Ne vous plaignez des subventions je vous prie, pas dans votre situation : des gens comme moi qui n’avait aucunement l’intention de subventionner des énergies couteuses et écologiquement inutile comme le photovoltaïque ont du mettre la main à la poche pour venir en aide aux financements d’installation de gens comme vous (qui ont voulu se donner bonne conscience avec en partie l’argent des autres), et dont vous êtes qui plus est seul à bénéficier - a contrario du nucléaire donc, dont le monde bénéficie et vous également.
Vous êtes donc extrêmement mal placé pour dénoncer les subventions publiques d’argent public.
Quant à parler de solutions modernes laissez-moi rire : les hommes utilisent la géothermie depuis Mathusalem (vous savez, celle que vous avez installée pour une poignée d’argent, ce qui a sans doute le confort de votre installateur). Pourriez-vous en dire autant de la fission des atomes.... ? Cessez de vous ridiculiser par conséquent.
Ce n’est pas de promesses lointaines et hypothétiques dont les anti-nucléaires ont besoin pour sauver leur discours et leur idéologie, mais de solutions immédiates dans la mesure où ils veulent sortir immédiatement du nucléaire, puisque le nucléaire c’est le mal.
Je réitère : quelle solution actuelle, ici et maintenant - pas sur Mars en 2148 - les anti-nucléaires proposent pour lui substituer des renouvelables type éolien/photovoltaïque, et assurer une production constante et fiabilisée, éventuellement en usant de stockage qui ne pourra être que massif ?
Donc selon vos propres chiffrages nous sommes à 700€ le m2 de puissance installée en photovoltaïque.
Pour compenser l’arrêt du nucléaire - non émetteur de CO2 - il faudrait donc 1,5 milliard de m2 de panneaux (comme mis en évidence précédemment) X700, soit un investissement colossal de 1050 millards d’€... !!
Mais ce n’est pas tout, puisque la durée de vie d’un panneau est de 25 ans, et celui d’un réacteur de 50, il faut encore multiplier par deux pour obtenir une compensation crédible : 2100 milliards d’€ !!!
C’est juste 7X la remise à neuf de notre parc électronucléaire complet (300 milliards).
Et encore n’est-il pas tenu ici compte de l’intermittence de production inhérent au photovoltaïque, qui nécessite que lors des jours à faible (voire très faible) coefficient de production il faille quasiment doubler les infrastructures - et donc les investissements - pour assurer une production constante.
Car vous n’avez toujours pas mis en évidence comment comptiez-vous stocker le fruit d’un ou de plusieurs jours de production nationale dans cette optique de restitution ? Vous rappelez vous-même que la production d’une installation solaire peut varier du jour au lendemain d’un facteur 10.
Un jour de production équivalent nucléaire - dit autrement un jour de consommation - c’est 1,17 TWh. C’est pas rien 1,17 TWh. Très concrètement, vous les stockez comment ?!
Et ne me répondez pas les STEP, car les STEP restituent la journée aux heures de pointe ce que les centrales nucléaires ont surproduit la nuit. Mais dans votre scénario il n’y a justement plus de centrales, et je crois savoir que la nuit, les panneaux solaires ont quelques problèmes pour produire de l’électricité...
Alors comment, je suis tout ouïe.
Les Allemands ont trouvé eux, comment pallier la sortie du nucléaire : ils ont construit en masse des centrales au charbon !
Voilà à quoi conduit très concrètement vos orientations, parfaitement délirantes selon moi à tout point de vue : budgétaires, économiques, industrielles, écologiques.
Car là est de surcroit votre plus gros hiatus : comment expliquez-vous, si vos orientations. n’étaient précisément pas délirantes, que deux des pays les plus gros producteurs au monde d’énergies d’origines éolienne/photovoltaïque, l’Allemagne et le Danemark, émettent respectivement 8,80 et 7,24 tonnes de CO2/an/habitant, quant la France s’en contente de... 5,32 ?
Bof, pas tellement, les cocos ont lâché sur tout, ils lâcheront facilement encore demain sur la question du nucléaire, histoire de rallier un peu plus qu’ils ne le font déjà l’idéologie dominante foncièrement anti-nationale et anti-populaire.