Je n’ai pas regardé jusqu’à la fin. Effectivement, pour la journaliste, le Président a dit qu’elle était importante en Occident, mais pas chez elle. Implicitement donc, il n’avait pas besoin de l’assassiner.
Le « fauxculisme » de H. Védrine, qui refuse obstinément de reconnaître que la France est impliquée dans la déstabilisation de la Syrie, c’était du grand art.
Pour émouvoir les « baudets et autres zèbres », on inevente « les haines et les guerres tribales qui durent depuis la nuit des temps avant l’arrivée des colons européens qui, eux, ne font que limiter les dégâts en s’interposant entre les belligérants tribaux ». Il y a « les couveuses », le « massacre son propre peuple » par le « dictateur ». Or au fond, la raison ultime, c’est le pillage, la soumission des uns aux autres. c’est le vol, qu’on nomme « les intérêts »
Le fond de l’article, comme toujours, ne t’intéresse absolument pas.
Le colon leur a appris à parler sa langue, les a éduqués pour en faire de parfaits représentants du néocolonialisme dans leurs pays. Ce n’était pas suffisant, alors il fit d’eux - du moins certains - les nationaux des néocolonialistes. C’est là le génie de l’impérialisme : il a toujours au moins un temps d’avance.
1 - l’exploitation brute n’a aucune chance de perdurer sans se terminer en conflit racial /ethnique.
2- l’éducation étant la meilleure façon de transmettre tout et n’importe quoi - meme et surtout le syndrome de Stockholm /du Mamelouk -, le colon pense à l’après colonialisme brut et direct. Il crée des écoles pour formater les futurs néocolonisés chargés demain de prendre le pouvoir. Cependant, il existe des « ratés » : Ben Barka, Lumumba, Sankara Biko, Ruben Um Nyobè, Laurent Gbagbo, Bachar Al Assad, etc.. sans MLK, partisan du clonage de ses semblabes - mais dans l’ensemble, cette éducation marche. Elle marche d’autant plus que les néocolonies ont une peur bleue de transmettre leur propre version de leur histoire quand ils ne la contestent tout simplement pas pour ne pas s’attirer les foudres des néocolons .
3 - l’accession au pouvoir des néocolonies éduquées par les colons, ça marche ou ça casse. Mais l’imagination de l’impérialisme étant très féconde, il s’adapte aux nouveaux défis se présentant à lui.
« Dictateurs », « massacre son propre peuple », etc deviennent des éléments de langage pour lui contre ceux qui, dans les néocolonies, contestent ses prétentions imperialistes...