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Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 12 mai 2010 23:03

    Bulgroz,

    Votre commentaire est rédigé trop vite, ce qui en rend ici ou là la compréhension difficile.

    Il semble cependant que vous qui savez ce que signifie « être anti-européen » ( mystère resté sans éclairage à cette heure ) confondiez la charge de la dette AVEC le service de la dette.

    Ce qui pour un adorateur du Traité de Maastricht est ennuyeux car ces concepts forment ce que l’on appelle par convention «  la dette publique selon Maastricht ou au sens de Maastricht » !

    Ceci, outre que vos chiffres pour 2009 sont faux, la charge de la dette (paiement des seuls intérêts) a avoisiné 80 milliards d’euros car les taux ont augmenté comme le masse de la dette.

    Quant au service de la dette (remboursement du capital), vous ne l’avez pas indiqué, mais son total est égal au produit fiscal de l’impôt sur le revenu !!! Fin 2009, la dette au sens de Maastricht de la France était de 1489 milliards d’euros. je vous laisse imaginer le POIDS total de la dette en 2010......

    Par ailleurs, vous qui savez reconnaître un « anti-européen » au premier coup de clavier, chose rare car une telle capacité de détection devrait faire l’objet d’un brevet déposé à l’INPI ou au moins d’un prix au concours Lépine, vous semblez ne pas comprendre que les dettes sociales sont aussi soumises aux enjeux spéculatifs.

    Mieux, vous semblez ignorer que les dettes réelles de l’Etat, au sens comptable strict, sont en réalité, selon le Parlement, de 1150 milliards d’euros. Je vous renvoie, pour faire court, à l’article de Wikipedia qui explique assez bien les différentes dettes de l’Etat selon les divers critères retenus (voir dette publique)

    Ceci étant clarifié et vérifiable aisément, je vous remercie de vos habiles questions.

    Quant à savoir quel taux de dépenses publiques et sociales un pays peut supporter, c’est une question théorique qui dépend de nombreux paramètres, internes et externes.

    Certains Etats prélèvent plus que la France, sans être en crise, d’autres moins et le sont.

    La capacité de pression fiscale et sociale est donc un concept souple et n’a rien d’un indicateur vu comme un dogme. Par ailleurs, le taux de prélèvements obligatoires peut varier d’une année sur l’autre, mais un être sensé comparera ce taux avec son efficacité pour la société et ses membres, premier critère quelque peu objectif et humain.

    Taïwan a vécu des années durant avec un taux très supérieur à celui, moyen, de la France et cela a assuré par un capital national un extraordinaire développement global. Israël a vécu de même durant des décennies, et ses habitants n’en sont pas morts pour autant.

    L’Espagne a pratiqué un taux inférieur à la France et chacun sait que, de ce fait, son peuple est appelé à payer 280 milliards d’euros à travers un plan gouvernemental, d’où hausse forte de ce taux.

    Je vous invite donc à plus de souplesse dans vos raisonnements ou, si vous préférez, à moins de rigidité dogmatique, à la sauce politique interne française qui n’essaie pas d’apprendre des autres pays.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 12 mai 2010 22:34

    Cher Jean-Bernard,

    Soyez remercié pour votre extrême courtoisie, mais votre premier commentaire était, je le déplore,confus, illisible, chaotique et incompréhensible, en tout cas vu de mon écran de PC.

    Par ailleurs, souffrez que les peuples décident seuls, avec des majorités écrasantes, que les plans d’austérité que leurs gouvernants veulent leur imposer afin de payer des intérêts usuriers aux banques définissent par eux-mêmes ce qui est LEUR problème.

    Même si la source effective de ces plans d’austérité est dans la spéculation sur les dettes souveraines, mais aussi publiques des Etats concernés !

    La résistance des peuples à ces plans sera l’écueil qui peut seul briser la spéculation, mais en poussant ainsi l’ensemble du système à une crise bien plus profonde et globale.

    Bien cordialement vôtre (de manière concise)



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 12 mai 2010 19:30

    Cher Bulgroz,

    Merci encore de vos interrogations essentielles, pour ne pas dire outrageusement sympathiques et d’une finesse subtile remarquable. D’autant que vous semblez ne pas comprendre, selon vos mots, « la position de Monsieur Vassé ». !!!

    Prenons les choses sous un angle un peu plus pratique pour que vos questions si attentionnées prennent un sens qui intéresse quelques lecteurs d’Agoravox et servent à montrer votre mépris de l’argent des citoyens.

    Puisque vous aimez lez questions fondamentales, posons les avec le respect de tout contribuable envers ses ressources propres :

    savez-vous combien l’Etat français paie en masse pour les seuls intérêts de sa dette globale ?

