A propos de Matthieu 10, 34, L’original en Araméen appelle plus de sens différents. Le traducteur vers le Grec a fait un choix qui dépend de sa propre culture car la langue grecque est plus précise que l’Araméen. Mais le glaive, pour un araméophone n’est pas que l’objet qui tue. Il est également utilisé dans les tâches domestiques pour couper un objet comme un tissus par exemple. Il s’agit donc plutôt de l’objet qui sépare. De même, le mot paix peut être compris avec un sens plus large. Mgr Alichoran, de l’Église Assyro-chaldéenne, araméophone donnait un sens plus adapté à notre époque : Au lieu de dire « je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive », nous pouvons comprendre : « Je ne suis pas venu apporter la tranquillité, mais la dispute ». C’est bien la recherche de la tranquillité qui fait que les chrétiens ne défendent plus leur foi et « oublient » d’annoncer l’Evangile. La dispute n’est pas à craindre car l’Esprit-Saint peut inspirer les paroles de ceux qui le demandent.
@JPCiron Les chrétiens ne s’inspirent que de Jésus qu’ils peuvent rencontrer sans attendre la mort. En plus, les historiens confirme l’authenticité des Evangiles sans, bien sûr, confirmer l’enseignement de Jésus. Comme l’apôtre Thomas, les chrétiens ne s’inspirent que de ce qu’ils voient et entendent. Si les zoroastriens ont eu des intuitions qui se confirment par la suite, tant mieux pour eux. Mais Zoroastre peut être considéré comme un homme de cour qui a créé une religion sur mesure pour son roi, exactement comme l’islam.
« ce qui pourrait contredire les lois de la physique et de la chimie » Le problème, c’est d’où viennent ces lois ? Si elle viennent de Dieu, il a la capacité de les modifier momentanément dans un objectif précis. Autre problème, nous sommes incapable de connaître l’entièreté des lois. Nous pouvons deviner qu’il existe des lois inconnues dans les sauts de complexité uniquement croissante lors du passage d’une espèce vivante à une autre. Le hasard ne peut les expliquer. Si nos appareils de mesures s’avèrent impuissant pour mesurer le monde spirituel, les interactions entre ce monde et notre monde sont visibles pour ceux qui les cherchent. Outre les manifestations des démons, il m’est souvent arrivé d’observer des guérisons qui ne sont pas explicable par la médecine ou par les lois naturelles. Vu le contexte de ces guérisons, il apparaît évident qu’une telle interaction est observable. De toutes façons, ces interactions n’ont d’intérêt que pour la personne touchée. Il n’est pas prévu que vous soyez impressionné par l’événement car cela limiterait votre liberté de croire. Si vraiment, vous voulez savoir, posez vos questions à Jésus directement et c’est encore votre liberté. Il répondra si les questions sont sincères et si vous êtes prêt à entendre la réponse qui, forcément, remettra en cause une bonne partie des croyances que vous souhaitez avoir. L’existence de Dieu ne fait pas plaisir à tout le monde. Combien de fois j’ai rencontré des personnes qui ont passé leur vie à démontrer sans succès que Dieu n’existe pas. Il faut des raisons pour un tel acharnement alors même que les observations nous disent le contraire. Personne ne cherche à vérifier que la théière de Russell n’existe pas.
« l’effet d’une action d’une âme dans le monde réel » En effet, une âme n’a pas cette capacité. Mais si vous priez un grand saint, votre prière sera peut-être exaucée. Il n’y a que Dieu qui peut agir, mais il se laisse facilement attendrir par des marques d’amour. Comme je l’ai déjà écrit, c’est par l’amour que nous pouvons accéder au salut que Jésus a annoncé. Mais qui dit amour, dit aussi pardon et c’est bien là que beaucoup sont gênés.
« ne peut être que le résultat momentané d’une interaction physico-chimique » C’est facile à dire et beaucoup plus difficile à prouver. Nous sommes dans le monde de l’excuse ou du sophisme qui n’est pas de la science. Toutes les idéologies procèdent ainsi. Partez des observations.
Si vous voulez savoir en évitant Dieu, il vous reste le monde de l’occultisme. C’est la pratique des Francs-Maçons, qui eux, ne peuvent pas vraiment dire sans mentir que ce monde n’existe pas. Ne venez pas vous plaindre plus tard que Dieu vous évite également.
