La BBC rapporte d’ailleurs les propos de Maurice Schumann, alors secrétaire d’État aux Affaires étrangères : « [Dulles] n’a pas vraiment offert les bombes atomiques. Il a fait une suggestion, et a posé une question. Il a prononcé les deux mots fatals : “bombe nucléaire”. La réaction immédiate de Bidault a été de faire comme s’il ne prenait pas la proposition au sérieux. » L’Indochine passa ainsi à côté d’un nouvel Hiroshima. Pourquoi ce refus de la France ? Bidault explique que si une bombe atomique permettrait d’éliminer les troupes vietminh, elle ferait de même avec ses propres soldats. Quelques jours plus tard, après 56 jours de siège, l’armée française abandonnait le combat. Bilan : plus de 1.100 morts côté français, environ 1.600 disparus et entre 4.000 et 5.000 blessés. Côté vietminh, la BBC parle de 22.000 pertes humaines. Des dégâts moindres qu’une bombe atomique, certes, mais qui restent importants.
C’est l’histoire d’une de ces rencontres improbables qui peut changer le cours d’une vie : la rencontre entre Germain, la cinquantaine, presque analphabète, et Margueritte, une vieille dame très érudite. Germain mène une vie tranquille entre ses potes, sa copine Annette et sa caravane, installée au fond du jardin de sa mère. Il n’a jamais connu son père, sa mère s’est retrouvée enceinte de lui sans le vouloir et le lui fait bien sentir. Et à l’école primaire, il était la tête de turc de son instituteur. Ses copains de bistrot l’aiment bien, mais se moquent souvent de lui. Pourtant Germain, loin d’être un imbécile, est un philosophe candide, un diamant brut dans lequel jamais personne n’a songé à tailler de facettes. Si sa tête est restée « en friche », c’est qu’on ne l’a pas cultivée. Un jour, il va rencontrer Margueritte qui va lui lire à haute voix des extraits de romans. Germain va découvrir la magie des livres, dont il se croyait exclu à jamais. Mais Margueritte perd la vue, et pour l’amour de cette petite grand-mère malicieuse et attentive, il ira jusqu’à se mettre à lire pour elle, à haute voix, lorsqu’elle ne pourra plus le faire. C’est une histoire qui parle de gens simples et vrais, parfois touchants, amusants et souvent très drôles. Une histoire tendre, pleine d’espoir, qui prouve qu’il est toujours possible d’apprendre et jamais trop tard pour être heureux. Acteurs Gérard Depardieu, Gisèle Casadesus Réalisateur Jean Becker
..... La Méditerranée est un lac de civilisation ; ce n’est certes pas pour rien que la Méditerranée a sur l’un de ses bords le vieil univers et sur l’autre l’univers ignoré, c’est-à-dire d’un côté toute la civilisation et de l’autre toute la barbarie. Le moment est venu de dire à ce groupe illustre de nations : Unissez-vous ! allez au sud. (...) Quelle terre que cette Afrique ! L’Asie a son histoire, l’Amérique a son histoire, l’Australie elle-même a son histoire ;l’Afrique n’a pas d’histoire. Une sorte de légende vaste et obscure l’enveloppe. Rome l’a touchée, pour la supprimer ; et, quand elle s’est crue délivrée de l’Afrique, Rome a jeté sur cette morte immense une de ces épithètes qui ne se traduisent pas : Africa portentosa ! ( Applaudissements. ) C’est plus et moins que le prodige. C’est ce qui est absolu dans l’horreur. Le flamboiement tropical, en effet, c’est l’Afrique. Il semble que voir l’Afrique, ce soit être aveuglé. Un excès de soleil est un excès de nuit. Eh bien, cet effroi va disparaître. Déjà les deux peuples colonisateurs, qui sont deux grands peuples libres, la France et l’Angleterre, ont saisi l’Afrique ; la France la tient par l’ouest et par le nord ; l’Angleterre la