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Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 18 août 2007 04:12

    Zen,

    Je corrige Emile Mourey qui vous écrit un post ci-dessus : il écrit très mal et avec plein de fautes. Il faut lire Manuel Aeschlimann.

    Et comme chacun le voit sur le juridoscope, Manuel Aeschlimann qui censure les élus, leurs tribunes libres et fait des procès à tout le monde -journalistes, élus de tous bords, associations et citoyens de base, est ...attaqué par le méchant Philippe Vassé !!!

    Il a dû apprendre la technique de la désinformation au Maroc dans ses cours de déchiffrement des guerres coloniales perdues.

    C’est amusant de voir comment ce pauvre Emile- qui a toute ma douce compassion- travestit tout en son contraire, même quand les réferences avérées lui prouvent le contraire.

    La persévérance dans l’erreur est diabolique, dit-on. Comme le mensonge permanent qui en est le corollaire.

    Il ne connaît pas les préceptes du bouddhisme, sinon il aurait cessé d’écrire depuis longtemps, le petit soldat perdu solitaire.

    Bien amicalement vôtre,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 18 août 2007 04:03

    Chers lecteurs,

    Quand les grincements de l’ego saignant d’Emile Mourey auront cessé de vous faire rire aux éclats, lisez cet article d’Ariel Weinberg sur Asnières, article publié par « l’Observatoire du Communautarisme ».

    On y voit que les sources données y sont citées et que les références sont probantes. Elles n’ont pas été contestées par personne à ce jour, comme tous les autres articles de www.asnierois.org

    De l’anti-Mourey en quelque sorte.Naturel et sain.

    Bonne lecture et bien cordialement vôtre

    Vie politique : Asnières : laboratoire du communautarisme pour la « France d’Après »

    REVUE DE NET

    Un article d’Ariel Weinberg, paru sur le site : OBSERVATOIRE DU COMMUNAUTARISME , lundi 21 Août 2006

    A Asnières, le maire Manuel Aeschlimann, Sarko Boy activiste revendiquant le statut de « laboratoire du sarkozysme » pour sa ville, développe des approches étonnantes sur le thème du communautarisme, outillées par des pratiques agressives de marketing politique. Il n’est donc pas inutile d’y faire un tour pour qui voudrait se faire une idée s’il fera bon ou mal vivre dans la « France d’Après » promise par Nicolas Sarkozy.

    Examinons le tract , glané sur un site d’opposition à la majorité municipale UMP d’Asnières, de la campagne électorale pour les cantonales 2004, dans les quartiers nord d’Asnières à forte population immigrée ou d’origine maghrébine :

    Titre : « Algérie, Maroc, Tunisie, et les autres... avec Patricia Chavinier » : le tract s’adresse à des électeurs - donc de la nationalité française et majeurs. Mais il les identifie avant tout par leur appartenance à une communauté extra-nationale, qu’il entend flatter.

    Suit une litanie des actions de la municipalité en faveur de la « communauté » : « La future rénovation de la mosquée d’Asnières, la création d’un carré musulman au cimetière d’Asnières, ... c’est à Manuel Aeschlimann que nous le devons ».

    Au verso, les témoignages d’allégeance et de reconnaissance fusent, signés « Amar », « Tarik », « Naima »...

    Accompagné d’un tract supplémentaire d’allégeance de M. Bentebra, président du club de football local et intronisé en quelque sorte en « chef de la tribu » des électeurs de la « communauté ».

    A lui seul, il résume l’approche communautariste et ses possibles dérives :

    Traitement différencié du citoyen vu comme une « cible » marketing : un discours différent est tenu selon l’appartenance ethnique, religieuse, l’âge, le sexe, etc. Gageons que ce tract ne fut pas diffusé dans les quartiers cossus d’Asnières, qui ressemblent plus à Neuilly qu’à Gennevilliers... La ville d’Asnières consacre d’ailleurs des moyens considérables à cette communication « ciblée » puisque, comme le relate Le Monde du 7 mars 2006, article « A Asnières, »il faut cibler chaque groupe«  » : «  »Rien de ce qui est groupe organisé sur Asnières ne m’est étranger« , annonce fièrement Manuel Aeschlimann... Les critères plus classiques de l’âge et du sexe ont engendré pas moins de cinq publications mensuelles, éditées par la mairie et »envoyées nominativement« selon des »listes de diffusion propres à chaque support«  : au généraliste Asnières infos s’ajoute Emploi du temps, pour les retraités, et Citadine, pour les femmes ; les jeunes reçoivent Passe l’info. Quant aux »petits Asniérois« , ils peuvent lire un éditorial de leur maire dans Martin malin et Martin junior. »

    Relation clientéliste au citoyen : le politique ne vise plus à créer un espace commun, républicain, laïc, qui rassemble, au-delà des différences, autour de valeurs communes, tout en respectant les choix individuels de chacun, mais de satisfaire chaque groupe selon ses intérêts contradictoires, avec prime au plus fort. Il n’est plus le lieu du rassemblement, autour d’idées et de valeurs mais l’arène de la division et du morcellement, avec pour seul point de rassemblement le chef autocrate qui tient pour vassaux les chefs des communautés qui lui auront fait allégeance et qu’il récompense en retour. C’est ainsi que Manuel Aeschlimann théorise, au sein de l’UMP, la manière de « récupérer » l’électorat d’extrême-droite tout en « draguant » les communautés antillaises et maghrébines, par exemple dans Le Figaro du 7 juillet 2005, « Manuel Aeschlimann : L’homme qui renseigne le président de l’UMP » : « Dans deux notes successives, il analyse la « volatilité » de l’électorat du FN et démontre - chiffres à l’appui - que « la moitié de l’électorat de Jean-Marie Le Pen est susceptible de voter pour Nicolas Sarkozy en 2007 ». « Petit à petit, le vote idéologique est remplacé par le vote sur enjeux, estime Manuel Aeschlimann. Et cela touche de plein fouet le FN, renchérit-il. On peut prendre des voix à la droite dure. » Dans le même esprit, l’élu local expérimente chez lui, à Asnières, ses propres méthodes. En 2002, il lance un conseil des communautés qui permet, dit-il, d’identifier les problèmes de chaque communauté et d’y répondre. « En trois ans, on a vu les courbes électorales s’infléchir. Les trois quarts de l’électorat antillais et les deux tiers des électeurs d’origine maghrébine votent maintenant pour l’UMP », assure-t-il, validant ainsi la vision « communautariste » défendue par le président de l’UMP. Dans une de ses notes, Manuel Aeschlimann écrit « qu’un vote sur enjeux induit inévitablement une stratégie électorale adaptée qui passe par des argumentaires ciblés ». »

    Ces approches de la politique, fondées sur une « proximité » et un « pragmatisme » auto-proclamés, au risque de la contradiction et de la dissolution de la communauté de valeurs, sont prises en défaut, par exemple, sur les points suivants :

    L’utilisation détournée des fichiers électoraux : Manuel Aeschlimann le déclare sans détour au Figaro (cf. article ci-dessus) : « Sans état d’âme, il suggère carrément que l’UMP « récupère » les listes électorales afin de cibler les problèmes des électeurs ». On imagine sans peine quelques agents municipaux de la ville d’Asnières, passant en revue les listes municipales afin d’y dénicher « Amar », « Tarik » et « Naima », supposés musulmans, en prévision d’une lettre « ciblée » annonçant le démarrage des travaux de la future mosquée en présence du Maire...

    Les brimades des associations qui ne font pas allégeance : Le site www.asnierois.org rapporte, le 26 mars 2005 ( « A Asnières j’ai retrouvé l’oeil de Moscou » ), que les présidents des associations d’Asnières qui reçoivent une subvention de la ville auraient été « invités », lors d’un entretien en tête-à-tête avec l’adjoint délégué aux associations à livrer à la mairie les noms de leurs adhérents : quelle est la finalité de ce procédé illégal ? Probablement, compléter la cartographie de l’électorat asniérois en vue d’affiner la « stratégie marketing » de la Mairie ? Dans le même registre, L’Humanité du 8 novembre 2003, article « Asnières Les méthodes musclées du député maire UMP - Totalitarisme municipal » rapporte : « AC !, le MRAP, le Planning familial, la JOC, la Ligue des droits de l’homme, Asnières quartier libre, Cité d’idées... de nombreuses associations qui travaillent dans les quartiers populaires du nord de la commune sont mises au ban : suppression de toute subvention, exclusion du forum annuel des associations, non accès aux salles municipales. La Conférence Saint-Vincent-de-Paul, association caritative locale liée à la paroisse, n’est guère mieux traitée... ».

    Le soutien au développement de lieux de cultes : Dans la rubrique « Mosquée » du site d’opposition www.asnierois.org, le feuilleton de l’aide de la Mairie à l’association al-Hidayah al-Islamya pour la construction d’une mosquée est relaté : l’opposition reproche à Manuel Aeschlimann : 1) de n’avoir communiqué sur le sujet que vis-à-vis des Asniérois d’origine musulmane au lieu d’une concertation avec tous (cf. le tract analysé en introduction) 2) d’avoir laissé outrepasser les règles d’urbanisme pour la construction de la mosquée en question (modification du POS) 3) d’aider financièrement cette association afin de contribuer, de manière détournée (car interdite par la loi de 1905 sur la laïcité), à la construction/agrandissement de la mosquée 4) et surtout, de la position ambiguë de l’association concernée : elle a financé en effet la publication à des milliers d’exemplaires d’une traduction française de l’ouvrage de Sayeb Qutb, « A l’ombre du Coran » - inspirateur des mouvements salafistes les plus radicaux et prônant des moyens de lutte tels que : terreur, martyre et propagande, pour une purification de l’islam...

    Dans un registre très différent, les conditions suspectes voire subreptices d’attribution d’un permis de construire pour une salle du royaume à destination de la communauté des témoins de Jehovah d’Asnières (cf. article ) sont rapportées : aucune communication aux habitants ou aux élus sur le sujet (sujet découvert, par hasard, un an après le dépôt du permis, par un élu d’opposition), apparente illégalité de certaines dispositions du permis, ...

    Enfin, on ne peut clore cette visite du communautarisme de la « France d’Après » sans s’attarder sur les relations privilégiées qui semblent lier la mairie d’Asnières à la République Islamique d’Iran - dans la lignée des relations obscures qui semblent avoir existé de tout temps entre la droite dure française et les dictatures moyen-orientales (charles pasqua ou jean-marie le pen et l’Irak, par exemple). Le site Iran-resist avait déjà écrit sur le « lobbying pro-mollah à la mairie d’Asnières » » en retraçant le parcours du directeur de cabinet d’origine iranienne de Manuel Aeschlimann, et l’organisation d’une manifestation à l’Hotel-de-Ville d’Asnières, en janvier 2005, lors de laquelle Manuel Aeschlimann remit la médaille d’or de la ville à l’ambassadeur de la république islamique d’Iran.

    Francis Ramine Pourbagher, ancien président de la chambre de commerce France-Iran, est le directeur de cabinet et attaché parlementaire de Manuel Aeschlimann, lui-même membre du groupe d’amitié France-Iran à l’Assemblée Nationale. Jusque-là tout va bien. L’affaire n’aurait pas fait grand bruit si Francis Pourbagher n’avait pas - en pleine crise sur le nucléaire iranien sur fond de discours révisionniste et antisémite du président Ahmadinejad - manifesté son allégeance au régime iranien à la télévision publique iranienne en août 2005. Le fait que son frère soutienne officiellement la politique nucléaire du Président Ahmadinejad (cf. article paru fin 2005 dans la presse iranienne, tendance intégriste, « les français mettent à l’écart un directeur pour délit de soutien à Ahmadinejad » ) et que sa mère, résidant en Iran, écrive un article dans laquelle elle explique attendre « l’Holocauste de l’Occident » (cf. article paru fin 2005 dans la presse iranienne, tendance intégriste, « le sens de la démocratie occidentale, c’est l’holocauste » ) ajoutent certainement quelques piments au profil peu modéré de ce collaborateur. L’ironie de l’affaire, c’est que le député Aeschlimann a déclaré récemment sur France 3 (domaine public du 4 février) :

    « J’ai [Manuel Aeschlimann] été le premier à les condamner publiquement [les mollahs au pouvoir en Iran] ... C’est une espèce de polémique lancée par une opposition en mal d’idée, qui considère que mon directeur de cabinet [Francis Pourbagher], sur le principe qu’il est iranien, est nécessairement en phase avec le système, ce qui n’est pas le cas puisque lui et sa famille se sont sauvés justement de l’Iran quand les mollahs sont arrivés ».

    Ariel Weinberg Lundi 21 Août 2006 Asnières : laboratoire du communautarisme pour la « France d’Après »

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  • Philippe Vassé Philippe Vassé 18 août 2007 03:48

    Chers lecteurs,

    J’avais oublié un article subversif paru sur www.asnierois.org, qui va intéresser les accusés dans l’affaire.

    Lire attentivement le texte, puis lire ensuite les attributeurs de subventions à l’association parmi lesquels le département 92 à l’époque présidé par...Nicolas Sarkozy.

    Le hasard des faits publics et des subventions tout aussi publiques.

    Bien cordialement vôtre,

    Vie politique : CLEARSTREAM, FLORIAN BOURGES *

    REACTIONS : 1

    Florian Bourges, président de la crèche Toupty d’Asnières et Florian Bourges, celui de l’affaire Clearstream, celui qui apparaît dans la presse, à la télévision, celui dont il est question dans le livre de Denis Robert **, sont-ils une seule et même personne ?

    L’affaire CLEARSTREAM fait couler beaucoup d’encre.

    Asnierois.org s’est donné pour règle de se concentrer sur les affaires d’Asnières.

    Mais souvent les affaires d’Asnières trouvent écho bien au-delà de la frontière communale...

    En janvier 2006, asnierois.org avait annoncé l’ouverture de la crèche TOUPTY, avenue d’Argenteuil. Une nouvelle intéressante car il s’agissait de la première crèche associative privée réalisée grâce à de nouveaux types de financement. Un nouveau partenariat entre public et privé et peut-être un exemple à suivre dans l’avenir pour apporter des solutions au problème de la garde des tout petits (1).

    Le Président de Toupty, Florian Bourges avait à cette époque gentiment répondu aux questions de notre rédaction : La première crèche associative en contrat avec la ville d’Asnières

    Aussi, depuis quelques jours, une question nous taraudait : Florian Bourges, président de la crèche Toupty d’Asnières et Florian Bourges, celui de l’affaire Clearstream, celui qui apparaît dans la presse, à la télévision, celui dont il est question dans le livre de Denis Robert *, sont-ils une seule et même personne ?

    Comment savoir ? Tout simplement en lui posant la question.

    Voici sa réponse :

    Bonjour,

    Il s’agit bien du même Florian BOURGES.

    Mon mandat de Président de l’Association TOUPTY est une activité bénévole sans aucun lien avec mon activité professionnelle actuelle ou passée. Je tiens aussi à préciser que je ne suis politiquement lié à aucun parti et à aucun élu, mon activité associative étant apolitique.

    Je vous autorise à recopier ce propos sur votre site.

    Cordialement,

    Florian BOURGES

    ** La rédaction a lu le livre de Denis Robert : Clearstream, l’enquête. Ce livre se lit comme un roman et éclaire réellement cette sombre histoire. L’apport de Florian Bourges y est fondamental.

    Asnierois.org, le mardi 13 juin 2006

    (1) La crèche est financée par la CAF, le Département, la Région et un emprunt bancaire. Le conseil général des Hauts-de-Seine a accordé une subvention d’investissement de 116 064 €. Selon la convention votée par le conseil municipal de septembre 2005, la ville d’Asnières participe au budget de fonctionnement de la crèche en échange de 20 places, mais nous n’avons pas trouvé trace d’une subvention à Toupty dans la liste des subventions 2006 aux associations. .

    Vous souhaitez réagir à cet article, nous contacter ? Ecrivez-nous à : [email protected]

    LES REACTIONS

    * Le titre initial de cet article a été modifié le 14 juin 2006 à la demande de Florian Bourges :

    Bonjour,

    Suite à votre article, je vous serais reconnaissant de bien vouloir modifier votre titre « Vie politique : CLEARSTREAM, ASNIERES, FLORIAN BOURGES » car la Ville d’Asnières n’a strictement rien à voir avec Clearstream et la proximité de ces 2 noms dans votre titre est ambigue et source de mauvaises interprétations pour vos lecteurs. Cordialement, Florian BOURGES



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 18 août 2007 03:41

    Cher Emile Mourey,

    Que j’ai ri à votre article d’un drôle désopilant, du titre jusqu’à ses annonces folles, cela est vrai.

    Que les citoyens d’Asnières soient aussi amusés que moi, voilà une vérité claire.

    Que vous puissiez croire que votre « cas » -votre combat- intéresse les gens intelligents et cultivés, cela relève de votre ego blessé.

    La sérénité est une qualité. La compassion est une raison.

    Mais, pour les lecteurs qui ne se contentent pas de vos articles sans sources, brouillons et falsifiés, je laisse quelques faits avérés en fil pour que chaque lecteur honnête -je ne parle pas de vos adeptes rameutés par vous sur ce fil- puisse s’instruire.

    Les sources de l’information sont ouvertes ainsi et tous pourront vous juger sans rancune, ni hargne, juste avec la pitié et la compassion que vous méritez très amplement.

    Bien cordialement vôtre,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 18 août 2007 03:25

    Chesr lecteurs,

    Chacun sait que le régime iranien est un modèle de démocratie.

    Nul ne saurait ignorer qu’Emile Mourey combat la subversion dans toute...la Gaule moderne de 2007.

    Il avait oublié cet acte incroyable de subversion iranien commis à Asnières le 21 janvier 2005 et ses suites burlesques.

    Voilà donc un apport sourcé à la lutte de notre illustre combattant solitaire de la subversion.

    Bonne lecture et bien cordialement vôtre

    Vie politique : AESCHLIMANN FAIT SA MOUSSE A ASNIERES, POURBAGHER FAIT SA MOUSSE A TEHERAN

    REACTIONS : DROIT DE REPONSE DE R.F. POURBAGHER

    REBONDISSEMENT DANS L’AFFAIRE IRASNIERES

    Selon RAMINE FRANCIS POURBAGHER, Directeur de cabinet du maire d’Asnières, la ville d’Asnières a aidé financièrement l’Ambassade d’Iran pour l’organisation d’une grande manifestation à Asnières

    Des Asniérois nous avaient signalé avoir vu le maire d’Asnières et son épouse dans une émission de la télévision iranienne. Aujourd’hui nous en savons davantage. S’il est vrai que les visages de MANUEL AESCHLIMANN et de MARIE-DOMINIQUE AESCHLIMANN apparaissent brièvement à côté de celui de NICOLAS SARKOZY dans ce film, c’est en réalité à RAMINE FRANCIS POURBAGHER, directeur de cabinet du maire d’Asnières, que celui-ci est consacré.

    La copie de cette émission d’une trentaine de minutes nous est parvenue sous forme d’un DVD. Expéditeur inconnu. Nous l’avons visionnée...

    L’émission, principalement en iranien - quelques passages sont en français, a été sous-titrée en français (par l’expéditeur inconnu ?). Nous avons fait vérifier la traduction avant d’en parler. Nous avons pu vérifier également que cette émission a bien été diffusée sur la télévision iranienne.

    Cette affaire met le petit monde asniérois en ébullition, des morceaux choisis de quelques minutes circulent sur le net.

    Voici ce que, pour notre part, nous retenons.

    La télévision iranienne a diffusé en août 2005 une émission consacrée à Ramine Pourbagher, Directeur de Cabinet du maire d’Asnières.

    Il y est présenté comme un exemple de réussite pour les Iraniens.

    Les images le montrent à Asnières, à son domicile, à la mairie d’Asnières, à l’assemblée nationale.

    Ramine Francis Pourbagher s’exprime en iranien (il avoue un défaut : son accent). Il se présente lui-même comme une personne très importante et reconnue pour les relations franco-iraniennes. « Un jour j’ai dit aux hommes d’Etat français : ’’Pourquoi n’avez-vous pas des rapports commerciaux avec l’Iran qui est une superpuissance dans une région qui contient l’avenir du monde ? ’’ Ils ont accepté ma proposition et ont dit : ‘‘ Puisque vous connaissez bien l’Iran et la France, vous avez raison, votre idée est bonne, aidez-nous à améliorer les relations entre la France et l’Iran’’. »

    Beaucoup de vantardises, beaucoup de mousse : tout le poids de la gestion de la ville repose sur Ramine Francis Pourbagher, il est le successeur désigné du maire (selon voix off). Des artifices de mise en image : on le voit descendant les marches de la mairie d’Asnières avec l’incrustation en iranien : ’’LE MAIRE’’... (d’où probablement la confusion initiale). Ramine Pourbagher est présenté d’abord comme l’adjoint (traduction correcte du terme iranien prononcé), puis comme le successeur désigné du maire d’Asnières Manuel Aeschlimann lorsque celui-ci sera appelé par Nicolas Sarkozy, lui-même futur président de la République Française, à de plus hautes fonctions.

    Jusque-là c’est surtout très drôle.

    Après c’est moins drôle.

    Nous voyons Pascale Pourbagher faire l’éloge (en français) de son mari, « aux yeux rieurs, mais ...viril et puissant », chez elle, à Asnières, sa petite fille sur les genoux, voilée d’un fort seyant voile bleu. Il est rappelé dans le film que Pascale Pourbagher est conseillère municipale à Asnières.

    Nous entendons Ramine Pourbagher s’exprimer longuement sur la place que tient l’Iran dans sa vie. « Mon cœur est iranien, mon intérieur est iranien, je n’aime pas qu’ils pensent que je viens d’une autre planète. En Iran...là-bas au moins on ne me regarde pas comme un étranger. Là-bas c’est ma maison. Il y a beaucoup de gens comme moi ; alors qu’ici quand je marche dans la rue je suis seul. »

    De plus en plus ennuyeux

    Ramine Pourbagher s’étend sur la grande manifestation qui s’est tenue à Asnières début 2005. Nous apprenons de sa bouche qu’ont été mises à disposition de l’Ambassade d’Iran toutes les ressources de la ville, « sans économiser sur rien » et qu’une « aide financière a été apportée à l’Ambassade d’Iran ».

    L’émission nous montre le Tazieh qui a été joué dans l’Espace Concorde à Asnières, retraçant le martyre du saint chiite Hosseyn. Le tazieh est un théâtre religieux chiite, qui exalte le sentiment d’appartenance à la communauté musulmane chiite.

    Ramine Francis Pourbagher poursuit : « Ce tazieh est un cadeau que je voulais faire à mes compatriotes iraniens. Ici c’est mon territoire. Mes compatriotes lorsqu’ils viennent en France, ils savent qu’ils peuvent compter sur moi. Si je travaille à la mairie ou pas, peu importe... En Iran je ne connais pas les problèmes aussi bien qu’ici. J’ai mis toute la mairie d’Asnières à la disposition de l’Ambassade d’Iran en France. »

    Nous voyons la poignée de main entre MANUEL AESCHLIMANN et l’Ambassadeur de la République Islamique d’Iran, lors de la réception au cours de laquelle MANUEL AESCHLIMANN a remis à l’Ambassadeur de la République Islamique d’Iran la médaille d’or de la ville d’Asnières.

