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Paradisial

Paradisial

De loin, l’air hautain, en m’approchant, on découvre un être très altruiste. D’apparence infantile, ma jovialité est plutôt angélique. Mon coeur large m’invite à sourire au monde entier. Chevaleresque, j’ai également l’esprit du sacrifice. Scrupuleux, ma conscience m’est une amie fidèle. Exigeant envers moi-même, je le suis également envers les gens. Fin sans quelconque hypocrisie, ma galanterie est spontanée envers le monde entier. Seule exception : les arrogants me sont des êtres translucides, je ne les calcule jamais. Très sensible à la sensibilité des autres, je deviens impassible quand on veut trop abuser de la mienne. Calme, je ne permets pas à la bêtise humaine de me faire déchaîner. Mon majeur défaut est celui d’être perfectionniste.

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  • Paradisial Paradisial 3 juin 2009 23:55

    Butters,

    Que m’apporte-t-elle justement ma religion me demandais-tu.

    Très judicieuse question. J’aurais toujours tendance à fournir la même réponse.

    L’Islam réponds à toutes les questions existentielles que puisse se poser tout esprit vivant qui sache réfléchir, et ce de façon raisonnable et rationnelle.

    Tenter de trouver des réponses à de telles questions ce n’est pas chercher des rassurances, mais c’est tenter de trouver un sens à notre vie, et à notre existence.

    Du moment où on finit par être croyant, on n’est plus effrayé dans l’Islam ni par la mort ni par quelconque épreuve de la vie. La mort au yeux du croyant finit par se réduire qu’à un passage d’un monde éphémère vers un monde où il n’y aurait aucune autre mort mais la vie éternelle.

    Le musulman considère la vie ici-bas comme un tremplin. Si l’athée tente de ne se fixer qu’au tremplin, le musulman lui se doit d’œuvrer pour les deux vies, comme le disais le prophète : œuvres pour ta vie ici-bas comme si tu aurais à vivre éternellement, tout en œuvrant pour l’au-delà comme si tu aurais à mourir demain ; càd trouver le juste milieu entre le spirituel et le matériel, entre le temporel et l’atemporel, entre le terrestre et le céleste, sans excès ni négligence, tout en privilégiant l’éternel, pour celui qui souhaiterait avoir meilleure demeure. Hummm, quel délice, et quelle joie de vivre, wawwww.

    Souvent il m’arrive de répéter cette pensée :

    * Nous sommes tous des enfants de la terre, notre corps est de la poussière d’étoiles, la planète est notre mère, notre berceau, notre tapis, notre lit et notre futur tombeau.

    * Notre corps est une barque pour une âme en voyage vers une résidence éternelle, pour laquelle nos actes sont notre passeport.


    Qu’il est fort beau et moralisateur de se savoir en un tel voyage (et non se consumant telle une allumette) en toute certitude.

    L’Islam me permet cela.

    Même sans Islam j’aurais toujours conservé une excellente morale de vie. En me défaisant de ma spiritualité, on ne saurait retrouver une brute, mais cela ne saurait être suffisant.

    L’Islam est un plus pour moi : un système théophysique très rationnel, un système de pensée d’une philosophie réformatrice, un cadre de vie équilibré et équilibrant, un art de vivre et une motivation de vie très délectables.

    J’insinuais en haut ceci : "la religion est un système théosophique ; son objectif premier est de répondre à des questions existentielles", mais en fait, la religion ne se limite pas qu’à cela.

    La religion a pour finalité de mettre l’homme en bonne résonance avec son créateur, mais aussi en bonne résonance avec les autres hommes, car la première résonance ne saurait être acceptée sans la seconde, et la seconde ne saurait être bien appréciée sans la première.

    Je te remercie pour ton propos. En effet, ma grande-mère était un bon coeur, plein de bon sens.

    Prends soin de toi, et de ton coeur.



  • Paradisial Paradisial 3 juin 2009 23:22

    Marc,

    En complément de ce que vous auriez lu dans la suite de la précédente file, je n’aurais pour réponse à votre seconde interpellation qu’à vous livrer des extraits d’une ancienne réplique que j’avais fournie jadis à Muadib. Elle résumera toute ma pensée.

    Pour être un pieux musulman il ne faudrait pas forcément passer par les meilleures écoles pour apprendre correctement l’Islam.

    Ma très chère grande-mère n’avait nullement besoin d’une érudition telle que celle que je tente de cultiver dans les trois religion pour être une bonne musulmane, doublée d’une très noble dame.

