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Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 18 août 2007 03:07

    Chers lecteurs,

    Emile Mourey affirmant que la gestion de la ville d’Asnières est un modèle de vertu financière, il est bon d’avoir l’avis du dangereux et anarchiste journnal financier « Challenges ».

    Un avis de plus donné par de vrais spécialistes qualifiés, bref de l’anti-Mourey.

    C’est drôle : ils disent l’inverse de notre anti-subversif. Seraient-ils membres du complot anarchiste qui menace le monde selon Mourey ?

    Bonne lecture et bien cordialement vôtre,

    IMPOTS FINANCES : Nouveau Challenge pour Manuel AESCHLIMANN ...

    Le magazine CHALLENGES d’avril 2006 publie le classement des meilleurs maires de France pour la gestion de leur ville, sur la base d’une évaluation financière, budgétaire et fiscale. Il classe Asnières et son maire Manuel Aeschlimann dans le peloton de queue des villes et des maires des Hauts-de-Seine.

    Après les révélations du magazine CAPITAL sur la forte augmentation des impôts locaux à Asnières, c’est maintenant au magazine CHALLENGES de classer Asnières dans les derniers rangs pour la gestion financière.

    Point noir et clignotant au rouge pour la situation financière d’Asnières et la gestion de son maire Manuel Aeschlimann dans le classement de Challenges.

    Un classement qui ne surprend pas la rédaction d’asnierois.org. Voilà deux ans que nous tirons la sonnette d’alarme. La ville d’Asnières est mal gérée, sa situation financière est alarmante, pire, elle s’aggrave : les clignotants sont maintenant tous au rouge : dette explosive, service de la dette ascensionnel, réalisation budgétaire décevante, pression fiscale en forte augmentation.

    Nouveau Challenge pour Manuel AESCHLIMANN ... Nous dira-t-il que Challenges se trompe, nous affirmera-t-il une fois de plus que la gestion financière de la ville est exemplaire ? Un discours dont nous avons maintenant l’habitude : l’autofélicitation sans vergogne, alors qu’à l’évidence la situation est critique.

    Deux publications financières sérieuses, hier CAPITAL pour l’augmentation des impôts locaux, aujourd’hui CHALLENGES pour la gestion financière d’Asnières, ont une opinion opposée à celle avancée par son maire, Manuel Aeschlimann.

    Y a-t-il encore un Asniérois pour croire aux messages de propagande, tous à la gloire de la gestion municipale, répétés sur les panneaux d’affichage, les pages d’Asnières Infos, les multiples tracts publiés aux frais des Asniérois par la mairie d’Asnières ?

    S’il en est encore un, qu’il lise d’urgence le dernier numéro de CHALLENGES. En voici les éléments concernant Asnières.

    L’étude a été réalisée par l’agence PES.

    « L’agence Public Evaluation System (PES), spécialisée dans l’évaluation financière des collectivités locales, a passé au crible les budgets principaux de 870 villes françaises de plus de 10 000 habitants pour l’exercice 2004. La collecte des données auprès des ministères de l’Intérieur et des Finances et les délais légaux expliquent ce décalage. La notation des villes prend en compte cinq critères : rigidité financière, service de la dette, solvabilité, réalisation budgétaire et fiscalité. Ces notes sont des indicateurs de gestion financière et budgétaire, elles n’ont pas l’ambition d’évaluer la qualité et la quantité des services des exécutifs locaux, ni le bien-fondé de leur politique ou le bien-être de leurs administrés. L’équipe de PES, composée d’experts en droit public et en finances locales, de mathématiciens et d’informaticiens, dispose d’un panel de consultants varié, dont Yves Marchand, ancien député, Guy Vidal, ancien directeur du budget du ministère des Finances, Philippe Saunier, professeur de droit public, et Pierre-Henri Picq, directeur et créateur d’entreprise. »

