Mais ils ont déjà décuver Wesson. Ils ont bien compris que l’alternance prétendument de gôche que vous leur avez vendu le soir du premier tour se révélait fort bien un cocufiage de premier ordre. Je pense qu’il vont vous en remercier lors des prochaines élections. Cela en prend le chemin en tout cas. Que voulez-vous, on ne peut pas trahir ceux-la même que l’on dit défendre en permanence, sans repercussions.
A défaut de quenelle sorallienne, Wesson préfère lui la bonne et vieille recette de la quenelle socialiste, pour laquelle il a voté béat au second tour des dernières élections présidentielles. Une quenelle bien profonde cela s’entend. Et votre fondement n’est-il pas trop dilaté, cher Wesson... ?
Mon cher monsieur, la caution politique de Mélenchon que sa consigne de vote le soir du premier tour de la dernière présidentielle en faveur du candidat PS contre celui UMP a incontestablement apportée, le fait que cette caution impliquait à ses yeux que le candidat socialiste incarnait une possible et nécessaire alternance politique à celle menée dans ce pays depuis dix ans auparavant, s’est révélée et de manière concrète et étayée, une véritable fumisterie.
Donc de deux choses l’une : soit Mélenchon est un illustre incompétent intoxiqué par son propre référentiel idéologique, qui s’est fait flouer par son ancien camarade, persuadé qu’il mettrait en oeuvre une autre politique que la droâte. Soit Mélenchon s’est consciencieusement moqué du monde, et qualifié de pseudo-alternance ce qu’il savait mieux que quiconque, dans son fort intérieur, qu’elle était une pure mascarade et mystification.
Dans les deux cas il est disqualifié pour incarner l’esprit de dissidence qu’il convient en ses temps troublés.
L’imposture fondamentale qui consisterait à enfoncer Laurent tout en exonérant Mélenchon, alors que Mélenchon est encore plus coupable puisque l’enjeu était alors autrement plus important et déterminant pour la suite des événements, est là encore le signe tangible de l’aveuglement de nos groupies. Et démontre non seulement leur incohérence, mais le degré zéro de leur analyse politique.
Je le dis et le réaffirme : Mélenchon va connaître un destin à la Besancenot, c’est inévitable et mérité. Et l’avenir tranchera.