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Philippakos

Philippakos

Photographe dans un centre de recherche archéologique, passionné de culture visuelle et de sociologie de l’image. Ancien élève de l’école Louis Lumière. Tente d’insister sur l’absence d’universel dans la perception des images mais aussi sur l’omniprésence du sens, inévitable, des représentations iconiques. Enfin, essaie de prévenir des dangers de la manipulation graphique dont les règles sont souvent bien connues de celui qui l’utilise mais pas forcément des spectateurs qui en sont victimes.

Tableau de bord

  • Premier article le 03/05/2007
  • Modérateur depuis le 25/05/2007
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Derniers commentaires



  • Philippakos Philippakos 5 novembre 2007 10:28

    Pour Georges. Des statistiques ont été faites sur le football professionnel italien. Les résultats sont accablants. Les taux de certains cancers sont dix fois supérieurs à la normale. Vous semblez ignorer ce qui se passe dans le sport pro. « Le seul problème selon moi est que le dopage peut fausser les résultats » est une réaction qui est certes sympathique mais tout le monde sait que tous les coureurs se dopent dans certains sports (essayez de parler avec des gens qui évoluent dans le cyclisme, par exemple...). Expérience personnelle : il ya déjà plus de trente ans des camarades amateurs ont arrêté la compétition, écoeurés par la pression des entraîneurs dans leurs clubs pour leur faire prendre n’importe quoi. Ils avaient 17 ans. Les sportifs sont tous coupables, mais les entraineurs aussi et le public devient complice. Ce que vous proposez est la situation actuelle : « condamnons les reconnus coupables sans stigmatiser celui qui aurait le malheur de paraître trop fort sans se faire prendre, sinon on ne s’en sort plus. En gros présomption d’innocence même en cas de gros gros doutes et acharnement médiatique seulement sur les contrôlés positifs ». Personne ne paraît s’en satisfaire et les résultats de cette méthode laissent franchement à désirer, pour ne pas dire plus : aucune évolution dans le Tour de France. Pire même, ils vont de plus en plus vite (consultez les moyennes). Chaque année on nous parle de tour exemplaire, chaque année des scandales explosent. N’avez-vous pas la sensation qu’on se moque de nous ? La seule solution qui vient à l’esprit serait un dopage contrôlé médicalement pour éviter que les jeunes sportifs n’y laissent trop de plumes. Pour le reste, je crois que le dopage est inévitable à cause de l’hypermédiatisation du sport et des fortunes qu’il brasse. Mais autant être francs et ne pas en condamner certains quand tout le monde trempe dans le même bain. Les sportifs ne s’y trompent pas, eux, quand ils accueillent Virenque dans le peloton, à la suite de ses condamnations, avec des applaudissements. Ils savent très bien qu’ils auraient pu être à sa place. L’athlétisme verse dans Guignol’s band. Tous les sprinters sont, tôt ou tard, convaincus de dopage l’un après l’autre (Greene, Gatlin, Jones, Thanou, Kendéris, Keita). La plupart nient farouchement. Que peuvent-ils faire d’autre ? Cela devrait donner à penser tout de même !!!



  • Philippakos Philippakos 2 novembre 2007 18:00

    Le problème c’est que les champions en meurent, faute de savoir se limiter. Difficile de donner tort à des gamins de vingt ans. Si le dopage était inoffensif il n’aurait jamais posé problème et tout le monde s’en serait arrangé.



  • Philippakos Philippakos 2 novembre 2007 17:57

    Oui l’amateurisme c’est bien, surtout pour celui qui pratique. Le problème reste qu’il ne fait pas recette et que le sport est devenu un sacré commerce. Il n’y a qu’à voir le rugby dernièrement... qui sortait de l’amateurisme il n’y a pas si longtemps.



  • Philippakos Philippakos 2 novembre 2007 12:25

    Il existe en effet chez les journalistes un culte de l’événement (scoop) et dénoncer un athlète dopé en est un... même si on sait (y compris les journalistes) que tous les athlètes, dans certaines disciplines, le sont. Il y a aussi un problème de société devant la culpabilité, la tricherie. Pourquoi le public est-il tellement intéressé de savoir que XXX a été pris en faute pour dopage ? La morale débarque alors, avec un jugement, un verdict, une punition qui mettent le sujet à l’écart de la société. On l’a clairement vu avec Marion Jones, ses excuses pathétiques et ses pleurs.