    Pour la gestion de Manuel Aeschlimann, les cinq critères d’évaluation financière, budgétaire et fiscale étudiés aboutissent à la plus mauvaise note, symbolisée sur le tableau intitulé : « LES PERFORMANCES DES MAIRES », par un sinistre point noir. Le critère dynamique (amélioration de la situation financière, stabilité ou détérioration) est pour Asnières tout aussi mauvais : un triangle rouge, pointe en bas signale que la tendance pour la gestion financière de la commune est sur la mauvaise pente, celle de la détérioration. Au final, Asnières cumule donc les deux plus mauvaises notes : pour les mauvais résultats financiers et pour la tendance à la détérioration des comptes.

    Dans les Hauts-de-Seine, la première place revient à Puteaux, avec trois étoiles pour la gestion financière de son maire et une orientation positive.

    Le Plessis-Robinson arrive en deuxième position, avec trois étoiles, mais une tendance négative.

    Troisièmes ex-aequo : La Garenne-Colombes, Saint-Cloud, Sèvres, Ville-d’Avray, avec deux étoiles et une tendance positive.

    Une seule étoile pour Antony, Bourg la Reine, Chaville, Clamart, Colombes, Courbevoie, Garches, Gennevilliers, Issy-les-Moulineaux, Malakoff, Meudon, Montrouge, Nanterre, Neuilly, Rueil, Suresnes, et Vanves, qui font tous mieux qu’Asnières.

    Pas d’étoile, mais avec une tendance à l’amélioration : Boulogne et Villeneuve-la-Garenne, font aussi mieux qu’Asnières.

    Enfin, le peloton de queue avec les derniers de la classe : point noir pour les mauvais résultats, et clignotant rouge pour la tendance à la dégradation : Asnières, Bagneux, Bois-Colombes, Chatenay-Malabry, Châtillon, Clichy, Fontenay-aux-Roses, Levallois, Sceaux.

    La conclusion s’impose : selon CHALLENGES, côté finances, Manuel Aeschlimann ne fait pas partie, loin s’en faut, des meilleurs maires de France.

    La page de l’article pour les Hauts-de-Seine : CHALLENGES LES PERFORMANCES DES MAIRES, HAUTS-DE-SEINE

    Pour le droit de réponse, c’est ici : droit de [email protected]

    asnierois.org, le 7 avril 2006



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 18 août 2007 03:02

    Chers lecteurs,

    Une information-scoop en provenance d’Asnières avait échappé à l’auteur et à sa légendaire sagacité.

    L’oubli est ici réparé.

    Car, le spécialiste es-renseignements militaires qui dévoile sur tout sur la subversion en Gaule d’aujourd’hui (pardon : en France) avait des ratés ennuyeux.

    C’est réparé et c’est gratiné.

    Bonne lecture et bien cordialement vôtre

    mosquée : LE « CORAN DES ISLAMISTES » EDITE A ASNIERES PAR AL HIDAYAH AL ISLAMYAH

    Nous apprenons avec consternation que la traduction française du premier tome de « A l’ombre du Coran » a été éditée par Al Hidayah al Islamyah, association domiciliée, comme la mosquée Al Hidayah al Islamyah, au 25 rue de l’Abbé Lémire à Asnières.

    Dans le New York Times du 23 mars 2003, Paul Bermann a écrit à ce sujet un long article intitulé : « The Philosopher of Islamic Terror » (le philosophe de la terreur islamique).

    Sayed Qutb, décédé en 1966, est considéré comme le père spirituel des islamistes les plus radicaux. Son livre « A l’ombre du Coran », devenu leur texte phare, est violemment antisémite, mais chrétiens et « mauvais musulmans » ne sont pas épargnés. Le monde de Sayed Qutb fait peur : c’est le règne de la charia (pureté) dont les mollahs munis de tous les pouvoirs sont les relais.

    Ce livre, écrit par un frère musulman, l’égyptien Sayed Qotb (ou Sayyid Qutb ou Sayed al Qoutb), est qualifié de « Coran des islamistes » par le chercheur Olivier Carré*.

