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Philippakos

Philippakos

Photographe dans un centre de recherche archéologique, passionné de culture visuelle et de sociologie de l’image. Ancien élève de l’école Louis Lumière. Tente d’insister sur l’absence d’universel dans la perception des images mais aussi sur l’omniprésence du sens, inévitable, des représentations iconiques. Enfin, essaie de prévenir des dangers de la manipulation graphique dont les règles sont souvent bien connues de celui qui l’utilise mais pas forcément des spectateurs qui en sont victimes.

Tableau de bord

  • Premier article le 03/05/2007
  • Modérateur depuis le 25/05/2007
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Derniers commentaires



  • Philippakos Philippakos 7 octobre 2007 09:19

    Merci de votre réponse abondante et argumentée. Deux remarques pourtant (ne pas croire pour autant que je sois un adepte du libéralisme économique, loins s’en faut) : je ne peux pas laisser passer que « le bloc soviétique s’en sortait bien ». Ce fut d’ailleurs son drame principal, bien plus que ses problèmes idéologiques. Ce qui ne veut pas dire que les choses aillent mieux depuis et que le modèle économique que ces pays soutiennent (à savoir occidental) soit un succès pour autant. Les Russes, bien naïfs, pensaient que leur entrée dans une économie de marché résoudraient tous leurs problèmes. Le rêve ne dura pas très longtemps. Je dis cela, non pas à partir d’informations, mais à partir de constats, en voyageant souvent, et depuis longtemps, dans ces pays de l’Est et en ayant des relations étroites avec des amis de différents milieux.

    Quand à la Chine, c’est un exemple type de pays aux frontières ouvertes, tout simplement pour permettre ses exportations et ce n’est, en aucun cas, un exemple d’autarcie. Simplement, comme les EU et l’Europe parfois, elle pratique un certain protectionnisme pour ses importations (souvenez-vous, en France dans les années 80, les quotas imposés sur les importations d’automobiles japonaises).

    Encore une fois, je ne suis pas spécialiste d’économie, mais en observant l’évolution économique mondiale force est de constater qu’on pourrait assez facilement imaginer qu’un pays puisse fonctionner, et même bien, sans véritable production. Uniquement avec du secteur tertiaire, du commerce et des services (dans le cas d’une mondialisation à outrance, bien entendu). Il n’y a qu’à constater comment l’Etat français dissuade aujourd’hui sa jeunesse de miser sur l’agriculture, secteur productif par excellence. Et d’ailleurs, en Occident, nous y tendons à ne plus produire, en important de plus en plus à des prix de plus en plus bas et en nous accomodant d’une balance commerciale largement déficitaire. Cela paraît surprenant tant la force d’un pays était liée, jusqu’à présent, à sa production. Il se pourrait bien qu’elle ne le soit plus forcément aujourd’hui. On disait, il y a encore quelques années, que la puissance d’un pays était fonction de sa puissance militaire. Le constat se révèle faux et archi faux dans le cas des vaincus de 39-45, l’Allemagne et le Japon, faux encore dans le cas soviétique d’avant le démantèlement, avec une forte puissance militaire et une faible puissance économique. Difficile d’établir des règles dans un monde qui change si vite. Toujours remettre en question ses certitudes et ses croyances...



  • Philippakos Philippakos 6 octobre 2007 06:35

    D’accord en règle générale sur l’analyse, bien que le phénomène que vous décrivez ne date pas de la mondialisation mais de la colonisation. C’est à partir de là qu’on sépare la production de la consommation en donnant donc au commerce un rôle prépondérent. Désaccord avec la conclusion. Fermer les frontières n’a jamais été couronné de succès Tous les pays qui l’ont fait se sont précipités dans la faillite économique (Albanie, plus généralement ex bloc de l’est). Je ne connais pas un seul exemple de fermeture des frontières réussi. A vous d’en analyser les raisons. Je ne suis pas économiste.

    Quant aux délocalisations : ne pas oublier que nous en profitons chaque jour et que c’est une des raisons de l’augmentation de notre pouvoir d’achat. Qui serait prêt à payer un produit chinois (ordinateur, par exemple) trois à quatre fois plus cher parce qu’il serait fabriqué en France (ou au Canada). Le patriotisme a les limites du porte monnaie. Les conséquences en sont dommageables pour les productions des pays riches (encore qu’ils soient loin de la faillite) mais la solution pour rééquilibrer les choses ne viendrait-elle pas d’une remise en question des conditions de travail dans les pays désormais producteurs (Asie du sud-est principalement). Il suffirait que les salaires chinois soient comparables aux salaires européens pour que les délocalisations fondent comme neige au soleil. On est ici dans le rôle social, le rôle syndical, la prise de conscience politique des ouvriers producteurs. Les chinois n’accepteront peut-être pas de travailler éternellement pour 1 euro/heure sans protection sociale. C’est à eux de prendre leur destin en main et cela ne concerne plus une aide internationale quelconque. Mais reprocher à des entreprises la délocalisation est un peu naïf quand on sait qu’une entreprise n’a jamais eu d’autre but que d’engranger du profit, au mépris de toute autre considération humaniste... et qu’elle ne s’en privera jamais, au nom de principes moraux.



  • Philippakos Philippakos 5 octobre 2007 19:35

    Bien sûr, Paris Match se trouve souvent chez les médecins et les dentistes qui l’achètent et qu’ils déduisent de leurs impôts, mais ce n’est pas le cas de « Voici » ou de « Closer ».

    Quand on voit les chiffres de vente de l’ensemble de cette presse-là, on est bien au-delà des salles d’attente.



  • Philippakos Philippakos 2 octobre 2007 12:46

    On a entendu ça depuis le début des temps. Les jeunes sont devenus « stupides », « mal élevés », « que vont-ils devenir », etc, etc... depuis Sénèque dans la Rome antique, c’est pour dire. Avancer ces généralités c’est ne pas comprendre que les valeurs qui nous sont chères n’ont plus forcément cours, qu’elles sont remplacées par d’autres et les rejeter entraîne souvent de gros ravages dans les rapports humains entre générations. C’est aussi la marque d’un vieillissement prématuré : ne pas essayer de comprendre ceux qui viennent juste après nous et qui sont légèrement différents. On peut trouver des publicités pour la lutte (recherche) contre le cancer, mais je ne connais personne qui soit « pour » le cancer. Une publicité « contre » le cancer est donc un non sens. Question de formulation sans doute...



  • Philippakos Philippakos 2 octobre 2007 12:26

    La syntaxe, c’est l’ordre des mots et la construction des phrases, ce n’est pas le vocabulaire. Ce que je veux dire c’est qu’il est impensable que le locuteur d’espéranto ne soit pas influencé par l’ordre des mots et la construction des phrases de sa langue d’origine. Une autre précision : aucune langue n’est stable. C’est même le propre d’une langue, son évolution. On a bien essayé avec le latin, langue de communication au sein de l’église, et il suffit de constater le résultat. On parle au Vatican un latin de cuisine qui n’a plus rien à voir avec celui de Cicéron. Si vous pouvez me citer une seule langue qui soit restée stable au fil des siècles, je serai heureux de l’apprendre. Je m’en vais lire le second article de Krokodilo avec toujours autant d’intérêt.

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