Ne renversons pas ce que j’ai écrit. Dans ce commentaire, je ne parle ni d’athéisme ni de religion mais de valeurs. J’ai écrit que les personnes qui ne reconnaissent rien au dessus de leur égoïsme ont effacé les valeurs de la république. ils sont responsables de la société de prédation dans laquelle nous vivons. Il existent des athées qui reconnaissent les valeurs de la république et je n’ai pas de problèmes avec eux. La fraternité demande que l’on respecte les personnes qui ont d’autres systèmes de pensée.
Les pays qui ne reconnaissent pas la fraternité comme valeur exigent que tous appartiennent au même groupe religieux, philosophique... Il n’y a pas de liberté religieuse ou de liberté d’expression et c’est vers ça que nous nous dirigeons.
Les dogmes représentent « l’état de l’art » des connaissances d’une religion sur Dieu. Notre société n’est évidemment pas construite sur les dogmes.
Pour vivre ensemble, il faut reconnaître un certain nombre de valeurs républicaines comme la fraternité ou la solidarité. La montée de l’individualisme a permis de fouler du pied ces principes. Qui sont les vrais ennemis de la laïcité ? Ne serait-ce pas les personnes qui ne reconnaissent rien au dessus de leur propre égoïsme ? Certes, quelques interprétations religieuses ne reconnaissent pas plus ces principes, mais comment les imposer lorsqu’on ne les reconnaît plus soi-même ?
L’économiste János Kornai écrivait :
« En examinant les problèmes d’une économie socialiste, on
voit que le problème de la pénurie joue un rôle similaire au
problème du chômage dans la description du capitalisme ».
Entre la pénurie sur du plein emploi
et du chômage dans l’abondance, on peut en déduire qu’aucun de ces
systèmes ne fonctionne correctement et il nous faut imaginer une
troisième voie.
Le plein emploi n’est possible que si
nous favorisons la création de richesse sur la prédation telle que
nous la vivons aujourd’hui et cela n’est possible que si nous
modifions les règles de création monétaire.
Mais un revenu de base sans création
de richesse est le plus moyen de créer de l’inflation et doit être
réservé à ceux qui n’ont pas la capacité de travailler. Par
contre, il est tout à fait possible d’assurer un emploi à tout le
monde, si nous décidons de donner de la valeur aujourd’hui à nos
projets pour demain et d’appuyer la création monétaire dessus.
On sait que sous la pression du marché,
le système capitaliste a réduit les emplois sans contre-parties
pour les salariés lésés, ce qui a entraîné une déflation,
puisque les produits fabriqués ne trouvent plus preneur chez les
chômeurs.
Sortir de ce système ne veut pas dire
faire n’importe quoi et nous devons rester attentif à une
utilisation optimale des ressources pour maximiser la création de
richesse, mais plus pour maximiser les bénéfices. En modifiant le
systèmes des intérêts, on peu forcer les financiers à gagner leur
vie en travaillant.
Je suis d’accord avec vos chiffres sur le nombre de pratiquants en France. Cela représente tout de même plus d’un milliard de baptisés dans le monde, même si la pratique varie beaucoup d’un baptisé à un autre. Ce nombre est en constante augmentation.
Il est vrai que l’Eglise a connu plus de fréquentation, mais quel était alors le niveau réel de la foi ? Il me semble que ceux qui sont partis devaient partir. Beaucoup étaient là pour des raisons sociales : faire comme tous le monde, rechercher des formes de pouvoirs... et leur départ est plutôt vécu comme un soulagement par ceux qui sont resté. On ne peut pas se dire chrétien et se comporter d’une autre manière dans la vie de tous les jours.
Par contre, aujourd’hui, il y a des signes qui ne trompent pas sur un renouveau de l’Eglise. Le nombre des baptêmes d’adultes est en forte augmentation. Nous n’allons pas les chercher, nous témoignons parfois de ce que nous vivons, mais nous n’imposons rien. Il faut deux ans de discernement avant d’accepter un nouveau baptisé adulte, ce qui lui laisse largement le temps de changer d’avis si ce n’est pas son chemin. Le principal problème dans ma paroisse est aujourd’hui d’agrandir l’église.
Quand au paroles de JPII, il n’exprime pas le dogme quand il parle du préservatif et ne peut donc se prévaloir d’une quelconque infaillibilité. Mais quand il s’adresse à des chrétiens, il peut tout de même dire que le respect de la vie est fondamental. Ne le prenez donc pas pour vous. L’avortement est toujours considéré comme un crime par les catholiques et c’est plutôt une bonne chose. Par contre, on ne doit pas accabler une mère qui ne s’estime pas capable d’élever cet enfant. Ce n’est pas la mère qu’il faut juger, mais la société toute entière qui a laissé se développer des situations ingérables.