    Le frère de Sayed Qutb eut pour élève un certain Osama Ben Laden.

    La traduction française de « A l’ombre du Coran » a été éditée par l’association Al Hidayah al Islamyah, celle-là même qui a reçu, lors de la pose de la première pierre de la mosquée Al Hidayah al Islamyah, lundi 11 octobre 2004, l’assurance d’aides publiques par la bouche du maire d’Asnières. Le président actuel de l’association, Abdelkader Achebouche, en était déjà le président en 1988, date de l’impression du livre au Liban (10 000 exemplaires). En page 9, à la fin de la préface, il est remercié en tant qu’initiateur du projet. Aujourd’hui, il explique que le stock se trouve à la mosquée d’Asnières (! !).

    Cette traduction s’est arrêtée au premier tome du livre, mais c’est déjà une bonne centaine de pages de propos violents répétés contre les mécréants : Juifs surtout, mais aussi Chrétiens et même mauvais Musulmans.

    Alors qu’un simple surf sur internet permet d’accéder à bon nombre de ces informations , les Asniérois ont des raisons de s’interroger sur ce qu’ils ont appris ces derniers jours :

    La grande mosquée Al Hidayah al Islamyah va s’élever à Asnières, sa reconstruction est initiée par l’association Al Hidayah al Islamyah
    - La première pierre a été posée en présence de Nicolas Sarkozy, Président du Conseil Général, ancien ministre de l’Intérieur et des Cultes, ainsi que de très nombreux élus dont le maire d’Asnières
    - Le maire a annoncé avoir modifié le POS de la ville spécialement pour permettre la construction de la mosquée
    - Le maire a annoncé que la ville aiderait à son financement
    - Les statuts de l’association Al Hidayah al Islamyah ont été modifiés en janvier 2004
    - Le permis de construire présenté par l’association Al Hidayah al Islamyah distingue dans sa notice explicative un programme cultuel de 650 m2 (non subventionnable) et un programme socio-culturel de 670 m2 (subventionnable ?).
    - Trois salles de cours pour trente personnes chacune sont prévues au permis de construire

    - Les réserves de la mosquée Al Hidayah al Islamyah renferment des milliers d’exemplaires de la traduction française du livre-référence des islamistes les plus radicaux « A l’ombre du Coran »
    - L’association Al Hidayah al Islamyah est à l’origine de la traduction de ce livre
    - L’association Al Hidayah al Islamyah est l’éditeur de ce livre

    * Olivier Carré : Mystique et politique, le Coran des islamistes, lecture du Coran par Sayyid Qutb, frère musulman radical . Editions du Cerf.

    A lire, l’article du journal Le parisien Quand la mosquée publiait des textes extrémistes



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 18 août 2007 02:56

    Chers lecteurs,

    L’auteur avait omis de parler des « menaces », c’est ainsi que les magistrats évoquent une lettre de Manuel Aeschlimann, maire d’Asnières, à un Juge d’instruction.

    Réparons cette omission car la vérité est utile à connaître, malgré l’auteur que l’on remercie d’avoir initié ce fil conducteur et constructeur

    Bien cordialement vôtre

    JUSTICE : Les magistrats dénoncent les « menaces » du député-maire

    REVUE DE PRESSE

    Un article signé Marisa Faion, paru dans le journal Le Parisien du jeudi 29 juin 2006

    LA LETTRE adressée la semaine dernière au juge d’instruction de Nanterre, Richard Pallain, par le député-maire UMP d’Asnières, Manuel Aeschlimann, a vivement fait réagir les syndicats de magistrats, comme l’on pouvait s’y attendre. Et pour cause, dans ce courrier rendu public par l’élu, Manuel Aeschlimann, qui demande sa mise en examen dans le cadre d’une affaire de financement de Festival folklorique organisé sur sa commune en 1998, critique ouvertement les « méthodes de travail » du juge.

