« L’homme s’est mis à marcher quand elle est passée devant lui. Elle a alors accéléré́ le pas, en osant un coup d’œil par-dessus son épaule. Il était trapu, le crâne rasé, la peau sombre, vêtu d’un blouson noir. Il marchait derrière elle, les mains dans les poches. Elle avait vu ses yeux. Ses yeux qui l’avaient regardée.
Malgré tout ce qu’on lui avait appris, la confiance en soi, l’auto-défense, les beaux discours de bienveillance envers les inconnus, le rejet des préjugés... la peur, cette peur honteuse était là, marchait sur ses pas. Il lui semblait même que l’homme venait de dire quelque chose. Elle s’entendit essayer d’articuler ce qui ressemblait à un non. Paralysée par la peur, la proie n’a pas la force de se retourner, de faire un scandale, de tenter d’effrayer son prédateur. Elle continuait à marcher. Comme face à un molosse qu’on devine dangereux, elle s’efforçait de ne pas montrer sa terreur, pour ne pas l’encourager. Pour l’instant rien ne s’était encore passé. Elle avait des amis, des projets. Sa vie d’étudiante suivait son cours. Mais il allait se passer quelque chose, au fond d’elle, la fille le savait. Quelque chose qui détruirait son passé, son avenir, et qui l’éloignerait à jamais de l’insouciance. (...)
L’étudiante a pressé le pas. Lui aussi. Le bruit des pas, tout proche. Nouveau coup d’œil. Il était là. Ses mains n’étaient plus dans ses poches. Devant elle, l’escalier qui menait au parking. Sa voiture. À quelques mètres du salut, la peur qu’elle s’interdisait d’avoir la rattrape soudain : elle est saisie par des bras puissants, soulevée, violemment jetée du haut de l’escalier. Une chute de dix mètres qui lui brise la colonne vertébrale. Le souffle coupé, meurtrie de multiples fractures, la jeune femme agonise. Elle ne peut plus bouger, tétanisée par la souffrance. C’est grave. Horriblement douloureux. Pourquoi ? Pourquoi a-t-il fait ça ? Va-t-elle mourir ? Ce n’est pas terminé.
Comme dans ses pires cauchemars, elle ne peut plus fuir, pas même bouger. Son cerveau ordonne, le corps ne répond pas. Ce n’est plus son corps. C’est déjà celui de ce prédateur qui le traiîne à l’abri d’un bosquet pour s’en repaiître. Il la frappe. Lui sourit. La frappe. Pourquoi ? Elle supplie. Pourquoi ?
Il n’y a pas d’explications. Bien au-delà de la douleur physique, quelque chose s’est brisé en elle. Une scission intérieure entre ce corps cassé, cette horrible réalité et son âme qu’elle vient de perdre, oubliant tout, jusqu’à ce qui devait être son existence normale. Mais on ne peut s’abstraire de la douleur, de ce corps étranger, de sa force, de son odeur, de ses paroles odieuses, de ses coups. Elle veut fuir, elle ne peut pas. Il prend son temps. Il lui lèche le visage, lui mord la joue, lui parle d’amour. La frappe. Elle ne comprend pas. Il arrache ses vêtements, la torture, la viole à plusieurs reprises, variant les plaisirs, de toutes les façons possibles. Elle veut s’évanouir. Elle ne s’évanouit pas. Il y a du sang. Elle crie. Il la frappe encore. La fait taire. Lui écrase sa grosse main sur la bouche, jusqu’à lui briser la mâchoire. Elle avale son sang. La souffrance est telle qu’elle donnerait tout pour s’évanouir. Elle voudrait mourir. Elle ne s’évanouit pas. Elle ne meurt que dans sa tête.
« Il l’a manipulée dans tous les sens au point qu’elle voyait ses jambes passer derrière elle. C’est une véritable horreur. Il ne pouvait pas ignorer son état », a expliqué un neurochirurgien au procès. Pour le spécialiste, la douleur de la jeune femme fut extrême, permanente. Lui, le prédateur, ça ne l’a pas freiné, les suppliques. Au contraire, ça lui a donné du cœur à l’ouvrage. Il a choisi de nier l’âme de cette femme, de cette chose qui n’existe que pour le satisfaire. Il prend son temps. Recommence. Encore et encore. Le calvaire va durer des heures. Toute la nuit. Les viols, les coups. Les mots, la torture. (...)
Celui qui vient de prendre son existence se nomme Zakaria (Kaled Abdallah Djaha, Comorien). Il a déjà été condamné pour agression sexuelle. Pendant qu’il est interpellé par les policiers, les chirurgiens de Besançon parviennent à sauver les membres supérieurs de sa victime. Ils ne peuvent rien faire pour ses jambes. Pauline passera le reste de ses jours dans un fauteuil roulant, dépendante de soins lourds, sans parler des dégâts psychologiques, qu’aucune thérapie ne pourra jamais effacer.
Les faits se sont déroulés en octobre 2004. Zakaria (Kaled Abdallah Djaha, Comorien) a été condamné une première fois, puis a fait appel. Pour sa défense, l’homme prétend qu’il n’a pas pris conscience de la gravité des blessures de la jeune femme pendant qu’il la violait. « Mon client n’a jamais eu la volonté de commettre des actes de torture et de barbarie lorsqu’il violait la victime », a expliqué son avocat. Pas le mauvais gars, ce Zakaria (Kaled Abdallah Djaha, Comorien). L’agresseur que tout le monde rêverait d’avoir. Le violeur idéal. Consciencieux, compréhensif, prévenant. On s’étonne presque qu’il soit condamné à nouveau.
Et surprise, la cour de cassation casse ce jugement, pour vice de forme. On pousse à nouveau Pauline dans l’escalier. La justice la replonge dans sa nuit infernale.
Zakaria (Kaled Abdallah Djaha, Comorien) a une nouvelle fois été jugé en 2010, après six ans d’attente pour la malheureuse paraplégique. Zakaria (Kaled Abdallah Djaha, Comorien) s’est de nouveau défendu, a de nouveau été condamné, à la prison à perpétuité avec 22 ans de sureté. Un verdict réservé aux assassins. Et c’est bien ce qu’il est. Pauline a obtenu le huis clos. Elle a obtenu de ne pas croiser le regard de son bourreau. Hantée par ses souvenirs, elle a demandé à son avocat de simplement dire aux jurés combien Zakaria (Kaled Abdallah Djaha, Comorien) avait « bousillé sa vie ».
Putain, que des religions d’amour et de paix. Vivement la fin du monde. Tiens, tu vois que le caillou prêt à frôler la Terre en fait ne la frôlait pas mais la percutait….
Fin de tout. Bien fait pour les faux-culs, les faux-derches, de ceux qui te surinent en doucedé, qui te sourient en t’enfonçant la lame. J’espère que ton dieu vengeur aura la main lourde. Rien que pour sa Justice, j’espèrerais qu’il exista.
Merci encore pour votre dernière livraison. Quelle documentation !!!. Que de hurlements de chacals vous déclenchez un fois de plus.
Un mot encore. Il semblerait que l’aviation israélienne ait bombardé son voisin syrien. C’est pratiquement le silence radio de partout, ici aussi comme ailleurs.
Comment se fait-il, si cela n’est pas de l’intox, qu’un ou plusieurs avions aient pénétré l’espace aérien sans se faire repérer et détruire comme le Phantom turc ?
Pourriez-vous nous faire un article sur ce fait en correspondance avec Osirac, l’intervention précédente sur la Syrie et le projet sur l’Iran ?