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Philippakos

Philippakos

Photographe dans un centre de recherche archéologique, passionné de culture visuelle et de sociologie de l’image. Ancien élève de l’école Louis Lumière. Tente d’insister sur l’absence d’universel dans la perception des images mais aussi sur l’omniprésence du sens, inévitable, des représentations iconiques. Enfin, essaie de prévenir des dangers de la manipulation graphique dont les règles sont souvent bien connues de celui qui l’utilise mais pas forcément des spectateurs qui en sont victimes.

Tableau de bord

  • Premier article le 03/05/2007
  • Modérateur depuis le 25/05/2007
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Derniers commentaires



  • Philippakos Philippakos 29 novembre 2007 11:41

    Je ne suis pas si sûr que le Globish y soit pour quelque chose. Si des langues disparaissent, effectivement, cela signifie souvent que la communauté qui les parle n’est plus assez représentative ou encore plus assez isolée pour développer une expression propre. Une autre langue, géographiquement proche, les a alors supplantées. C’est frappant en France où bon nombre de langues régionales ont disparu au profit du français. On peut le regretter mais il n’en demeure pas moins qu’il est difficile de lutter contre des tendances linguistiques « naturelles ». On peut aussi remarquer que des « dialectes » apparaissent aussi(banlieues des grandes villes, communautés noires américaines, par exemple...)là où un groupe humain vit plus ou moins en autarcie.



  • Philippakos Philippakos 29 novembre 2007 10:19

    Lire l’article jusqu’au bout. Le mandarin, est-il précisé, est la langue première (pas apprise) la plus parlée au monde. Pas de publicité pour l’anglais non plus, voir la conclusion et les caractéristiques du globish.



  • Philippakos Philippakos 22 novembre 2007 10:54

    Pour résumer, je dirai que le mythe ne se réclame, en aucun cas, le représentant dune réalité quelconque et qu’il n’est donc pas à mettre sur le même plan que le mensonge (politique, journalistique ou autre). Que le mythe ait pu entraîner des dérives dans l’histoire (inquisition, instauration de régimes totalitaires, etc), ce n’est qu’une triste conséquence d’un usage abusif de certains moyens à des fins précises. Ce n’est pas le mythe qui est en cause alors mais son utilisation.



  • Philippakos Philippakos 22 novembre 2007 08:48

    Article fort intéressant mais qui, je crois, fait une légère confusion entre le mensonge, l’affabulation, et le mythe comme il est défini depuis l’Antiquité, c’est-à-dire une histoire forgée à partir d’un groupe de personnages non-humains ayant des pouvoirs surnaturels. D’ailleurs les peuples de l’Antiquité séparent très bien le mythe de la réalité. Il ne viendrait à l’esprit d’aucun Grecs, à l’époque classique, de refaire une guerre de Troie. Il y a certes, dans leurs créations, une interaction entre mythes et populations dans la mesure où les secondes inventent les premiers, mais le mythe ne pose pas la question de sa vérité. Il est admis comme tel, comme une histoire, une fiction, n’est pas remis en question et navigue dans un autre domaine que celui du réel. Ne pas oublier que nous vivons aujourd’hui dans un monde devenu cartésien, manichéen de plus, où la vérité est opposée au mensonge. Il n’en a pas toujours été ainsi et, encore maintenant, un chrétien érudit vous dira que la preuve scientifique de l’existence de Jésus ne l’intéresse pas et qu’il situe les croyances religieuses dans un autre domaine... on serait tenté de dire, celui du mythe. Rien à voir avec des mensonges politiques et des contrevérités journalistiques. Le positivisme scientifique est une notion récente qui ne laisse pas de place aux mythes, ce n’est pas une raison pour les assimiler à des affabulations.



  • Philippakos Philippakos 18 novembre 2007 22:28

    Les toiles blanches, ou monochromes, ou un trait de crayon sur une toile gigantesque (Miro)... plus généralement des pieds de nez à l’idée de l’objet pensé, fini, tavaillé, sur lequel on a sué, où on a voulu impliquer tout son être, quand on a voulu transmettre une sensation, une impression, une idée même... vaste problème qui amène chaque fois beaucoup de commentaires. Force est pourtant de constater que cet art-là existe, qu’il se vend bien (pas tout, qu’on se rassure) et qu’il fait maintenant partie de l’histoire de l’Art. Alors pourquoi ? Il vaudrait mieux poser la question en ces termes que de jeter le bébé avec l’eau du bain : monochrome, il se fout du monde, c’est n’importe quoi.

    Je ne suis pas peintre mais ai des amis qui le sont. Se planter aujourd’hui devant une toile avec ses pinceaux, en sachant tout ce que les prédécesseurs ont fait, leur pose de sacrés problèmes à ces artistes. Peut-être était-il mieux d’ignorer ce que faisaient ses voisins, même lointains, mais aujourd’hui ce n’est plus possible à moins de verser dans l’autisme. On ne peut plus faire abstraction de l’histoire quand on se retrouve devant la toile blanche (justement).

    Constatons tout de même que la désacralisation de l’Art, qui ne date pourtant pas d’hier, a échoué. Le baiser rouge sur la toile blanche (de l’article) en faisait partie et son auteur est attaqué devant les tribunaux. Celui qui casse méthodiquement les urinoirs de Duchamp (pourtant chef de file de cette tendance) aussi. Les expériences tentées pour faire agir le public d’une exposition directement sur les oeuvres ne rencontrent le plus souvent que les réticences des visiteurs qui n’osent pas... Quand une oeuvre est accrochée dans une salle d’exposition, on n’y touche pas... c’est ainsi et cela va à l’encontre du souhait de certains artistes qui manquent donc leur cible. Fluxus qui prônait l’art de tout le monde, l’art du pas sérieux, l’art plaisanterie dans les années soixante est retombé dans l’oubli, ou plutôt son esprit n’a pas connu les retombées qu’il escomptait.

    Quand l’objet se sépare de la création (production industrielle) l’art ne doit-il pas en tenir compte ? Pour ma part je reste peu sensible à la négation. Et la toile blanche (je me fais l’avocat du diable), c’est le degré ultime de l’anticréation, la création zéro, l’absence ou la négation. Si des galeries acceptent de l’exposer, si des acheteurs consentent à dépenser de grosses sommes pour l’acquérir, c’est le reflet incontestable d’une époque dont on peut penser ce qu’on veut mais dont on fait malgré tout partie.

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