    Il lance des « menaces à peine voilées au juge d’instruction », réagit l’Union syndicale de la magistrature (USM), syndicat majoritaire, qui a déjà accusé il y a quelques jours Nicolas Sarkozy, dont Manuel Aeschlimann est l’un des lieutenants, « d’atteinte à l’indépendance de la justice » après ses accusations de laxisme contre le tribunal pour enfants de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

    « Une pratique dangereuse pour la démocratie »

    L’USM estime que la missive du député-maire d’Asnières se situe exactement dans la droite ligne de ce qui s’est passé à Bobigny : ce « n’est une fois de plus qu’une instrumentalisation de la justice », lâche son président, Dominique Barella.

    « Le sport politique national consiste désormais à attaquer les tribunaux et les magistrats », constate l’USM, qui condamne cette pratique « dangereuse et inquiétante pour la démocratie ».

    La missive du député-maire d’Asnières qui fait suite à la mise en examen, dans l’affaire susnommée, de sa proche collaboratrice Fabienne Van Aal pour « complicité d’atteinte à la liberté d’accès et à l’égalité des candidats dans les marchés publics », évoque « l’aversion du magistrat pour les politiques... des pressions sur certains témoins... ou encore... des actes de procédure falsifiés ».

    Des accusations considérées avec sévérité par l’USM : « C’est une tentative de pression sur le juge, dénonce encore Dominique Barella, qui souhaite réunir le bureau pour débattre du sujet et peut-être envisager une intervention. Au lieu de répondre sur le fond, on attaque. Le but, ce n’est pas d’avoir un dialogue avec le juge d’instruction, qui, lui, ne peut répondre publiquement. »

    Et d’ajouter : « Un maire ne supporte pas que ses proches soient mis en examen, c’est le système de la toute-puissance. C’est un élu proche du ministre qui considère que tout pouvoir doit être concentré dans les mains de l’exécutif. C’est ce que la politique peut créer de pire. Les juges, eux, ne font qu’appliquer les textes et les lois votés par le Parlement. »

    L’Union syndicale de la magistrature réagit avec force au courrier envoyé par Manuel Aeschlimann (ci-dessus) à un juge de Nanterre. Dans sa lettre, le député-maire réclame sa propre mise en examen et critique les méthodes de travail du magistrat. (LP.)

    Marisa Faion Le Parisien , jeudi 29 juin 2006



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 18 août 2007 02:53

    Chers lecteurs,

    Le détecteur d’anarchsites en panne de sources et d’idées ne voulant pas que les lecteurs du fil sachet ce qui se passe en vérité à Asnières, laissons la parole à la presse.

    C’est amusant et édifiant.

    Bien cordialement vôtre

    JUSTICE : Le député-maire d’Asnières mis en examen

    REVUE DE PRESSE

    Un article signé Valérie Mahaut et Frédéric Choulet, paru dans Le Parisien du 1er Septembre 2006

    L’événement

    IL LA VOULAIT... il l’a. Sa mise en examen a été signifiée à Manuel Aeschlimann, député-maire UMP d’Asnières.

    Le juge d’instruction de Nanterre en charge de l’affaire du financement d’un festival folklorique de 1998 a mis Manuel Aeschlimann en examen pour « complicité de favoritisme dans l’attribution d’un marché public ». Entendu comme témoin assisté à maintes reprises par le juge Richard Pallain, le député-maire avait frôlé plusieurs fois cette mise en examen. C’est chose faite depuis la fin juin, a-t-on appris hier de sources concordantes.

    Avant son départ en congés d’été, le juge avait envoyé au député-maire « une lettre recommandée avec accusé de réception valant mise en examen », affirme un proche du dossier. Et c’est précisément à cette époque que Manuel Aeschlimann s’était fendu d’une longue lettre adressée au juge dans laquelle il réclamait lui-même sa propre mise en examen.

