• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

phan

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 5242 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • phan 18 février 2017 00:30
    Pierre Joxe : « Quand l’histoire coloniale pèse tellement sur le présent, il vaut mieux la connaître »

    Ancien ministre de l’Intérieur, Pierre Joxe travaille aujourd’hui comme avocat des mineurs. Pour le Bondy Blog, il met son expertise au service d’un décryptage exceptionnel. Expliciter l’héritage colonial de la France, pour mieux comprendre l’état d’urgence et les dissensions qui, parfois, troublent les consciences dans notre pays.
    ....
    Or, oui, la délinquance est un phénomène aussi vieux que la pauvreté. Qui se vérifiait dans les banlieues parisiennes dans la zone des « fortifications » il y a un siècle. Alors qu’à l’époque, les immigrés de l’intérieur, c’étaient des petits Bretons, des petits Auvergnats, des petits Savoyards, des petits pauvres, quoi. Et c’est un phénomène d’une grande ancienneté puisque les migrations intérieures d’origine coloniale ont à peine commencé avant la Seconde guerre mondiale, mais se sont intensifiées après.
    Elles sont d’ailleurs à l’origine directe de ce qu’on a appelé le « miracle économique » ou les « Trente Glorieuses ». C’était une main-d’œuvre bon marché (des travailleurs isolés, des hommes jeunes et sans coûts liés à la famille), relativement francophone, docile, encore coloniale jusqu’à la fin de la guerre d’Algérie. Qui a vécu dans des conditions épouvantables, les « bidonvilles », puis dans des logements construits à la hâte… Docile, jusqu’à ce qu’elle se révolte.
    Ne pas se souvenir de ce cruel passé colonialiste et raciste, c’est s’interdire de préparer un avenir de liberté et d’égalité. Je n’oublie pas la Fraternité : mais beaucoup ignorent que ce troisième mot « Fraternité » n’a été ajouté que très tardivement à la devise révolutionnaire : en février 1848. Pourquoi donc ? Peu connue, l’explication est pourtant simple : la Déclaration des droits de l’homme n’avait pas aboli l’esclavage. Elle l’avait maintenu, cette Déclaration.
    Il faut enseigner ce point d’histoire à nos enfants…
    Propos recueillis par Louis Gohin



  • phan 17 février 2017 22:57

    (MFI) Voici sous la plume d’une équipe d’historiens, d’anthropologues et de sociologues réputés (Elika M’Bokolo, Pap Maiaye, Jacques Pouchepadass, Yves Bénot, Catherine Coquery-Vidrovitch, pour ne citer que les plus connus), conduite par l’historien de l’école des Annales Marc Ferro, un réquisitoire impitoyable contre le colonialisme occidental et les crimes commis par ses protagonistes dans les quatre coins du monde au nom de la supériorité raciale et civilisationnelle. Cet ouvrage, construit sur le modèle du Livre noir du communisme, fera date car ses auteurs ne dressent pas seulement la liste des excès et des méfaits du colonialisme, mais analyse aussi l’idéologie colonialiste, son inhumanisme, sa perversité et les raisons de sa perpétuation au XXIe siècle sous de nouvelles formes.
    ...

    L’Algérie

    (MFI) L’histoire de « l’Algérie française » que récapitule Marc Ferro va de l’expédition de 1830 à la guerre d’Algérie qui dura huit ans, de 1954 à 1962, année des accords d’Evian qui scellèrent son indépendance. L’auteur passe en revue les événements majeurs de cette longue colonisation, les vues plus ou moins généreuses de Napoléon III qui se voulait « l’ami des Arabes », l’insurrection de 1871 en Kabylie, les manœuvres néfastes de l’administration coloniale : l’opposition catégorique des « pieds-noirs » au projet Blum-Violette de 1936 qui ne visait pourtant qu’à accorder la citoyenneté française à quelque 20 000 « indigènes », le massacre de Sétif en 1945, le jour de l’armistice, et le scrutin truqué en 1948 par le gouverneur général Naegelen pour empêcher une victoire des nationalistes. L’auteur analyse la rivalité entre les deux partis nationalistes algériens, dirigés respectivement par Messali Hadj et Ferhat Abbas, l’attitude du Parti communiste français, puis enfin la guerre d’indépendance elle-même, dont le déclenchement suivit de peu la défaite des troupes françaises à Dien Bien Phu en Indochine. Trois documents annexes reflètent bien la controverse passionnée qui entoura en France cette guerre d’Algérie : un récit de la torture d’un combattant algérien par une unité française, publié par la revue Esprit en 1957, le manifeste dit des 121 intellectuels contre la guerre d’Algérie de septembre 1960, signé entre autres par Jean-Paul Sartre, et une lettre d’Albert Camus au comité Messali Hadj dans laquelle l’écrivain français autorise le comité à citer son nom « chaque fois qu’il s’agira de faire libérer des militants arabes », mais ajoute qu’il « désapprouve totalement le terrorisme qui touche aux populations civiles ».

    C.W.


  • phan 17 février 2017 22:38
    @alinea
    « L’histoire est une suite de mensonges sur lesquels on est d’accord » - Napoléon Bonaparte
    Par sa déclaration, Macron est là pour flatter une partie de l’électorat français sensible au rejet anticolonialiste. Hollande qui reconnait la souffrance des Harkis, les enfants des Harkis votent aussi. Mais la plupart se trompe, l’électorat de confession musulmane est plutôt tenté par l’absentéisme.
    Par sa déclaration, Macron est là pour flatter le pouvoir algérien, qui, par manque d’adhésion populaire, a mainte fois utilisé la critique de la colonisation française pour se maintenir au pouvoir (80 % des Algériens n’ont pas connu la guerre d’indépendance)
    Souvenez vous de la loi du 23 février 2005 prescrit d’enseigner « le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord ». Un « devoir de mémoire » bien amnésique :
    La gauche ne s’était pas opposée au texte. Lors des débats parlementaires un député communiste avait même fait l’éloge de « l’œuvre accomplie en des terres ingrates ». Seul l’alinéa 2 de l’article 4 a été abrogé par décret du 15 février 2006.
    Colonisation et esclavage : pour François Fillon, c’est un « partage de culture » : il a gagné la primaire à droite en flattant une partie de l’électorat bien de chez nous !


  • phan 17 février 2017 18:57
    @lermontov
    nemo auditur propriam turpitudinem allegans (nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude)
    Pour commémorer le bicentenaire de la bataille de Waterloo, la Belgique frappe une pièce... de 2,5 EUR. Une valeur faciale étonnante, qui s’explique par l’opposition de la France au projet.
    C’est un trait typiquement français : de Chirac à Hollande inclus, nos élites détestent la France, les Français et leur histoire.




  • phan 17 février 2017 15:21

    @lermontov
    Tintin au Congo : c’est une autre histoire (histoires oubliées, histoires occultées)

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv