« supprimera d’un coup d’un seul toutes les taxes liées au pétrole ? »
Le monsieur te dit que 80% de taxes sur un litre d’essence à 1,30€, ça fait 26 cents de coût de matière première sur lequel s’appliquerait un surenchérissent de 20% en cas de dépréciation d’un même ordre du nouveau Franc par rapport au $.
20% de 26 cents ça fait 5,2 cents.
Une dévaluation de 20% ferait donc courir le risque « intolérable » pour l’économie française - nonobstant les avantages considérables que cette dévaluation comporte en contre partie, en particulier sur l’accroissement de nos exportations - de voir le litre d’essence passer de 1,30€ à 1,35F !!
Est-ce que tu comprends vieille bique ou il te faut un sonotone ?
Pour élargir cette réflexion à des considérations géopolitiques ô combien déterminantes pour l’avenir, il me semble important de pointer les contradictions logiques et doctrinales des universalistes occidentaux, dans la mesure où ils ont tendance à nier, négliger ou mésestimer le caractère éminemment important, fondamental, structurant, des rapports de force politiques et idéologiques qui s’inscrivent dans un temps et un espace déterminés. Et qu’est-ce que la politique et l’idéologie sinon le prolongement logique de faits culturels de première importance, et la traduction d’un consensus, majoritaire donc, qui en découle.
Au Maroc par exemple, pays moins libéral philosophiquement que le nôtre pour des raisons historiques et culturelles, la Loi considère comme trouble à l’ordre public tout individu qui mangerait publiquement pendant la période du Ramadan. Si ça ce n’est pas normer l’espace public je ne sais pas ce que c’est ! Cela ne doit aucunement choquer en définitive, car cela revient à considérer que les sphères culturelles - a plus forte raison les sphères civilisationnelles - se doivent un respect légitime les unes vis à vis des autres (dans la mesure où l’une ne menace pas l’autre par un prosélytisme exacerbé ou intention hégémonique), par-delà les limites, autrement dit les frontières, où elles sont historiquement dominante et majoritaires. Et en toute honnêteté il ne me semble pas que l’Islam - les valeurs et principes idéologiques qu’il véhicule - soit compatible avec la République.
Ce qu’il faut donc prôner c’est un comportement tout à la fois raisonnable et cohérent afin de préserver autant que faire se peut une coexistence pacifique entres ces dernières : un relativisme culturel à l’échelle des nations et de leurs zones d’influence respectives, comparativement à un « universalisme » culturel (le concept étant utilisé à contre-emploi ou de manière volontairement dévoyé ici) à l’intérieur de celles-ci.
je tiens à préciser que cette vision géopolitique est exactement, à la conjonction près, l’inverse de la doctrine impérialiste néoconservatrice distillée par les euro-mondialistes de tous bords, et qui bien au contraire essaient tant bien que mal d’imposer leur modèle culturel dominant - la transformation du monde à l’image de l’Amérique pour résumer - en cherchant à l’uniformiser, et à éradiquer les différences culturelles, si besoin était par les armes, au nom même de l’universalité de certaines valeurs particulières ! Cette idéologie se révélera vite (et se révèle déjà) un projet dément, car infiniment destructeur de cultures pluri-séculaires qui fonde la richesse de nos sociétés humaines, et génère le désordre mondial tant à l’intérieur des frontières qu’à l’extérieur de celles-ci.
En réalité, le comble de l’absurde étant que les sincères patriotes de tout horizon qui cherchent à préserver légitimement tout ce qui a constitué leur identité à travers les âges (patrimoine, langue, histoire, intégrité du peuple, frontières donc) et qui combattent par conséquent que leur soit imposé un modèle extérieur d’où qu’il vienne et quelque soit ses vecteurs souvent convergents (consumérisme et libéralisme par les médias, islamisation par l’immigration de masse), est taxé instantanément d’intolérance (et l’on pointera alors à satiété sa dangerosité pour la société et sinon son caractère passéiste et réactionnaire), alors qu’il ne fait que s’opposer au projet « moderne » des euro-mondialistes qui - eux - cherchent par tous les moyens à éradiquer les spécificités et différences ethnologiques gage de la multiplicité, en leur substituant leur parangon de vertu « culturel », en fait : le nouvel ordre mondial par la destruction des nations et de l’identité des peuples les constituant, et qui y font barrages objectivement.
Ce qui signe là toute la perversité du jeu politique actuel, et éclaire d’un jour nouveau l’ensemble des manipulation et instrumentalisation qui ont cours de manière massive, par le biais des mass-médias, mais aussi il est vrai par le biais d’individus que participent à la mascarade en se laissant instrumentaliser de façon grossière par leurs ennemis, éternels idiots utiles du système qu’ils ont toujours été.
Nier ou mésestimer, par pusillanisme ou ignorance (les deux ne s’excluant pas mutuellement), le caractère fondamental des rapports de force politique et idéologique (les deux marchant de concert) au sein de toute société humaine, nous conduira en Occident et singulièrement en Europe, puisque société démocratique au suffrage majoritaire, à des bouleversements sans précédents si nous continuons dans le cadre d’une susbtitution progressive de population par l’apport d’éléments qui sont, pour la plupart, étrangers à notre sphère civilisationnelle.
Les universalistes ne voient pas un danger bien réel qui nous menace, le fait que des peuples entiers du monde n’ont pas attendu après l’Occident et ses soi-disantes Lumières pour forger, bien avant elles, leur corpus idéologique et traditions multi-séculaires, et qui, eux-aussi (chose qu’ils refusent de voir), ont vocation à l’Universalité.
