A moins de conclure que le citoyen s ‘est mué définitivement en consommateur ayant abandonné toute autonomie hors de son arbitrage devant un rayon de supermarché, il reste quand même des mouvements sporadiques « de niche » qui, s’ils ne rencontrent pas le succès escompté montrent que tout le monde n’est pas prêt à se faire conduire à l’abattoir.
Pour autant, la propagande et la liberté du « marché » portent en elles leurs propres contradictions et ne suffisent pas à enfermer les individus dans une sphère béate où elles pourraient annihiler toute forme d’interrogations et de ferments de révolte.
Pas sûr que la grenouille soit encore assez cuite.
Au sujet du discours médiatique comme relais des pouvoirs, il suffit de couper le son pour s’apercevoir que leur bruit n’est rien qu’un autre forme du silence.
La fabrication de l’opinion publique est une chose. L’adhésion du public à l’histoire racontée en est une autre. Quel est le processus qui empêche la distanciation et la mise en perspective de la part du public ?