    « Quand on demande sa mise en examen en recommandé, elle est automatiquement prononcée », affirme Manuel Aeschlimann. Mais, de source proche du dossier, on livre un tout autre commentaire. « Le juge n’a pas attendu la revendication de Manuel Aeschliman pour décider de le mettre en examen et envoyer cette lettre recommandée. » Le député-maire ne pouvait l’ignorer. Il a manifestement allumé un contre-feu. Ce qu’il démentait hier.

    Rendez-vous avec le juge en octobre

    Est-ce parce que l’issue de ses nombreuses auditions chez le juge semblait évidente que le député-maire s’était fait porter pâle le 19 juin, jour de sa dernière convocation comme témoin assisté ? « Certainement pas », s’indigne l’intéressé, qui affirme avoir souffert ce jour-là d’une violente sciatique. Certificat médical à l’appui.

    Fin 2003, le parquet de Nanterre avait ouvert une information judiciaire pour « octroi d’avantage injustifié, recel et détournements de fonds publics », liés à l’organisation de ce festival folklorique organisé en 1998. C’est Manuel Aeschlimann, alors premier adjoint, qui avait conçu le projet de cette manifestation, dont l’organisation fut confiée à CDA Production et une association paramunicipale pour 200 000 €, une somme « surévaluée », d’après les investigations de la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE).

    Dès le début de l’instruction, l’ex-maire RPR d’Asnières, Franz Taittinguer, avait été mis en examen pour « atteinte à la liberté d’accès et à l’égalité des candidats dans l’attribution des marchés publics ». Cette année, la directrice de communication de l’époque de Manuel Aeschlimann, Fabienne Van Aal, et le député-maire ont été mis en examen pour complicité de favoritisme.

    Mais, tout au long de l’année, l’un et l’autre ont été entendus de longues heures comme témoins assistés. Manuel Aeschlimann fut convoqué à cinq ou six reprises au moins dans le cabinet du juge. Pour des auditions durant parfois sept ou huit heures. Jusqu’à la mise en examen et la lettre de Manuel Aeschlimann fin juin. Une lettre accompagnée d’un communiqué sanglant à l’encontre du juge (lire ci-dessous) dans lesquels il évoque « l’insécurité juridique qui pèse sur les maires et leurs collaborateurs ».

    « Que la justice avance sur cette affaire, c’est normal... mais je n’ai pas été bien traité. Il y a quand même des façons de faire », se justifiait le député-maire hier soir. Le prochain rendez-vous entre le juge et le député-maire est fixé à octobre prochain.

    Jusqu’à sa mise en examen , Manuel Aeschlimann a déjà été entendu de longues heures comme témoin assisté , à cinq ou six reprises au moins, dans le cabinet du juge . ( GAMMA/ JEAN-FRANCOIS DEROUBAIX. )

    Valérie Mahaut avec Frédéric Choulet Le Parisien , vendredi 01 septembre 2006

    « Une instruction entachée de multiples irrégularités »

    MANUEL AESCHLIMANN

    « MONSIEUR le juge, je vous demande très solennellement de procéder à ma mise en examen. » Cette phrase concluait la lettre adressée le 21 juin par le député-maire UMP d’Asnières au juge d’instruction de Nanterre, Richard Pallain.

    Un courrier de deux pages accusateur, l’élu critiquant sans détour les méthodes de travail du magistrat dans le cadre de son instruction de « l’affaire du Festival du folklore d’Asnières ». Témoin assisté dans l’affaire, Manuel Aeschlimann dénonce « une instruction entachée de multiples irrégularités ». Selon lui, le juge « a une vraie aversion pour les politiques. J’ai vu comment il se comportait. C’est insupportable. J’ai envie de mettre les pieds dans le plat en dénonçant cette façon de faire ». Au magistrat, il écrit : « Vous avez remplacé les éléments objectifs - manquant par nature - par des pressions sur certains témoins qui avaient le tort - à vos yeux - de ne pas aller dans le sens que vous désiriez donner à votre instruction »... ou encore, plus loin : « Je vois que l’instruction s’appuie sur de nombreux actes de procédure pourtant absolument falsifiés (...). Le parquet est au courant. Vous êtes au courant. Et les auditions se poursuivent comme si de rien n’était. »

    Des déclarations auxquelles Manuel Aeschlimann, joint hier par téléphone, affirme ne rien retirer.