Comment peuvent-il prétendre, alors que nous sommes frappés par une dénatalité mortelle en miroir de l’immigration de masse très souvent issus d’une jeunesse tiers-mondiste en pleine force de l’âge et qui se reproduit, notre population de souche européenne vieillissante et de surcroit touchée par la démoralisation généralisée (et savamment entretenue par l’oligarchie mondialiste destructrice des nations européennes par ressentiment autant que par stratégie), et littéralement abrutis par la « société du spectacle » ?
Comment pouvons-nous représenter un quelconque modèle d’intégration alors nous-même avons perdu toute fierté identitaire qui constituait pourtant la raison d’être des sacrifices de nos illustres aïeux et justifia tant de sang versé, qui ne croyons plus en nous, par autoflagellation et culpabilisation permanente, par haine de soi, et ne cherchons même plus à imposer notre propre us et coutumes ?
Notons l’aberration intellectuelle : universalistes au-delà de nos frontières, relativistes en-deçà, alors que c’est exactement l’inverse qu’il faudrait faire !
Ce qui constitue ici un suprême aveu de faiblesse pour les nouveaux arrivants, trop contents de voir des dégénérés en plus de leur offrir le gite et le couvert, se pousser en demandant pardon pour leur faire une place au chaud !
Je souscris à votre indignation des propos de l’inculte et communiquant Macron, mais il y a un point connexe qui me chiffonne dans votre argumentaire lorsque vous dites :
« En effet dès sa conception elles sont contradictoires car leur titre n’est qu’un oxymore sachant il y a liés et séparés d’un seul espace islamique et universelle. Islamique exclut tout autre mode de pensée et ne peut être universelle. Le second point est qu’au début de ces déclarations il est dit qu’Allah est maître et origine de toutes choses et à la fin que tous les articles sont valables à l’unique condition de se référer à la Loi Divine, la Charia. Ces textes ont été signés par 35 pays parmi les 57 (58) se récamant des pays islamiques, donc des théocraties, et n’ont d’autre valeur quedde présenter une image en miroir de celle de la véritable déclaration universelle (elle) des droits de l’homme. »
La prétendue universalité de la déclaration des droits de l’homme - que certains de ses opposants se plaisent à qualifier non sans raison valable de déclaration des droits de l’homme « blanc » - n’est pas moins illusoire et vaine que celle formulée par la ligue islamique mondiale. Je m’explique.
Remarquons avant toute chose (et vous le rappelez vous-même) que d’autres systèmes de pensée à travers le monde développent aussi leur propre idée d’universalisme et se l’approprient, un autre universalisme manifestement.
Ce qui est auto-contradictoire dans la juste compréhension de la notion même d’universalisme, puisque devant s’imposer nécessairement non seulement à toutes et tous, mais de tout temps et en tous lieux. En réalité et très logiquement, le simple fait que plusieurs systèmes de pensée et systèmes de valeurs revendiquent pour eux-même - et pour d’autres par leur vocation même - leur propre universalisme aux prétentions contradictoires voire antagonistes, tend à discréditer durablement sinon définitivement l’idée que l’universalisme soit un concept opérant et valide. Philosophiquement d’abord, politiquement et géopolitiquement ensuite.
Cette réflexion est le point cardinal en mesure d’affecter en profondeur le corpus idéologique des universalistes de toute obédience, en particulier de ceux qui m’intéressent, les universalistes républicains, par la contradiction fondamentale soulevée, et par principe ils ne pourront y répondre sauf à se fourvoyer.
Car j’entends au lointain une objection qui consisterait à dire qu’un universalisme serait plus valable qu’un autre, et qu’il aurait par conséquent plus de légitimation à s’imposer. Outre qu’il ne répond en rien au paradoxe d’une logique formelle qu’il vient d’être soulevé et qui a tous les jours des répercussions concrètes dans le monde géopolitique réel, cette pétition de principe vire à la gageure dans la mesure où elle n’est absolument pas en capacité de convaincre ceux auxquels elle est destinée, qui bien souvent ont fait profession de foi (typiquement les musulmans, mais pas moins d’ailleurs que ceux acquis à l’universalisme républicain).
Mon avis est que l’universalisme fut-il laïque, de ce point de vue, se révèle en réalité le faux-nez de la notion d’Absolu transcendantal issus des monothéismes abrahamiques. L’ironie est cruelle pour nos laïcistes : chassez le religieux par la porte il reviendra par la fenêtre. En cela, le laïcisme universaliste qui infuse toute les strates du discours républicaniste achève de démontrer que ce postulat est, au même titre que ces derniers, une véritable religion dans sa conception même.
Tout cela m’amène à dire : 1/ que la Raison, le Logos, n’est pas du côté que l’on croit 2/ qu’un juste relativisme moral est infiniment plus performant pour assurer une coexistence pacifique entre les civilisations et groupes sociaux constitués.
Relativisme fonction d’un paramètre essentiel : l’idée que les systèmes de pensée et les cultures au sens large s’ancrent dans un espace géographique particulier (fondement de toute géopolitique quelle qu’elle soit), ce qui redonne tout son sens et ses lettres de noblesse à cet autre concept fustigé, là aussi et très logiquement, par les idéologues et autres apologètes de l’universalisme : l’idée même de Frontière.