    « On a pris la décision d’organiser cet évènement avec Monsieur Karazi (NDLR : c’est l’Ambassadeur). Lui sait à quel point j’ai mis à disposition de l’Ambassade et du Centre Culturel iraniens les techniciens de la ville d’Asnières, les bâtiments, tous les moyens de la mairie. Nous n’avons économisé sur rien... De notre côté, de la part de la ville d’Asnières, nous ne leur avons rien fait payer, et en plus de la mise à disposition de la salle, nous les avons aidés financièrement. Je ne dirais pas combien mais nous les avons aidés financièrement. »

    A la fin du visionnage de ce film, nos questions sont multiples.

    Passe que le directeur de cabinet de la ville d’Asnières s’affiche comme iranien d’abord, au service de ses compatriotes iraniens, même si nous aurions aimé entendre Ramine Francis Pourbagher dire de la France aussi qu’elle est sa patrie. Après tout chacun donne son coeur à qui il veut.

    Passe encore qu’une élue de la République Française, présentée comme telle, qui plus est enseignante, accepte d’être filmée chez elle, en France, arborant un voile à l’iranienne, d’une très jolie couleur bleue ... Après tout elle fait ce qu’elle veut chez elle.

    Mais ne passe pas l’affaire IRASNIERES. Quel a été le coût de la réception de l’Ambassadeur d’Iran à Asnières par Manuel Aeschlimann ? Quel a été le coût total de la manifestation ? La ville d’Asnières a-t-elle « aidé financièrement » l’Ambassade d’Iran ? Si oui, pourquoi ? Pour quel montant ? Sur quel budget ? Sur la signature de quel élu ?

    Nous attendons les réponses :[email protected]

    asnierois.org, 12 novembre 2005

    LIRE LA SUITE : IRASNIERES : CHACUN FAIT CE QU’IL CROIT ËTRE BIEN

    POUR BIEN COMPRENDRE

    LIRE AUSSI :

    l’article paru en janvier 2005 sur www.asnierois.org : IRASNIERES : AESCHLIMANN RECOIT L’AMBASSADEUR D’IRAN A LA MAIRIE D’ASNIERES

    ET AUSSI : RELATIONS ASNIERES REPUBLIQUE ISLAMIQUE D’IRAN

    Mieux connaître Francis Pourbagher :

    - AFFAIRE DES CORBEAUX : SEULS LES LAMPISTES PAIERONT

    - CULTURE IRASNIEROISE : PASSAGE AUX TRAVAUX PRATIQUES

    - FRANCIS POURBAGHER NOMINE AUX BIG BROTHER AWARD FRANCE

    - LA VIDEOSURVEILLANCE FAIT SCANDALE

    - A ASNIERES LES METHODES MUSCLEES DU DEPUTE-MAIRE TOTALITARISME MUNICIPAL

    - LE DIRECTEUR DE CABINET DU MAIRE D’ASNIERES MIS EN EXAMEN

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    LES REACTIONS

    Droit de réponse de Francis Ramine Pourbagher en date du 14 novembre 2005, reçue par LRAR le 16 novembre 2005

    "Vous venez de mettre en ligne sur votre site Internet des éléments d’informations concernant un reportage diffusé sur une chaîne nationale iranienne et qui a pour objet de dresser mon portrait.

    Il m’importe de dénoncer la campagne de dénigrement aux relents de racisme primaire que vous relayez sans précaution (s’agissant du DVD) sachant que la traduction qui accompagne la vidéo que vous mentionnez avoir reçu de façon anonyme est partiellement inexacte et orientée.

    En effet, la télévision iranienne m’a sollicité pour l’enregistrement de ce documentaire dans le cadre d’une série d’émissions dédiées au thème de l’Exemplarité au travers d’émigrés d’origine iranienne ayant réussi leur parcours professionnel et familial à l’étranger.

