Geopolitiquement le Front national, à travers la parole et prise de position de ses dirigeants (avec une belle continuité entre Le Pen père et fille), s’inscrit dans la belle et grande tradition gaulliste : respect des souverainetés - et d’abord de celle de la France -, indépendance nationale, stratégie d’équilibre des pôles de puissance, principe de non-ingérence (qui n’est que la traduction originelle du droit international).
Certains y verront ici sans doute une ruse de l’histoire, il n’en demeure pas moins que là est une réalité amplement étayée par une rapide étude des évenements historiques de ces 25 dernières années.
La réponse aux défis socio-économiques ne peut être que fondamentalement structurelle et macro-économioque.
Interdire les licenciements de manière arbitraire et, qui plus est, tout en restant en régime de libre-échange et en condamnant le recours au protectionnisme comme une résurgence de cette « France moisie et refermée sur elle-même », est une hypocrisie et absurdité sans pareil, typique de nos gauchistes qui cherchent à se donner bonne conscience à peu de frais sans rien comprendre à la rationalité de la mondialisation économique qui est à la racine des maux actuels, et qu’il convient de remettre en cause, radicalement.
Ce qui passe déjà par démystifier le discours des faux opposants qui sont légion, hélas.
« Les médias jouent sur les deux tableaux, « normaliser » le FN, pour qu’il ait suffisamment de voix pour être au 2e tour, et le « diaboliser » suffisamment, pour que les électeurs se déplacent pour voter PS, FDG ou UMP au second. »
Je vous félicite, voilà qui est beaucoup plus à même de décrire la réalité que les sempiternelles inepties sur la dédiabolisation politico-médiatique complète dont jouirait aujourd’hui le Front national.
Que le Système joue à ce petit jeu - relative normalisation hors période électorale puis diabolisation intégrale le moment des élections venu - est tout à fait compréhensible de son point de vue. Il serait même inintelligible qu’il ne l’opère pas auprès des masses sidérées.
Il est en même temps très facile de le prendre en défaut et le retourner contre lui en quelque sorte, mais qui réclame quelque courage politique et talent manoeuvrier, en plus d’être éminemment souhaitable pour le pays et surtout urgentissime : appeler à voter massivement pour lui qui est le seul à même électoralement aujourd’hui à faire barrage à l’attelage mortifère de l’UMPS.
Un Front républicain et patriotique inversé si l’on puis dire. Mais pour cela encore faut-il pouvoir dire que l’on votera - et appellera à faire voter massivement - pour lui le cas échéant, au premier comme au second tour ! Auquel cas le piège tendu par les agents du Système se retournera indubitablement contre eux.
Y êtes-vous près ? Je ne vous cache pas que de votre capacité à répondre sans ambages à cette question dévoilera votre crédibilité, sérieux, et authentique volonté de redresser la France. Et qu’inversement, permettra également, si tel n’était pas le cas, de mettre en évidence la tartufferie intrinsèque éhontée de votre fausse opposition. CQFD.