tient par l’est et par le midi. Voici que l’Italie accepte sa part de ce travail colossal. L’Amérique joint ses efforts aux nôtres ; car l’unité des peuples se révèle en tout. L’Afrique importe à l’univers. Une telle suppression de mouvement et de circulation entrave la vie universelle, et la marche humaine ne peut s’accommoder plus longtemps d’un cinquième du globe paralysé. De hardis pionniers se sont risqués, et, dès leurs premiers pas, ce sol étrange est apparu réel ; ces paysages lunaires deviennent des paysages terrestres. La France est prête à y apporter une mer. Cette Afrique farouche n’a que deux aspects : peuplée, c’est la barbarie ; déserte, c’est la sauvagerie ; mais elle ne se dérobe plus ; les lieux réputés inhabitables sont des climats possibles ; on trouve partout des fleuves navigables ; des forêts se dressent, de vastes branchages encombrent çà et là l’horizon ; quelle sera l’attitude de la civilisation devant cette faune et cette flore inconnues ? Des lacs sont aperçus, qui sait ? peut-être cette mer Nagaïn dont parle la Bible. De gigantesques appareils hydrauliques sont préparés par la nature et attendent l’homme ; on voit les points où germeront des villes ; on devine les communications ; des chaînes de montagnes se dessinent ; des cols, des passages, des détroits sont praticables ; cet univers, qui effrayait les romains, attire les français. (...) Refaire une Afrique nouvelle, rendre la vieille Afrique maniable à la civilisation, tel est le problème. L’Europe le résoudra. Allez, Peuples ! emparez-vous de cette terre. Prenez-la. À qui ? à personne. Prenez cette terre à Dieu. Dieu donne la terre aux hommes, Dieu offre l’Afrique à l’Europe. Prenez-la. Où les rois apporteraient la guerre, apportez la concorde. Prenez-la, non pour le canon, mais pour la charrue ; non pour le sabre, mais pour le commerce ; non pour la bataille, mais pour l’industrie ; non pour la conquête, mais pour la fraternité. ( Applaudissements prolongés.) Versez votre trop-plein dans cette Afrique, et du même coup résolvez vos questions sociales, changez vos prolétaires en propriétaires. Allez, faites ! faites des routes, faites des ports, faites des villes ; croissez, cultivez, colonisez, multipliez ; et que, sur cette terre, de plus en plus dégagée des prêtres et des princes, l’Esprit divin s’affirme par la paix et l’Esprit humain par la liberté !
@Michel Maugis Pendant la guerre d’indépendance contre le colonialisme français, on parle du Viêt Minh (ancêtre du Viêt Công)
Le Việt Minh, également orthographié Viet-Minh, Viêt-Minh ou Vietminh (contraction de Việt Nam Ðộc Lập Ðồng Minh Hội, en chữ nôm 越南独立同盟會, traduit en français Ligue pour l’indépendance du Viêt Nam ou Front pour l’indépendance du Viêt Nam), était une organisation politique et paramilitaire vietnamienne, créée en 1941 par le Parti communiste vietnamien. Le Viêt Minh se présentait comme un front commun regroupant des nationalistes de toutes obédiences, et visant à lutter pour l’unité et l’indépendance du Viêt Nam, alors sous contrôle français et composé de deux protectorats (le Tonkin au nord, l’Annam au centre) et d’une colonie (la Cochinchine au sud). En pratique, la direction du Viêt Minh fut toujours nettement dominée par les communistes, dont le principal dirigeant était Hô Chi Minh. L’Armée populaire vietnamienne a été créée par Võ Nguyên Giáp en tant que branche armée du Viêt Minh. La ligue fut officiellement rebaptisée en 1951, mais le nom de Viêt Minh demeura d’usage jusqu’à la fin de la guerre d’Indochine pour désigner les indépendantistes et leurs forces armées.