    C’est d’ailleurs lors de l’exposition « Shiraz Paradis Persan » que les journalistes invités par le Centre Culturel Iranien ont souhaité faire découvrir mon expérience aux jeunes iraniens.

    Sachez que cette manifestation culturelle appartenait à une série du même type organisée dans des villes aussi prestigieuses que Paris, Orléans, Issy les Moulineaaux, Boulogne-Billancourt, Versailles, etc....

    Alors, je tiens à dire que nous n’avons pas à rougir d’avoir proposé aux asniérois de découvrir une civilisation plusieurs fois millénaire (qualifiée par les historiens de berceau de la civilisation).

    C’est pourquoi je trouve votre initiative pour le moins maladroite voire douteuse d’autant que vous affirmez avoir procédé à la vérification de la traduction en votre possession. (...) Enfin, il est bon de noter que j’ai décidé de saisir les juridictions françaises afin de faire toute la vérité sur ces manoeuvres politiciennes et peu glorieuses qui visent uniquement à discréditer mon action, ma famille et ma personne".

    NOTE DE LA REDACTION

    1 - Une phrase n’ayant aucun rapport avec l’article incriminé a été supprimée.

    2 - Monsieur Pourbagher se plaint d’être la victime d’une « campagne aux relents de racisme primaire », mais il ne donne aucune explication. Nous ne savons pas de quoi il parle. S’il est victime de faits de discrimination raciste, qu’il nous en informe, nous serons les premiers à dénoncer ces faits.

    3 - Monsieur Pourbagher affirme que la traduction est inexacte. La rédaction a pris la précaution de faire appel à deux personnes d’origine iranienne, sans lien entre elles et sans lien avec la ville d’Asnières. Ces deux personnes ont visionné séparément l’intégralité de l’émission. Elles ont toutes les deux confirmé la correction du sous-titrage en français et l’absence d’ambiguité dans les termes employés . Puisque l’occasion est donnée ici d’entrer dans les détails, une seule erreur minime a été relevée par nos deux traducteurs. Le commentateur présente Ramine Pourbagher d’abord ainsi : Manuel Aeschlimann l’a nommé son directeur de cabinet et son « successeur ». La traduction exacte est selon nos deux traducteurs non pas successeur mais « adjoint » (ce que Monsieur Pourbagher n’est pas non plus). Mais un peu plus loin, le commentateur annonce : il est « l’adjoint et le successeur », et cette fois c’est bien le mot successeur qui est utilisé. Quoiqu’il en soit, Monsieur Pourbagher n’est pas un élu, il n’est pas l’adjoint du maire, quant à son successeur, ce sont les électeurs qui en décideront selon les lois de la République Française.

    4 - Sur la question principalement posée dans notre article, c’est-à-dire le coût de la manifestation, nous constatons que Monsieur Pourbagher n’apporte aucune réponse. Le maire affirme via le journal Le Parisien que la ville d’Asnières n’a rien payé. Monsieur Pourbagher affirme que la ville d’Asnières « n’a économisé sur rien » et a apporté « une aide financière ». Où est la vérité ? Les Asniérois sont en droit de se poser la question.

    5 - Contrairement aux affirmations de Monsieur Pourbagher, asnierois.org n’a jamais critiqué le principe d’une exposition culturelle, qu’elle soit iranienne ou autre.

    5 - Sur le thème de l’exemplarité, rappelons que Monsieur Pourbagher a été condamné pour diffamation par voie de tracts anonymes dans l’affaire dite « du corbeau ». Cette condamnation est aujourd’hui définitive. Pour les nombreux faits divers dans lesquels Monsieur Pourbagher est impliqué, nous renvoyons le lecteur intéressé à la presse locale et nationale. A chacun de se faire son idée quant à l’exemplarité du parcours de Monsieur Pourbagher.

    asnierois.org, 17 novembre 2005

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