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Philippakos

Philippakos

Photographe dans un centre de recherche archéologique, passionné de culture visuelle et de sociologie de l’image. Ancien élève de l’école Louis Lumière. Tente d’insister sur l’absence d’universel dans la perception des images mais aussi sur l’omniprésence du sens, inévitable, des représentations iconiques. Enfin, essaie de prévenir des dangers de la manipulation graphique dont les règles sont souvent bien connues de celui qui l’utilise mais pas forcément des spectateurs qui en sont victimes.

Tableau de bord

  • Premier article le 03/05/2007
  • Modérateur depuis le 25/05/2007
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Derniers commentaires



  • Philippakos Philippakos 1er octobre 2007 09:42

    Ce n’est pas « pour » mais « contre » que j’ai dit. Absurde de faire une publicité « contre » une maladie. Une maladie, on ne peut pas être « pour », le slogans perdent leur sens...



  • Philippakos Philippakos 30 septembre 2007 09:26

    Au risque de ramer à contrecourant de la plupart des commentaires, je ne me pronnoncerai pas en favaur de cette publicité (car c’en est bien une, ne pas s’y tromper). D’abord, il est toujours surprenant de trouver une publicité contre une maladie. Cela laisserait supposer qu’il y ait une tendance pour... A quand une publicité contre le cancer ? On frôle la démagogie, même si, dans le cas de l’anorexie, on essaie d’assimiler la maladie à une tendance de la mode, ce qui est abusif bien entendu et même assez malhonnête. Toute cette publicité pour No-L-ita reviendrait presque à dire que l’anorexie est une maladie choisie et qu’il faut lutter contre ce choix. J’ai lu dans un commentaire : « dénoncer l’exploitation de la bêtise des adolescents ». Si l’on fait de telles généralités gratuites, que dire de celle des adultes. La maigreur comme mode n’a pas toujours ainsi au cours des siècles. Si les femmes ne fantasmaient pas sur ces grands échassiers de top models qui, lorsqu’on voit la réalité, font davantage pitié qu’envie (en faisant abstraction du phénomène mode), les adolescentes n’en seraient pas là. Cette publicité peut être donc prise comme une lutte contre la maigreur en tant que mode. Elle dit aux jeunes filles : regardez ce qui vous attend si vous souhaitez devenir maigres. Si la maigreur ne faisait pas rêver les femmes, les mannequins ne seraient pas maigres. On peut, bien sûr, dire que ce rêve leur est imposé, depuis l’enfance avec Barbie et Cindy qui ont, soit dit en passant, des proportions complètement inhumaines... comme ont des proportions inhumaines ces mannequins pour qu’elles correspondent aux images qu’on s’est forgées. On se sert de ces grandes filles, c’est une évidence, mais pour alimenter nos phantasmes (même si ce ne sont pas les phantasmes de tous) et nous en sommes les uniques responsables. Maintenant l’interdiction de la pub : Toscani a compris avec Benetton, qu’on pouvait faire la publicité d’un produit en montrant des images négatives, à savoir en choquant sans rapport avec le produit. Compris que seul un bon coup sur le mental réussissait à détourner le spectateur blasé de son chemin. Et peu importe qu’on en dise pis que pendre, l’essentiel est que la marque soit prononcée, le plus souvent possible, selon l’adage : il vaut mieux entendre parler de soi en mal que ne pas en entendre parler du tout. On disait alors : « Quelle honte, utiliser le virus VIH pour vendre des vêtements Benetton ». La pub fait débat, on en parle dans les médias, les « pour » les « contre ». C’est bon pour Benetton tout ça. Ne pas s’y tromper cette image d’anorexique pour No-L-ita est bien faite pour promouvoir des vêtements, elle est faite pour choquer, faite pour susciter ce que nous écrivons à la suite de cet article, faite pour qu’on en parle. Choquer est donc une bonne pub, encore faut-il conserver une certaine retenue, sinon on risque bientôt de voir un massacre de bébés à la tronçonneuse pour vendre des yaourts, des torturés à mort pour promouvoir une assurance vie. Il est vrai, comme le constate un commentaire, qu’il n’y a pas de frontière au choquant. La limite est uniquement culturelle et le curseur bouge constamment. Il n’empêche que le procédé « choc » ne fonctionne pas éternellement. On n’est plus choqué par ce qu’on voit chaque jour. Il en faudra donc toujours davantage pour que le public réagisse. Qui souhaiterait être entouré d’images de cauchemars qui l’agressent dès qu’il sort de chez lui, même si c’est pour la bonne cause (ce qui n’est pas le cas de la publicité) ? Si le traumatisme du spectateur peut se justifier pour la prévention routière, le permettre pour tout et n’importe quoi est la porte ouverte à tous les excès qui ne toucheraient d’ailleurs même plus leur but tant le spectateur y serait accoutumé. Alors, au risque de surprendre, je ne suis pas pour la permissivité totale de ce qui est exposé dans la rue. L’espace public ne doit pas devenir le lieu dans lequel les publicitaires se livrent à une surenchère de l’horreur pour vendre leur soupe. Il y a va de notre liberté individuelle et il faut se battre pour qu’on la respecte.



  • Philippakos Philippakos 28 septembre 2007 08:46

    Souvent avec les micros-trottoirs on se dit que les Deschiens ne sont pas très loin. C’est sûr, c’est une source inépuisable pour les humoristes (le Schimblick de Coluche, par exemple) avec un humour qui peut vite tourner à la moquerie grincante.



  • Philippakos Philippakos 28 septembre 2007 08:41

    Le problème pour la télévision c’est qu’il ne faut pas savoir comment les émissions sont faites. J’ai participé à une émission il y a deux ans et ai relativisé beaucoup de choses depuis. D’abord, avec le numérique qui ne coûte rien, on tourne 40 pour 1 (c’est à dire quarante heures de tournage pour une heure d’émission). Ensuite les journalistes ne parlent généralement pas la langue des pays où on les envoie, ce qui donne, au montage final, des contresens énormes, des erreurs de chiffres à cause de notes mal prises, etc, etc. Ensuite les journalistes ne sont pas spécialisés dans le domaine de leur reportage (on ne peut pas être spécialiste de tout), ce qui donne des réflexions d’un grande naïveté, souvent à la limite de l’ignorance quand ils n’ont pas préparé leur reportage. Ces mêmes journalistes préviennent les interviewés dès le début : il faut être très basique, ne pas employer de mots compliqués, un discours très simple... et pourtant il s’agissait d’une des émissions les plus culturelles et les plus appréciées de France télévision. J’ose à peine penser ce que ce doit être pour TF1.



  • Philippakos Philippakos 28 septembre 2007 08:17

    Merci pour cette confirmation. Reste à savoir si la télévision peut se satisfaire de remplissage spasmodique. Les interviews ne durent jamais longtemps, on passe au suivant. C’est encore plus grave lorsqu’on coupe la parole, comme c’est aujourd’hui fréquent, à des gens qui ont de toute évidence des choses intéressantes à dire. En clair j’ai l’impression que le contenu importe peu. L’important est que le public ne se lasse pas et donc que les plans défilent vite.

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