Nationalisme Etymologie : du latin natio, naissance, extraction, dérivant de natus, né.
Ce nationalisme est une doctrine et une action politique qui visent à l’indépendance d’une nation lorsqu’elle est placée sous une domination étrangère. Le nationalisme peut aussi chercher à défendre une culture opprimée ou niée par un occupant ou dissoute au sein d’un ensemble plus vaste.
Le nationalisme s’appuie alors sur l’unité historique, culturelle, linguistique de la population (Voir Nation). Il est fondé sur le principe d’autodétermination des peuples (« droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ») avec pour conséquence la souveraineté populaire et l’indépendance de l’État sur un territoire national.
Ce mouvement, qui s’est développé au XVIe siècle, a abouti à la création de nations indépendantes (Grèce, Italie, Allemagne). La fin de la Première Guerre mondiale et la chute des Empires allemand, austro-hongrois et ottoman ont conduit à une autre vague de créations d’Etats indépendants : Pays baltes, Pologne, Finlande, Yougoslavie, Turquie...
Lorsqu’il s’agit de revendications par une communauté particulière au sein d’un Etat-nation plus étendu, on parle de régionalisme, d’autonomisme ou d’indépendantisme, suivant le degré souhaité d’autonomie.
D’abord, je vous remercie vivement pour votre formidable action à travers votre activisme pacifique, particulièrement votre énorme soutien aux victimes d’Agent Orange.
Et pour compléter votre excellent article, je vous cite 2 autres articles : Assassiner l’Histoire de John Pilger, et Vietnam : Documentaire ou fiction ? de Moon of Alabama .
Citant The War of the Flea de Robert Taber, Lansdale a dit : « Il n’y a qu’un seul moyen de vaincre un peuple insurgé qui ne veut pas se rendre, c’est de l’exterminer. Il n’y a qu’une seule façon de contrôler un territoire qui résiste, c’est de le transformer en désert. »
Stein de Newsweek : La guerre du Vietnam : le nouveau documentaire de Ken Burns ignore les causes de l’inutile et désastreux conflit Burns s’efforce de donner un poids égal à chacune des visions contradictoires du conflit, mais il s’enlise rapidement dans une grande boue historique et s’égare dans le méandre des théories opposées qui cachent les véritables causes des guerres ... Thomas A Bass de Mekong Review : L’amnésie américaine Dans l’épisode deux, « Insurrection » (1961-1963), nous entrons plus profondément dans l’univers de Burns. La guerre a été présentée comme une guerre civile, les Etats-Unis défendant un gouvernement démocratique librement élu dans le sud contre les communistes du nord qui l’envahissent. Les soldats américains se battent contre un ennemi sans dieu que Burns dépeint comme une marée rouge qui s’étend sur les cartes de l’Asie du Sud-Est et du reste du monde. Les documents historiques de l’épisode 1, « Déjà Vu** » (1858-1961), qui contestent cette vision de la guerre, sont soit ignorés soit mal interprétés. ... David Thomson de la London Review of Books : Simplement un Empire Si le film semble être une épopée, une fiction héroïque, c’est parce qu’il ne recherche pas la vérité historique mais s’intéresse plutôt au sens de la vie et de la mort. ... Burns et Novick précisent que, malgré l’opposition passionnée qui s’est élevée contre la guerre, et pas seulement de la part des jeunes, la majorité des Étatsuniens disent qu’ils y croyaient. Ils ont soutenu la Garde nationale de l’Ohio quand elle a tiré sur des étudiants à Kent State. Leur approbation paresseuse est brillamment décrite par l’expression de Nixon « la majorité silencieuse ». ... Il ne fait guère de doute que les révolutions culturelles des années 1960 - les « ruisselets*** » de Merrill McPeak – ont été une libération pour une minorité de personnes, et qu’elles ont créé un schisme en Amérique qui s’est manifesté de manière toujours aussi évidente dans les élections de 2016.