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Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

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  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 7 juin 2011 13:22

    Cher Alchimie,

    Sachant que les banques versent aux particuliers, entreprises et Etats une partie substantielle du produit du travail collectif avec des taux d’intérêt élevés -(il s’agit de l’épargne populaire et des profits réalisés sur le travail), comment peut-on sérieusement écrire « vie à crédit ? » en tout cas en zone euro et depuis 1992 ?

    Si vous parlez des Etats, c’est un choix fiscal, donc politique et économique.
    S vous visez les entreprises, elles utilisent, en les payant, les marges collectivement dégagées, donc, en réalité, leur argent commun fruit effectif du travail des salariés.
    Si vous évoquez les particuliers, la raison se trouve dans leurs revenus insuffiants, lesquels sont absorbés par les banques et les entreprises privées.

    Que signifie alors concrètement « vie à crédit » ?

    Une question intéressante afin d’éviter de répétée des thèses sans réalité vraie.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 7 juin 2011 13:13

    Cher Jean d’Hôtaux,

    La courtoisie est une qualité et il est agréable de la partager, même si les points de vue, fort légitimes, divergent ou s’opposent.

    Au demeurant, vous avez le droit, très légitime aussi, de garder des opinions, même si on peut estimer qu’elles sont en décalage avec les réalités.

    L’essentiel est la réalité vivante, le développement de celle-ci et sa compréhension la plus large possible.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 7 juin 2011 13:08

    Cher PlancherdesVaches,

    Au risque de vous décevoir, des pays d’Europe et du monde, sans l’euro, connaissent des croissances intéressantes et la stabilité, de plus sans guerre ;

    Pour se détendre un peu dans le rire, Taïwan, petit pays, a vu son PIB augmenter de 12,3% en 2010, le salaire de ses fonctionnaires être accru de 3,2% en mai 2011, les salaires du secteur privé croître de 5% et le niveau de vie, de santé et de bien-être monter encore de 4 rangs à 6 rangs selon les secteurs concernés.

    Aucun politique taïwanais ne parle aux citoyens d’austérité, de baisse des coûts, de restrictions budgétaires, bien au contraire.....

    J’ai écrit « politique taïwanais ». Mais, si on se tourne vers le Bureau qui représente l’UE à Taipei, celui-ci ne cesse de critiquer les mesures prises et de jeter le discrédit sur elles, exigeant des orientations similaires à celles suivies en Europe.

    Une question amuse ainsi l’opinion : « depuis quand les représentants d’une Union en quasi-faillite, impliquée dans deux guerres onéreuses et sanglantes, peuvent-ils se permettre de critiquer ceux qui progressent, sont en paix et améliorent leur vie quotidienne » ?

    Réplique ironique d’une journaliste taïwanaise, peu diplomate, je vous le concède : « les Français aiment à citer une réplique de film célèbre selon laquelle : les cons, ça ose tout et c’est même à cela qu’on les reconnaît. Une belle et juste phrase ».

    Bien cordialement



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 7 juin 2011 12:42

    Cher TSS,

    « Pour sauver l’euro », comme le résumait un journaliste grec, « le FMI et la CE (Commission européenne) sont prêts à saigner le peuple grec pire que sous une occupation étrangère de nature militaire ».

    Le ton est donné sur l’ambiance politique en Grèce qui menace d’emporter le PASOK (PS grec) et son gouvernement rejeté par le peuple. Comme au Portugal, en Espagne, ou ailleurs, tout gouvernement qui voudra sauver l’euro en sacrifiant les intérêts des peuples se heurtera frontalement à ceux-ci.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 7 juin 2011 12:37

    Cher Zen,

    Certes, les chiffres donnés -et vrais-indiquent des intérêts pour les banques allemandes travaillant majoritairement à l’international.

    Certes, ce que vous exprimez est logique, si les banquiers allemands avaient dans ce dossier toute liberté de décision et d’action.

    Mais, tel n’est pas vraiment le cas en ces temps complexes : d’un côté, le patronat allemand ne veut plus être la « vache nourrissière » de la zone euro et estime, légitimement de son point de vue, que l’épargne doit être réorientée au profit de ses entreprises.

    Plus encore, sur le plan politique, après le premier plan d’aide que l’Etat fédéral avait fait « passer » en s’engageant à ce que ce soit le « dernier » de ce type, l’opinion publique est vent debout contre un nouveau plan d’aide, et la majorité au Bundestag n’est pas assurée pour la chancelière sur une telle initiative.

    En résumé, il n’existe pas dans la vie réelle d’automatisme direct. Les intérêts des uns et des autres sont contradictoires. Pour l’heure, visiblement, le camp du refus de l’aide à la Grèce, et derrière à d’autres pays identifiés, se renforce.

    Celui des banquiers n’a pas perdu encore, mais il est loin d’avoir gagné.

    Bien amicalement,

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