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Patrick Adam

Patrick Adam

55 ans - Résident dans l’ex Rio de Oro, aujourd’hui Sahara marocain. Chercheur autodidacte intéressé à l’histoire de l’Ouest saharien et du Maghreb. Spécialiste du raid de Michel Vieuchange, jeune Français mort en 1930 à son retour de Smara, cité interdite du désert, et dont les Carnets de route, préfacés par P. Claudel, ont connu leur heure de gloire avant de sombrer dans l’oubli. Auteur de différents articles sur le sujet et d’un ouvrage paru en février 2006, aux éditions L’Harmattan, intitulé : "De Smara à Smara".
 [décédé début décembre 2006]
 

Tableau de bord

  • Premier article le 07/02/2006
  • Modérateur depuis le 27/02/2006
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Derniers commentaires



  • Patrick Adam Patrick Adam 8 septembre 2006 17:58

    @ Wrysia

    En réponse à votre post et à celui de Marsu, il me paraît évident qu’aucune religion ne peut parler sereinement de sexualité. A partir du moment où elle multiplie les interdits, ou même qu’elle donne des canaux d’expression prédéterminés, elle ne peut qu’engendrer des frustrations. Pour moi, la sexualité est un voyage, une découverte. Ce n’est pas un instinct qu’il convient de canaliser. C’est un moyen d’expression qu’il faut développer comme un don pour le dessin, la peinture, la cuisine, ou l’usage des mots... Etre meilleur est un bien noble but dans la vie. Mais comment y parvenir. En se pliant à des régles établis par d’autres et à des époques historiques bien définies, ou bien en se forgeant soi-même une personnalité conditionnée selon ses propres règles pour faire le bien tel qu’on apprend chaque jour un peu plus à le ressentir.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 8 septembre 2006 17:45

    @ wrysia

    Effectivement, au Sénégal les traditions doivent être bien différentes de celles qu’on rencontre au Maghreb. Au Sahara, c’est pareil. Les filles sont aussi très coquettes et elles sont loin d’avoir froid aux yeux. La femme y est aussi nettement plus libre qu’elle ne l’est dans le nord. Mariée elle est maîtresse de la tente, aujourd’hui de la maison, et divorcée elle acquiert une valeur supérieure grâce à son « expérience ». En cas de divroce elle récupère ses enfants et retourne s’installer dans sa famille où elle se fait courtiser assidument. D’autre part, le rituel religieux est nettement assoupli. Jusqu’au milieu du XXè siècle, on a pu dire que les Maures avaient une vision particulèrement « souple » de l’islam.

    Je pense effectivement qu’au Sénégal et en Afrique noire plus généralement, la religion est souvent une pratique gestuelle plus qu’un code de vie.

    Bien à Vous - Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 8 septembre 2006 17:21

    @ guillaume II

    La télé, franchement c’est pas mon truc. Aller montrer sa gueule à des gens qui n’en ont rien à foutre pour être coupé toutes les 20 secondes par un journaliste qui ne vous laisse finir aucune phrase ne fait pas partie de mes fantasmes. Alors pour ce qui est du dédoubleement, vos conclusions me paraissent bien hâtives.

    Pour ce qui est du thème de l’article qui concerne l’attitude de Lilian Thuram, je ne lui ai pas reproché d’être passé à la télé, j’imagine que ce n’est ni la première ni la dernière fois qu’il le fera, mais j’estime que son geste envers les enfants est critiquable en lui-même et que la façon dont il s’est senti obligé de se défausser le lendemain n’est pas très courageuse. Heureusement, il est nettement plus solide sur un terrain de foot.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 8 septembre 2006 17:19

    @ garçon de ferme en orbite (La ferme, célébrités ! - Lilian Massoulier) Personne n’a le droit de juger ce que je fais de mes revenus pour la bonne et simple raison que personne ne sait comment je vis. Ce qui est loin d’être le cas de L. Thuram qui étale sa femme, ses voitures et son train de vie assez régulièrement dans les médias. Je ne pense pas que que ce soit le cas de beaucoup d’intervenants qui ont critiqué son attitude sur ce thème. Pour ce qui est de mon sens des responsabilité, le fait de mettre un point d’honneur à répondre à ceux qui m’interpellent sans botter en touche devrait parler en ma faveur. Pour ce qui est de mes arguments, je n’ai pas dit : « qu’il se taise et qu’il paye pour eux ! » comme la fait De Villiers. Ce que j’ai dit peut se résumer à ceci : « qu’il parle s’il veut parler mais alors dans l’illégalité par la faute de leurs parents, que ses actes soient à la hauteur de son discours ». Offrir 70 places de foot à des gamains pris en otage dans un maelstrom politique dans lequel ils n’ont aucune prise, me paraît très dangereux et je pense que l’argent consacré aurait pu êtremieux utilisé. Que vont garder comme souvenir ces enfants ? Les images d’un match de foot ou bien que le monde est coupé en deux avec d’un côté les gentils qui, pour un soir, passent à la télé en disant je viens vous aider (mais si je ne m’abuse ça fait deux ou trois ans que les clandestins de Cachan vivaient cette situation précaire) et les méchants qui sont là pour faire peur aux gentils enfants sans défense... Gardez donc vos limousines spatiotemporales tant que vous en avez le temps et l’occasion. A minuit, le bal est fini et la capsule retombera sur terre pour se transformer en Radeau de la Méduse, vous savez le truc sur lequel les hommes sont redevenus canibales.



  • Patrick Adam Patrick Adam 8 septembre 2006 16:46

    @ l’auteur

    Le plus dérangeant dans le cas de Thuram, c’est que contrairement à Josiane Balasko (critiquable sur d’autres points) il n’a pas assumé son geste éminament politique et qu’il s’est réfugié derrière un anonymat qui aurait été trahi par d’autres... Pas très clair comme explication, mais parfaitement digne d’un homme politique... Il est pourtant évident que son geste était une signature politique, une posture, et qu’en tant que posture elle était attaquable ou défendable suivant l’opinion de chacun. Dire : « je ne l’ai pas voulu, je ne l’ai fait que pour le sourire des enfants et je ne voulais pas que ça se sache », après les paroles qu’il avait prononcées contre sarko, c’est nous prendre pour des imbéciles. En fait, il ne devait pas s’attendre à une telle levée de boucliers. Et il risque de traîner pendant quelque temps l’image d’un agitateur politique. Apparemment, vu son attitude hier soir au journal de la 2, il n’a pas l’air de vouloir enfiler le costume.

    Patrick Adam

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