors qu’ici, on la tienne pour un combat d’arrière-garde. Mais la caste des July, BHL et Sarkosy est passée par là...



  • Nometon Nometon 27 octobre 2009 15:29

    Un très bon article qui lance un pavé dans la mare.

    Faut-il être stupide pour ne pas comprendre que la langue est le premier support d’une pensée. Sa couche profonde.

    Il règne aujourd’hui une atmosphère d’abandon qui touche y compris l’usage du français. A beaucoup de gens, il paraît plus snob, plus « hype », plus moderne de baragouiner l’anglais abâtardi des cabinets de conseil, l’anglais du commerce, comme en d’autres temps, les clercs mâchaient un mauvais latin d’église.

    Le français est la langue de la République. Une langue d’émancipation. Une langue mesurée et précise. Il n’est pas du tout anodin que nos élites l’abandonnent, sciemment, volontairement. Il suffit d’entendre parler ministres et le pseudo-Président de la République pour deviner toute la considération qu’ils lui portent. Il n’est pas anodin que dans les écoles, collèges, lycées, le choix des langues étrangères (allemand, espagnol, italien) disparaisse au profit d’une langue unique : l’anglais, ou plutôt, le « globish ».

    Bravo pour cet article et tant pis pour ses détracteurs !
    Le monde qui vient n’est pas celui d’hier, des années 80-90, du dollar et de CNN.
    Dès à présent, l’intelligence serait de former des professeurs de chinois, de russe, de japonais, d’espagnol pour les langues étrangères.

    Mais l’anglais ? Il faut être sacrément passéiste et complexé pour soutenir son usage exclusif. Cet anglais-là ne sert les intérêts que des multinationales. Pas étonnant qu’il plaise aux bataillons de petits chefs qui avec lui, trouvent à peu de frais une moyen de distinguer dans la troupe le bon grain de l’ivraie. L’anglais, langue des officiers, en somme.

    Asp Explorer pense que c’est un non-sujet.
    Asp Explorer est, preuve en est faite, une autruche.



  • Nometon Nometon 26 octobre 2009 13:09

    Rassurez-vous !

    Ce film est déjà dépassé.
    1) les multinationales ont parfaitement compris que l’écologie fait vendre.
    2) les gouvernements ont parfaitement compris que l’écologie permet de faire « passer » de nouvelles taxes et autres mesures impopulaires
    3) les leaders des mouvements politiques écologistes ont parfaitement compris que le temps était venu de leur arrivée au pouvoir.

    Combinez 1, 2 et 3 et vous verrez très bientôt apparaître la forme adulte de l’écologie politique : un habile compromis entre l’argent, le pouvoir et ce qui est en train de devenir une religion moderne. Le capitalisme n’a absolument rien à craindre de cette écologie-là. C’est lui qui est en train de la recycler : Nicolas Hulot en est le parfait exemple !

    Surtout, ne croyez-pas que les capitalistes craignent les prêches sur la fin du monde ! Le capitalisme a progressé dans un monde anglosaxon où la religion dominante utilise sans arrêt l’image de l’Apocalypse, car elle a un formidable intérêt pour lui : elle diffuse la peur et empêche toute argumentation rationnelle. Elle empêche de penser ! L’apocalyse ? La capitalisme adore ! Il en redemande ! Et voici que l’écologie renouvelle le genre : elle invente « l’Apocalypse 2.0 » ! Celle que tout le monde peut véhiculer et reprendre à son compte en pensant « faire bien ». Regardez donc la conclusion de votre article.

    Bienvenue dans le futur : l’éco-capitalisme. C’est là que nous allons tout droit.



  • Nometon Nometon 26 octobre 2009 12:42

    Parfaitement d’accord avec l’auteur.

    L’écologie politique est à un virage très dangereux de son évolution.
    Et ce qu’elle montre aujourd’hui est très inquiétant. Elle privilégie systématiquement l’émotion médiatique et la culpabilisation, tout en s’affirmant avant-gardiste et inspirée.

    Il s’agit en fait d’un discours de type religieux : l’écologie devient une « vérité supérieure et totale » (qui s’applique à tous les pans de la société). Cette vérité supérieure permet à ses promoteurs de refonder le système de valeur de tous les comportements humains, des plus intimes (le choix des couche-culottes) aux plus généraux (le choix pour trente ans de l’énergie collective). Et la culpabilisation, sans cesse utilisée, est l’arme morale de ce qui est devenu un véritable prêche.

    Du coup, il est très révélateur d’aller regarder l’origine des fonds que reçoivent les associations mondiales de type Greenpeace. Je vais encore plus loin que l’auteur. On a dépassé l’ère des Tartuffe ! Nous assistons à la naissance d’un véritable pouvoir à tendance totalisante, qui ne craint pas d’invoquer une forme moderne d’apocalypse pour sidérer toute contradiction. Conséquence : toute pensée non « écologique » devient condamnable par avance. Le pire, c’est que cette dérive fait courir un danger aux meilleures idées de l’écologie.

    A mes yeux, le mieux que l’on puisse souhaiter à la pensée écologique, c’est qu’elle cesse d’être labélisée, « marquée » politiquement, brevetée en somme. Qu’elle se libère de cette petite caste opportunistes qui en fait aujourd’hui son gagne-pain.

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