    F.C. Le Parisien , vendredi 01 septembre 2006

    Lire aussi sur le site de FR3



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 18 août 2007 02:49

    Chers lecteurs,

    Voici un Communiqué de presse d’élus asniérois de toutes couleurs politiques, sauf les anarchistes (il n’y en a pas au demeurant).

    L’affaire est amusante et souligne les errements qui arrivent parfois. Notons que le magistrat impliqué est décédé depuis, selon la mairie.

    Mais, l’indignation unitaire des élus méritait d’être connue, puisque l’auteur ne parle que d’un seul citoyen asniérois.

    Bien cordialement vôtre

    JUSTICE : Appel au Président de la République pour une justice impartiale à Asnières

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    Appel au Président de la République pour une justice impartiale à Asnières

    Asnières-sur-Seine, le 28 novembre 2006

    Ayant appris qu’un déjeuner a eu lieu le lundi 27 novembre 2006 au restaurant des élus du Conseil général des Hauts-de-Seine (présidé par Nicolas Sarkozy) entre le Député-maire d’Asnières-sur-Seine Manuel Aeschlimann (par ailleurs mis en examen pour « complicité de favoritisme dans l’attribution d’un marché public »), Marie-Dominique Aeschlimann Maire-adjoint et Conseiller régional d’Ile-de-France, le Directeur Général des Services de la mairie d’Asnières, la directrice de cabinet du Député-maire, le Directeur Général adjoint en charge des contentieux juridiques et le Président du Tribunal Administratif récemment nommé au Tribunal administratif de Versailles Monsieur Gérard Corouge, les élus de l’opposition républicaine au Conseil municipal, au-delà de leurs divergences politiques (PS, UMP, UDF, divers droite) demandent au Président de la République d’intervenir afin que soit respecté le principe de la séparation des pouvoirs, fondamentale pour les garanties des citoyens asniérois.

    De nombreux recours formés par des élus sont en attente de jugement auprès du Tribunal Administratif de Versailles, il est donc inconcevable que le magistrat présidant la juridiction chargée de juger ces recours se retrouve en position d’invité au restaurant des élus du Conseil général des Hauts-de-Seine en compagnie du premier magistrat de la commune responsable des délibérations attaquées et accompagnés de ses collaborateurs directs.

    S’interrogeant sur le risque réel de partialité objective susceptible de priver les requérants asniérois d’un procès équitable, les élus de l’opposition (PS, UMP, UDF, divers droite) qui agissent dans l’intérêt des contribuables d’Asnières demandent au Président de la République de faire respecter le principe de l’indépendance de la justice garanti par l’article 6 de la Convention européenne des Droits de l’Homme avant que ceux-ci n’introduisent une requête en suspicion légitime à l’encontre du Président du Tribunal Administratif de Versailles.

    Les élus PS, UMP, UDF, divers droite au Conseil municipal d’Asnières-sur-Seine (13 élus).

    Sébastien Pietransanta, Luc Bérard de Malavas, Françoise Claireaux, Laurence Lenoir, Philippe Babé, Julien Richard, Serge Danlos (groupe Asnières Pour Tous)

    Laurent Martin Saint Léon, Corinne Previtali (groupe Asnières Républicain)

    Jean-Jacques Semoun, Olivier Chazoule (groupe Asnières Libéré)

    Bruno Casari, Kamel Zaoui (groupe Décidons Ensemble pour Asnières)

    Communiqué paru sur www.asnierois.org le mardi 28 novembre 2006

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