  • Philippakos Philippakos 1er novembre 2007 09:30

    Toujours dur de parler de racisme... l’article a le mérite d’essayer mais je ne comprends pas bien le rapport avec les individus qui devraient être libres d’exprimer une opinion, de croire ou non en Dieu et les notions de « races ». Avec des débats comme ça, on dérape rapide en confondant des notions qui n’ont aucune relation entre elles.

    Il est vrai que la discrimination positive apporte de l’eau au moulin des théories raciales. Je vais juste soumettre quelques éléments en me faisant tout petit par rapport à des spécialistes comme Jean Charles qui apportent beaucoup au débat par ses connaissances.

    Puisqu’on parle d’animaux, un vétérinaire m’a dit que les chiens, par exemple, ne fonctionnent pas génétiquement comme les hommes. Je précise : en partant du loup, en sélectionnant des petits animaux, en les croisant, en rajoutant des loups de telles caractéristiques, on est parvenu à faire des races de chiens aussi différentes que le Basset et le Grand Danois. Cela ne pourrait pas se faire avec les hommes, ça ne marche pas (ne me demandez pas pourquoi, je ne suis pas généticien)... et heureusement.

    Aux USA, un individu avec une « goutte » de sang « noir » dans les veines est considéré comme noir. On a affaire alors à des notions de « race pure » qui seraient « dénaturées », principe complètement inacceptable et scientifiquement ridicule. Ne pas citer les USA en exemple sur ces sujets-là.

    Faire de la discrimination positive veut dire classer des individus dans des catégories et donc opérer à des généralités inévitables... alors qu’elles commençaient à disparaître avec la mondialisation, les transferts de populations et les mixages divers. L’homme blanc, dans tous les cas où il a eu à se prononcer dans un cadre ségrégationiste, a déclaré noir tout ce qui n’était pas blanc par souci de jugement manichéen et peur de gestion des nuances. Or, justement, si l’on prend les nuances en considération, aucune théorie raciale n’est tenable, pas seulement scientifiquement (c’est une évidence) mais aussi subjectivement. Ex : les noirs sont peureux (adjectif pris au hasard, que personne n’y voit autre chose)oui mais les « un peu moins noirs » sont-ils aussi peureux ? Et les « encore un peu moins noirs » le sont-ils toujours ?... et les presque blancs ? et ainsi de suite pour toutes les catégories.

    Le racisme est une généralité appliquée à un type physique caractéristique. Tout porte à croire que les mixages de sociétés tendront à multiplier les types physiques jusqu’à faire disparaître les catégories dans lesquelles on enferme les individus. Ces mixages créeront toutes les nuances qui empêcheront, de facto, les généralités... et le racisme devrait s’évanouir de lui-même, sans faire de bruit.

    La discrimination positive est une absurde pratique démagogique de certains gouvernants. Elle signifie : resituer les individus qui s’en échappaient dans un groupe de caractéristiques communes, et donc favoriser la généralité qu’on peut faire sur ce groupe. Cette discrimination positive s’explique par la sous-représentation dénoncée par des portes paroles de groupes ethniques qui oublient tout de même qu’un asiatique de troisième génération, en France, est entièrement assimilable à un Européen, culturellement et linguistiquement et plus trop à un Asiatique. Le placer dans un groupe « asiatique », ce serait renier son assimilation pour le présenter comme différent, et donc ayant droit à certains « privilèges » dus à son aspect physique. Ce serait remettre au goût du jour un racisme qui aurait tendance à s’éteindre. J’espère que les partisans de ce type d’actions ont bien mesurer les conséquences de leurs décisions. Si cette ségrégation comprend quelques adeptes c’est parce qu’ils n’ont pas pris en considération les différences sociales. Quoi de plus naturel que d’anciens esclaves soient moins représentés que les maîtres blancs dans le monde du pouvoir fait par des blancs, pour des blancs avec leurs valeurs et leurs cooptations ? Mais ce sont ces valeurs et ces cooptations qu’il faudrait transformer. Hélas, ces avancées-là n’adviendront pas simplement en changeant la couleur de peau de quelques représentants pour faire passer la pilule. La ségrégation positive c’est une dangereuse démagogie. Elle est injustifiale dès qu’on quitte le domaine de l’absolu.

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