Daniel a évidemment raison : les raisons de l’échec de Sarkozy en 2012 - comme celles de sa victoire écrasante en 2007 - sont à chercher dans son ambition de phagocyter tout ou partie du programme du Front national et de son discours, mais surtout sans le mettre en application. Ceci expliquant l’une et l’autre.
Les analystes de pacotille, politologues stipendiés et autres experts autoproclamés qui soutiennent le contraire, soit que ce serait son manque de positionnement centriste qui aurait causé sa perte, outre que cette explication est incapable de rendre compte de la réalité de 2007, s’explique essentiellement par un déni du réel, précisément, saisi d’effroi qu’ils sont à l’idée d’être mis face une France et un peuple français qu’ils ne comprennent plus, et qu’en vérité ils n’ont jamais voulu comprendre.
C’est pour cela que plus dur sera leur chute, et qu’il risque d’être balayé tôt ou tard. Ils commencent à s’en douter, c’est pour cela aussi qu’ils tentent de remettre en branle et de réactiver la diabolisation qui a si bien fonctionné au cours des années 80/90.
Le drame qui se joue est que le Front national a un programme qui, s’il veut être efficient et donc crédible, doit obligatoirement se mettre en pratique à l’échelon national et gouvernemental. Tant sur les questions de l’Union européenne et de l’euro - fondamentales - donc de la souveraineté, du libre-échange et du protectionnisme qui leur sont induit ; sur les questions de politique étrangère, fondamentale là encore, où Chauprade explique bien en quoi, tout à fait malicieusement pour qui connait l’histoire, les dirigeants du Front sont les plus dignes héritiers de l’authentique posture gaulliste.
Le Front dispose en effet d’un programme cohérent, clairement et radicalement en rupture avec ceux qui ont été proposés - et mis en application - depuis exactement trois décennies, et le tournant de la rigueur socialo-mitterrandien, en réalité ralliement en rase campagne de la souveraineté française aux désidératas de l’oligarchie euro-libérale, atlantiste et sioniste (quel médiocre le contesterait ?).
Ainsi donc il est illusoire de penser que des expériences locales ou régionales seraient en mesure de mettre en évidence, ou non, la pertinence de ses analyses et éléments programmatiques.
Je suspecte évidemment ses opposants - dont vous êtes - de le savoir pertinement, et par conséquent de souhaiter secrètement qu’il obtienne un certains nombre de municipalités dans l’optique de chercher à le disqualifier. Et qui est indigne et dérisoire vu la situation actuelle de la France, à tout point de vue catastrophique.
Hilarant en effet, sa « prospective » sur le hollandisme prétendument révolutionnaire.
Todd est définitivement disqualifié, le tragique étant qu’il ne le sait pas encore.
Son truisme haineux anti-front, en bon marxiste de formation qu’il est et sera toujours, incapable de réformer son cadre de pensée issu de ses années universitaires ; sa vulgate pseudo-souverainiste en réalité parfaitement compatible avec l’immigrationnisme le plus destructeur, éradicateur des différences culturelles, déconstructeur des peuples, de leur cohérence interne, pourtant seuls à même de s’opposer avec crédibilité aux offensives tout azimut des ploutocrates mondialistes ; sa soumission tangible aux discours de l’idéologie dominante sur l’antiracisme, qui est pourtant le vecteur de propagation numéro un visant à réfréner toute tentative de résistance au rouleau compresseur cosmopolite et de domination globale de ladite ploutocratie ; tout cela concours à le disqualifier plus encore.
Petite leçon de marxisme authentique à nos adolescents prépubères : le discours de l’idéologie dominante sert toujours les intérêts de la classe dominante.
Ainsi donc et inéluctablement : vous êtes antiraciste (au sens idéologique du terme ), alors vous êtes nécessairement un idiot utile au service de ceux-là même que vous prétendez combattre. Cqfd.
Je rajouterai que le fait d’avoir été plus ou moins identifié par le grand public comme une société prétendument « anti-système » promouvant l’open source et le gratuiciel, tout en cadenassant en réalité ses solutions et brevets propriétaires, fut là le véritable génie et chef d’oeuvre marketing.
Dont on sait qu’Apple n’est pas démuni, nonobstant la qualité intrinsèque indiscutable de ses produits.
Le problème d’Apple est, de plus en plus la concernant, celui de toutes les entreprises en passe d’occuper une place hégémonique sur la marché : tenter d’imposer ses normes, brevets et solutions propriétaires, au détriment de tous les autres, et singulièrement les logiciels libres.
Je prendrai deux exemples pour motiver cette assertion : le fait que tous les idevice Apple compatibles Airplay ne le sont pas avec la norme DLNA, pourtant adoptée par tous les autres géants du secteur tv, vidéo, son, hifi et informatique.
Idem pour les audiophiles, Apple refusant obstinément de rendre compatible ses matériels avec le codec (pourtant libre) Flac, pour tenter d’imposer son propre codec propriétaire, l’Alac. Pour quelle raison sinon pour raison de licence et autre droit d’auteur ? Et in fine pour raison de rétributions sonnantes et trébuchantes.
Et je suis certain qu’il y a une multitude d’autres exemples en la matière si l’on creuse bien.
Il est fini le temps - si tant est qu’il ait jamais existé - où Apple pouvait se prévaloir de promouvoir l’ « open source » et le logiciel libre.
Apple est, et demeure plus que jamais, une société capitaliste dans un monde capitaliste. Et dont les buts et stratégies sont purement capitalistiques, nul autre. Trêve d’idéalisation.