    Et savez-vous que cette charge ANNUELLE reversée aux banques est en fait responsable d’une partie importante de l’accroissement ANNUEL du déficit du budget de l’Etat ?

    Et savez-vous que, pour les comptes sociaux, les exonérations multiples accordées au patronat se traduisent depuis des années par des déficits consécutifs de ces comptes dont les banques privées sont de nouveau les grandes bénéficiaires ? Plus la dette est grande en masse, plus le total des intérêts sur un budget, d’Etat ou social, est important.

    Maintenant, pour rire un peu, mon cher Bulgroz, comme vous n’avez pas lu l’article ou ne l’avez pas compris (ce que vous prétendez de vous-même sans autre aide), vous aurez compris que la crise que nous traversons étant une réalité sociale, économique et politique, les solutions découleront des réalités vivantes, c’est à dire de la nécessaire résistance des peuples agressés par le FMI, l’UE et les gouvernements nationaux soumis aux intérêts des spéculateurs.

    Si, si, c’est aussi écrit dans l’article, cher Bulgroz.

    Il est en effet important de ne pas faire le jeu des ânes qui sont en général les animaux favoris des spéculateurs car ils servent de relais d’opinions utiles.... Enfin pas toujours.

    Bien cordialement à vous (avec l’espoir serein que vous aurez compris ce qui est écrit)





  • Philippe Vassé Philippe Vassé 12 mai 2010 18:30

    Cher Jean-Bernard,

    Votre commentaire est probablement très intéressant, mais, j’avoue que je n’y ai pas compris grand chose car le mode d’expression utilisé est confus, donc difficile à suivre.

    Ne tenant pas à refaire un cours sur l’histoire de l’euro, les Traités, la BCE, le fait que l’euro n’est pas la monnaie de toute l’UE, ni sur les faits récents que tout le monde connaît, je prendrais un seul point qui concentre et résume les quelques points que j’ai pu comprendre : l’absence totale dans ce long texte des mesures d’austérité qui frappent et vont frapper tous les peuples de l’UE et surtout de la zone euro.

    Expliquer les faits n’est pas donner une opinion personnelle, c’est amener la raison humaine à aller au fond concret des choses et à ne pas se contenter de bouillies indigestes concoctées par ceux-là mêmes qui emmènent la société au désastre.

    Quand un médecin diagnostique un cancer chez un patient, celui-ci peut le nier par les mots, mais le mal restera et se développera. Il en va de même dans le domaine économique qui, soit dit en passant, n’est nullement réservé à des spécialistes, mais devrait être un domaine ouvert aux conceptions, idées et analyses divergents qui enrichissent au final la pensée collective.

    Votre oubli est instructif car, curieusement, c’est ce point qui touche le plus les citoyens à ce jour, est leur vie quotidienne, leur emploi et leur niveau d’existence, donc qui devrait mobiliser votre attention.

    Bref, même sur les conclusions de l’article, je n’ai pas compris ce que vouliez exprimer.

    Désolé de ne pouvoir comprendre votre texte tel qu’il est édité en ligne, mais je salue votre volonté de vous préoccuper du destin collectif de l’humanité.

    Et soyez rassuré, vous avez le droit, comme le patient atteint du cancer dans l’exemple fourni plus haut, d’estimer que celui qui fait le diagnostic réel est dans l’erreur : le développement des métastases - ici, les plans d’austérité dramatiques pour les populations- vous prouveront que le diagnostic n’est pas affaire d’opinion, mais de réalité des faits observés et analysées, donc identifiés.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 12 mai 2010 18:04

    Cher Bulgroz,

    Outre que j’essaie de répondre à tous les commentaires ayant un sens compréhensible, je ne comprends pas votre question.

    Un commentateur- ce qui est son droit- affirme une chose, puis explicite plus clairement ce qu’il voulait dire, le tout en citant ses sources.

    Le fil de discussion ne m’appartient pas, je ne suis pas en charge de sa police comme du respect d’un dogme, et je ne me sens pas investi d’une quelconque aura supra-naturelle diseuse de vérités finies - voire un spécialiste de haute voltige-que vous souhaiteriez me prêter. Le Vatican est en Italie, pas sur Agoravox.

    Je ne dénigre personne, mais parfois, il est vrai, il m’arrive de manier une certaine forme d’ironie sympathique vis à vis des commentaires hors-sujet, inutiles, vains ou calqués sur les communiqués de JC Trichet, de Mme Lagarde, du FMI ou de l’Elysée/

    Ceci étant, tout fil de discussion reçoit son lot d’âneries (je ne cite personne en particulier).

    Cependant, je note que vous vous intéressez vraiment au fond du problème qui a généré une politique européenne de reculs sociaux majeurs.

    C’est là l’essentiel.

    Bien cordialement et citoyennement vôtre,

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