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Philippakos

Philippakos

Photographe dans un centre de recherche archéologique, passionné de culture visuelle et de sociologie de l’image. Ancien élève de l’école Louis Lumière. Tente d’insister sur l’absence d’universel dans la perception des images mais aussi sur l’omniprésence du sens, inévitable, des représentations iconiques. Enfin, essaie de prévenir des dangers de la manipulation graphique dont les règles sont souvent bien connues de celui qui l’utilise mais pas forcément des spectateurs qui en sont victimes.

Tableau de bord

  • Premier article le 03/05/2007
  • Modérateur depuis le 25/05/2007
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Derniers commentaires



  • Philippakos Philippakos 19 octobre 2007 09:13

    A l’auteur,

    Eh oui, j’arrive un peu tard, mais je n’ai pas un ordinateur à portée de main tous les jours ces dernières semaines. Merci de m’avoir conseillé la lecture de l’article que je trouve très bon. Sans flatterie ou politesse excessive.

    L’objectivité, grave problème en effet... Quand on voit comment sont faits les articles par des pros du journalisme, ça fait frémir. Une ancienne copine était journaliste au Matin de Paris. J’ai vu faire... débarquer dans un pays, c’est pas tout, encore faut-il connaître la langue, un minimum la culture. Je ne sais pas si vous remarquez mais quand le journalisme généraliste traite d’un sujet que vous connaissez bien, professionnellement parlant, l’article semble toujours en dessous de tout : une suite de banalités, de nombreuses contre vérités et j’en passe... La crise du journalisme est réelle. Soit le journaliste fait dans les idées et il est très inférieur à un spécialiste du domaine de son article (on ne peut pas être spécialiste de tout), soit il fait dans l’événement et aujourd’hui il est en concurrence avec tout un chacun armé d’un téléphone portable (les derniers plus grands scoops sont les oeuvres d’amateurs). Raison pour laquelle Le Monde Diplomatique a recours presque uniquement à des spécialistes pour ses articles, pas des journalistes. Quand à l’objectivité, bien qu’il soit vrai que la presse anglo-saxonne soit plus rigoureuse de ce point de vue, elle reste, bien évidemment, une chimère... La solution, pour moi, serait un journalisme hyperspécialisé avec des auteurs très compétents dans des domaines bien limités. La conséquence en serait une multiplication des journalistes, incompatible avec les quotidiens en crise. Alors ???



  • Philippakos Philippakos 9 octobre 2007 20:01

    Ce n’est pas seulement de l’agacement, c’est de l’indignation devant le « laisser faire » qui pourrait nous infliger un massacre de bébés à la tronçonneuse pour promouvoir des couches culottes. Il est du domaine de l’ingérence que des publicitaires jouent sur nos sensibilités de façon aussi morbide pour provoquer les réactions du citoyen et le réveiller brutalement de son indifférence. Puisqu’on ne peut échapper à ces immenses placards, faisons au moins respecter ce droit à l’indifférence.



  • Philippakos Philippakos 9 octobre 2007 11:23

    Un petit ajout encore. Comme je l’ai déjà dit dans un commentaire de l’article précédent, je ne suis pas pour permettre une agression délibérée du spectateur. En effet, dans le cas de ces grandes affiches, on n’a pas la possibilité de ne pas les voir... et ça, c’est une atteinte flagrante à la liberté de chacun. On ne doit pas supporter toutes les provocations et les agressions visuelles des publicitaires dont le but premier est, ne l’oublions pas, de vendre leur camelote.



  • Philippakos Philippakos 9 octobre 2007 10:48

    Article fort intéressant sur une seule image qu’on peut disséquer de tant de façons. Mais d’abord une précision étymologique : il n’y a pas de NO dans « anorexie ». Le mot se décompose avec A le privatif et OREXIA l’appétit, le N faisant la liaison, en aucun cas donc NO - REXIE.

    Ensuite je suis étonné de ne pas trouver dans les commentaires le mot « provocation ». Toscani est pourtant un spécialiste du procédé : utiliser un thème dont on parle (le SIDA il y a vingt ans) pour attirer le scandale, les commentaires de tous bords, la censure même... Le slogan « come as you are » de la marque est un des plus raccoleurs jamais utilisé dans la pub. Il oublie seulement que les ados (puisque c’est à eux en priorité que ces pubs s’adressent) ne se font pas tout seuls, que leur construction se fait par la synthèse de différents modèles... et que ce n’est pas demain qu’on refera la psychologie.

    Le « come as you are » va dans le sens du « parce que vous le valez bien », c’est-à-dire une flatterie délibérée du consommateur à qui on donne un rôle prédominant dans un processus où il n’est que la victime de marchands qui décident pour lui. La tendance de la pub contemporaine est de lui faire croire le contraire, de caresser son ego dans le sens du poil, de déifier l’individu à une époque où il doute le plus de la pertinence de sa personne. En commentant largement cette image (c’est déjà le second article, rien que dans AV) Toscani ne touche-t-il pas déjà son but qui est que le client retienne le nom de No-l-ita ?



  • Philippakos Philippakos 7 octobre 2007 09:49

    Remarque très judicieuse de Pixel mais qui pourtant bute sur un écueil : cette presse est de plus en plus lue alors que la classe populaire diminue au profit de la classe moyenne. D’autre part, les études sociologiques de la presse montrent que cette presse people est lue par « toutes les classes sociales » (je connais personnellement des profs d’Université qui lisent Gala, eh oui... Peut-être les profs de fac sont-ils devenus populaires ?)

    Sur la mode écologique, bien d’accord, avec toutefois une particularité morale concernant l’écologie : la conviction de faire le bien... Cela dit, et outre les phénomènes médiatiques et commerciaux qui en résultent, du positif à penser que la terre est à préserver, même si cela doit entraîner quelques débordements parfois risibles. Merci à DW pour ses commentaires toujours élogieux. Déçu de ne plus lire son article quotidien. Un de ses derniers, sur le rôle de l’artiste, m’avait fort intéressé et j’y ai puisé des éléments (je dois l’avouer) pour un essai de réflexion sur les fonctions de l’artiste. A paraître dans deux semaines, promis...

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