@LA MANDALE OU RIEN Les islams plus tolérants ne suivent pas le Coran. Peut-on encore parler d’islam dans ce cas ? En fait, ces religions sont le plus souvent des réactions à l’islam des conquérants arabes. On garde les anciennes religions et on les repeint en vert pour que ça ressemble à l’islam. La plupart des Musulmans tolérants ou curieux que j’ai rencontré n’avaient jamais lu le Coran dans une langue qu’ils pouvaient comprendre.
Le Coran de Mahomet, ça n’existe pas. Le Coran est le fruit de deux siècles de rédaction par des scribes aux ordres des califes. La langue et l’écriture provienne de Syrie et nom du Sud de l’Arabie où se trouve aujourd’hui La Mecque qui n’a jamais existé avant le 8ème siècle. Mahomet ou Muḥammad qui s’écrivait mḥmd, on ne connaît pas son vrai nom. Ce mot est un titre honorifique tiré de l’hébreu ’îsh hamudôt qui signifie « homme des prédilections » dans le livre de Daniel. Ce titre a été porté par tous les califes jusqu’à ʿAbd Al-Malik, 60 ans plus tard, qui a pris le titre de calife pour attribuer mḥmd comme nom au plus obscur de ses prédécesseurs dont il a voulu faire un prophète. Il a oublié de corriger les inscriptions du dôme du Rocher ou mḥmd est encore utilisé au présent.
Le véritable islam, ça n’existe pas non plus. Personne n’a d’argument théologique pour contrer les prétentions des uns et des autres. L’islam du Coran est d’abord politique. Il s’agit principalement d’un code civil réglant pour chacun sa place dans la société. On dit que l’islam est « dīn, dunyâ, daoula » : commandement, société et Etat. Il s’agit bien plus d’une idéologie politique que d’une religion. Assez curieusement (ou pas), le Coran place très subtilement le calife au-dessus de Dieu.
@Pierre Sarramagnan-Souchier Les textes apocryphes sont publiés, donc accessibles à tous. Si ils ont été rejetés par l’Eglise Catholique, c’est pour des raisons connues. Il n’y a aucune volonté de cacher quoi que ce soit. Il est certain qu’aucun Evangile dit apocryphe n’a été écrit avant la fin du IIème siècle, donc les auteurs ne sont pas des témoins des événements décrits. Le dernier apocryphe connu est l’Evangile de Maria Valtorta qui date du XXème siècle. Ces documents contiennent tous des erreurs factuelles qui montrent une méconnaissance du contexte du premier siècle. Ces documents enseignent des doctrines qui sont différentes de ce que nous pouvons trouver dans les Evangiles de la tradition des apôtres, dont plus aucun historien aujourd’hui ne refuse l’authenticité. Nous savons que l’Evangile de Matthieu en Araméen contenu dans la Peschitta date de l’année 37. Pour Marc, c’est autour de 42, pour Luc, c’est autour de 49 et pour Jean, c’est un peu plus tard, mais avant 60. D’ailleurs les Evangiles de Marc et Jean trouvent leur origine dans la défense que Pierre et Jean ont du faire face au Sanhédrin, donc dès les premières années après la résurrection. Parmi ces doctrines, nous trouvons le gnosticisme ou le messianisme qui sont principalement des formes de refus de la divinité de Jésus, soit pour y mettre l’homme d’une manière générale ou pour y mettre un autre prophète. Le Coran est typique de ces écrits apocryphes messianiques. Par ailleurs, nous trouvons souvent plusieurs versions de ces écrits apocryphes, montrant par là une évolution de la pensée. Il n’y a qu’une seule version des Evangiles de la tradition des apôtres et cela est démontré par le nombre colossal de manuscrits ou fragments de manuscrits connus (24000) écrits dans toutes les langues de la Méditerranée. Sur cet ensemble, même si les différences sont nombreuses, on ne trouve qu’un seul changement de dogme (sur l’eucharistie dans Luc) et qui se trouve aujourd’hui dans les Evangiles des Témoins de Jéhovah.
@Pierre Sarramagnan-Souchier Dans le Coran, Maryam est souvent cité, mais c’est parfois pour la confondre avec Myriam, sœur de Moïse et d’Aaron ou pour souligner sa soumission totale à la religion. Rien à voir avec le fiat de Marie dans les Evangiles. On y parle également des miracles de la naissance de ʿĪsā que d’aucun voudraient nous faire croire qu’il s’agit de Jésus. Le simple changement de nom est significatif dans les sociétés sémites de l’époque. Difficile de prononcer « Dieu sauve » pour beaucoup dans cette société. Les citations de Marie dans le Coran proviennent d’un certain nombre de textes apocryphes : l’Evangile du Pseudo-Matthieu, l’Evangile arabe de l’enfance, l’Evangile de l’enfance selon Thomas et pour l’essentiel, le proto-Evangile de Jacques.
@Jonas Sans oublier l’immense basilique de St Maximin la Sainte Baume qui contient des reliques importantes de Ste Marie-Madeleine. C’est le plus important édifice gothique de Provence. J’ai eu l’occasion de toucher l’orgue de 1766 après sa restauration en 1991 et c’est une des plus grandes émotions que j’ai pu ressentir en touchant un orgue.
@Pierre Sarramagnan-Souchier Qui vous dit que Marie-Madeleine a été rejetée par les hommes d’Eglise ? Les chrétiens les plus élevés dans la hiérarchie sont les saints et nous ne devenons pas saint de notre vivant. C’est ce que nous sommes dans l’amour de Dieu et non ce que nous faisons qui est le critère principal. Dans cette hiérarchie là, les femmes ont la première place. Ce sont elles qui transmettent l’amour de Dieu à leurs enfants. Qu’importe la hauteur du siège sur lequel nous sommes assis, cela n’a qu’un temps. Il n’y a pas de guerre des sexes au paradis, il n’y a que l’amour et le pardon.