    Il lui suffisait d’avoir la certitude qu’un Créateur de cet Univers existe, et d’admettre son Unicité Absolue, qu’il n’eut point enfanté, ni eut été enfanté, de reconnaître ses prophètes ainsi que l’unicité de leurs messages, de concevoir l’idée que Muhammad (que le Salut de Dieu soit sur lui) - en appartenant à la lignée prophétique - ne soit venu que pour restaurer ledit message tout en le rendant universel, d’accomplir une prière sobre rejoignant l’orthodoxie des prophètes (dans laquelle l’homme essaie d’entrer en résonance avec son Créateur), d’être solidaire des nécessiteux en étant charitable, d’observer le jeûne (une autre façon de sentir la misère des pauvres, et d’en être solidaire, tout en effectuant un régime sanitaire, et manifestant un acte de dévotion et de charité du cœur et de l’esprit que seule la foi peut amener l’Homme à accomplir), d’être aimable et bienfaisante avec tout le monde (proche et lointain), d’éduquer ses enfants et d’entretenir son ménage (en commun avec son époux) de façon responsable et harmonieuse, de ne laisser jamais une mauvaise pensée ou pulsion dicter quelconque de ses actions (malgré la dualité de notre âme), d’être le plus altruiste et le moins égoïste (sans opportunisme, ni distinctions entre interacteurs), et d’être la douceur vraiment parfaite.

    Devant le comportement modèle de ma grande-mère mon érudition ne pèse rien (j’en ai vraiment la larme à l’oeil). 

    On n’a pas besoin de discourir sur le sexe des anges en Islam ou de théologie musulmane pour être bon musulman. Il faudrait juste être bon, droit, honnête et sincère.

    La différence entre le dévot musulman et le dévot chrétien ne réside pas dans la sincérité et dans le degré de la piété (qui peuvent d’ailleurs leur être communes), mais dans la nature même des dogmes distinguant les deux religions :

     le musulman est farouchement attaché à l’unicité, et rejette foncièrement toute idée énonçant une consubstantiation de Dieu (comme la trinité en l’occurrence, dans le cas du Christianisme) ;

     il n’y a pas de pêché originel : chaque être humain n’est responsable que de ses propres actes ;

     le Salut est dépendant des uniques actions de l’être humain, selon qu’elles soient bonnes ou bien mauvaises, pour lesquels chacun sera tenu responsable ;

     les prophètes n’étaient là que pour rappeler le droit chemin, aucune sacralité ne leur est due au-delà de leur nature de messagers ;

     Jésus (que le Salut de Dieu soit sur lui) figure parmi les plus émérites messagers de Dieu ; illustre et miraculeuse soit sa naissance (par parthénogenèse), il reste un messager adamique pareil que tous les prophètes.

    Paradisial

    Ma très chère défunte grande mère était analphabète. Elle aimait beaucoup fréquenter la mosquée. Elle se levait tôt à l’aube pour prier. Un détail m’a toujours fasciné en elle : elle était réticente à prendre son grand bain quand elle avait trop grandit, se vétissait toujours en blanc et était la propreté incarnée. Jamais elle ne portait de parfum, mais tout le temps se dégageait de son corps l’odeur d’un parfum naturel très très très agréable. A chaque fois que je me la rappelle je remémore son fabuleux parfum.

    Ses amies de la mosquées avant qu’elles ne disparurent elles aussi, je les considéraient toutes comme mes propres mamies. Ces bonnes femmes étaient l’innocence incarnée.

    Sa dernière amie je l’ai de mes mains mise, drapée dans son linceul, dans sa tombe.

    Paix toutes à leurs âmes, et à vos mamies et mamans également.



  • Paradisial Paradisial 3 juin 2009 23:04

    Erratum :

    qui se targuent de dévoiler l’islam, le « vrai », alors qu’il ne font au contraire qu’éloigner davantage le néophyte de cette religion, le noyant dans le mensonge, l’amalgame, l’exotisme, l’accessoire, et l’affabulation, l’éloignant le plus grand possible des questions centrales et des essentialités de cette religion.



  • Paradisial Paradisial 3 juin 2009 22:59

    Le Messie condamnait le Sionisme peut être une illustration d’une telle démarche.



  • Paradisial Paradisial 3 juin 2009 22:56

    J’en profite également pour insinuer à Farkanscheltabres que ces trois processus imprégnation désimprégnation recherche de soit s’étendent également au champs religieux. L’homme savant est celui qui saurait exploiter chacun de ces processus de la façon la plus sage [dans sa posture] et la plus positive [dans son orientation].

    La meilleure façon de connaître la religion est donc de s’en éloigner [désimprégnation], pour mieux l’approcher [échapper à la mauvaise imprégnation, qui pourrait intoxiquer l’esprit ou l’induire sur le chemin d’un courant erroné], et ce afin d’avoir à choisir la meilleure des réponses et l’attitude la plus réfléchie y conséquente.