@JPCiron Beaucoup de questions... A priori, les démons, comme les anges, appartiennent à un autre monde, celui dont Jésus a dit être le roi. Nous pouvons parler d’un monde spirituel parce que ceux qui y sont ne sont pas composés d’atomes et échappent à nos appareils de mesure. Vous n’aurez donc aucune preuve de son existence, mais cela n’empêche pas les interactions entre ce monde et le nôtre. Il semble que l’espèce humaine soit la seule à pouvoir interagir, ce qui laisse supposer que nous avons quelque chose qui appartient à ce monde. Certains parlent de l’âme. Anges et démons sont des créatures et non des Dieux car leurs pouvoirs semblent limités et variables. Il ont toutefois la capacité d’interagir avec notre monde, de guérir ou de rendre malade. Les Chrétiens, tout en affirmant la prééminence de Dieu, n’ont jamais remis en question la présence des démons, utilisés depuis l’origine de l’humanité par les chamans en raison de leurs pouvoirs. Dans les Evangiles, nous voyons Jésus chasser ces démons à cause de leur influence sur nous. Il font tout pour nous cacher Dieu. Ces démons existent toujours et les chrétiens poursuivent le travail de libération initié par Jésus. Dieu, qui a le pouvoir de les supprimer ne le fait pas, du moins avant la parousie, en raison de la liberté qu’il a donné à toutes ses créatures, humanité comprise. Il nous a tout de même donné le pouvoir de les chasser. Cela nous place devant notre propre responsabilité et nous permet de choisir l’amour de Dieu en connaissance de cause. Vous avez vu des sorciers en Afrique Centrale, et bien, les sorciers existent également chez nous. En France, ils se cachent mais n’en sont pas moins efficaces. Souvent, ils nous parlent de vibrations ou de magnétisme, mais cela n’est qu’un paravent. Une grande partie des médecines dites alternatives utilisent les pouvoirs de démons. Dans ce cas, les démons guérissent, mais nous n’en connaissons pas le prix. Ce n’est donc pas lié à l’évolution de la société. Les sorts créés par les sorciers français causent autant de dégâts que ceux des sorciers africains, mais les cas de possession sont plus rares. En Afrique, c’est assumé, et si nous voyons une personne avec des scarifications, nous pouvons être certain qu’il a été consacré aux esprits dès l’enfance. S’il demande le baptême chrétien, nous sommes amenés à faire un exorcisme renforcé pour le libérer de ses démons avant le baptême. Quelquefois, il faut poursuivre après le baptême pour que cette personne se sente complètement libre de tout lien occulte. Il existe des hiérarchies dans les démons. Les plus forts disposent d’un nom propre, mais la plupart ne sont identifiés que par le mal qu’il peuvent faire (abandon, jalousie, orgueil, cupidité, mort...). Ceux qui sont utilisés en sorcellerie sont de la première catégorie et sont toujours plus difficile à déloger. Pour les autres, il suffit le plus souvent de refermer les portes que nous leur avons ouvertes : addiction, pornographie, haine... en essayant de retrouver les éléments générateurs, le plus souvent, des blessures de l’enfance. Cela passe par le pardon envers ceux qui ont causé ces blessures.
Les Evangiles ont été écrits initialement en Araméen et l’antériorité de l’Evangile contenu dans la Peshitta de l’Eglise Assyro-chaldéenne ne fait pas de doutes. En Araméen, le terme de frère est à prendre au sens large. Ce n’est que lors de la traduction vers le Grec qu’il a fallu faire des choix. Ce sont les protestants qui ont réussi à imposer l’idée d’une écriture initiale en Grec, mais cela s’avère faux aujourd’hui.
Je vous renvoie vers les notes faites par Mgr Alichoran sur sa traduction de l’Evangile de Matthieu à partir de l’Araméen. Sa communauté est toujours araméophone et utilise toujours le mot « frère » dans le sens le plus large.
@Decouz L’Eglise de Jérusalem n’a pas été effacée par l’Eglise Romaine mais a été détruite provisoirement par des dissensions apparues dès la mort de Jacques en 62 sur son héritage. En effet, le mouvement ébonite est né de ces disputes. La lettres de Paul aux Galates conteste déjà cette théologie ébonite qui est bien connues par différents écrits des premiers siècles. Néanmoins l’Eglise de Jérusalem a continué à se développer car la ville était devenue majoritairement chrétienne dès le 4ème siècle.