@Eric F On pourrait préférer que l’ensemble du système bancaire soit nationalisé, mais notre expérience concrète en France a montré que ça a d’autres faiblesses.
C’est exact. J’ose à peine ressortir le vieux marronnier de la séparation des banques de dépôts et des banques d’affaires, connu sous le nom de Glass-Steagall Act, tellement le concept paraît suranné et aux antipodes de la modernité financière. Pourtant , à un moment donné il faudra bien que les masques tombent car l’effet d’aubaine du « numérique » et son éventuel dégonflement ne masquera pas le fait que toute l’économie financière ne vit que de bulles. Quand ce ne sera pas le numérique ce sera autre chose, aux choix : les métaux rares, l’espace, la vieillesse, la pollution, etc... Peu importe que les spéculateurs se cassent les dents, mais au minimum, on est en droit d’attendre des états qu’ils résistent au lobbying bancaire, qu’ils ne fassent pas des accords type Bâle3 des chiffons de papier et qu’ils arrêtent de « sauver » des banques dont l’unique objet est la captation de valeur pour elles et les risques pour tout le monde.
@Eric F En l’occurrence, le marché n’a rien corrigé du tout. Devant la panique des investisseurs les autorités financières ont été contraintes de fermer la banque puis de garantir le remboursement des clients au-delà des 250000 $ initialement prévus. A celà une seule raison : éviter la contagion et la panique générale qui s’ensuivrait car on aurait alors vite découvert que tout le système, du fait de son interdépendance était potentiellement dans la même situation. Sans parler des gros problèmes de gestion de la-dite banque. In fine, c’est l’argent public qui compensera les pertes du privé, as usual. Le marché est une vue de l’esprit.
@paparazzo Désolé, je n’y résiste pas... Un article dans le Poing signé par un type qui s’appelle Beretta et qui parle de stock d’armes... C’est bien ça la réindustrialisation, ou j’ai rien compris ?