    L’être humain, grâce à sa conscience très vive, se pose constamment nombre de questions existentielles.
    Quand on est alors encore en interrogations devant la multiplicité des religions, il conviendrait de se poser les présentes questions dans l’ordre qui suit :

    - Bloc A :

    * Quelle est l’Origine de la Création ?

    - Bloc B :

    * Si la Création prouverait l’intervention d’un Créateur, celui-ci se serait-il manifesté à l’humanité ?!

    * Sous quelles formes l’aurait-il fait ?!

    * Les tendances spirituelles s’apparentent-elles toutes à des manipulations humaines ou seraient-elles les traces de la manifestation d’un tel Créateur ?

    * Ces tendances spirituelles peuvent-elles toutes être considérées comme des religions, de vraies religions ?

    * L’existence d’un seul Dieu n’implique-t-elle pas l’existence d’une seule religion tout au long de l’existence humaine ?!!

    * Comment faire le tri pour reconnaître les vraies religions ? ou la vraie religion ?!

    - Bloc C :

    * Quels sont les messages et les particularités de ces religions ?

    * Quel constat peut-on avoir à l’issue de la comparaison de ces religions ?

    * Quelle est la religion qui représenterait le plus de cohérences, le plus de logique, le plus d’universalité, le plus de simplicité vers laquelle nous serions tentés de pencher à l’issue d’une telle comparaison ?!

    - Bloc D :

    * Quel serait alors le sens de la vie ?

    * Quel serait la mission de l’homme sur la terre et dans la société ?

    * Y aura-t-il un Jugement ?

    * Y a-t-il un Au-Delà ?

    * Contiendrait-il un paradis et un enfer ?

    * etc.....
    - - - -

    En fait, pour tenter de répondre à la question du Bloc A il faudrait chercher des réponses via la science et la contemplation de l’Existant (l’existant porte systématiquement les empreintes de son existentiateur).

    Pour tenter de répondre aux questions du Bloc B il faudrait chercher des réponses via l’étude socio-ethnologique et historiques des religions en les soumettant à une analyse logique et très critique.

    Pour tenter de répondre aux questions du Bloc C il faudrait chercher des réponses via l’étude transposée des religions.

    Pour tenter de répondre aux questions du Bloc D il faudrait chercher les réponses données chaque religion elle-même.

    Très très important : pour les questions du Bloc D il faudrait après chaque réponse fournie dans chaque religion poser systématiquement la question pourquoi, et juger, après, les réponses s’ensuivant, leurs logiques, et estimer si oui ou non elles se heurteraient avec la raison et le bon entendement.

    Poser dans chacune des religions, à l’issue de chacune de ces questions, un POURQUOI, et évaluer la rationalité des réponses fournies aiderait pas mal celui qui serait dans une telle quête à faire le tri parmi les différents courants théosophiques.

    Soumettez tout à l’épreuve de votre esprit. Tout ce qui vous semblera déraisonnable ou peu sûr écartez-le. C’est déjà un très bon critère pour séparer le vrai du mensonge maquillé.

    La foi réelle, la foi pure en Dieu, ne voile pas la Raison, ni ne la viole. Bien au contraire, la RAISON est le meilleur outil qui puisse être au service de la Foi.

    L’islam n’accepte pas, ou du moins, apprécie vraiment très peu la foi par défaut, la foi distancée de la raison. Au contraire, il nous intime de chercher des vérités avec lesquelles la raison ne s’oppose pas.

    Le prophète disait : la méditation d’une heure est plus salvatrice que l’adoration d’un millénaire entier.

    La foi, disait le prophète, est ce qui tombe dans le coeur, ce que la raison accepte, et ce que l’action corrobore.

    Dans cette formule on se retrouve avec 3 composantes : le coeur (l’affect, le sentimental), le cerveau (l’intellect, l’esprit) et le moi agissant en conformation avec l’interaction liant le coeur à l’esprit, liant l’affect à l’intellect, et l’amour avec la raison.

    Que l’une de ces composantes tombe, la foi ne serait plus parfaite, et sa qualité et sincérité en pâtiraient.

    Tout ceci pour dire à Farkanscheltabres (et accessoirement à Marc plus loin) que je ne suis pas un musulman par défaut, et que le meilleur des musulmans n’est pas celui qui l’est par défaut.

    Ma désimprégnation je l’ai faite depuis très longtemps. Et je ne cesses d’y recourrir afin de mieux prendre du recul pour mieux cerner toute chose étudiée, y compris la religion.

    Ma connaissance des religions provient de là d’ailleurs.

    Salutations les meilleures.

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