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Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 15 février 2010 18:44

    Barrous,

    Votre commentaire, présenté avec une grande modestie, est fort instructif et vrai, notamment sur ce qui concerne la partie concernant la genèse des ennuis actuels, genèse à rechercher dans le Traité de Maastricht.

    La définition de la faillite d’un Etat, si tant est que l’on puisse comparer par exemple un Etat comme le Zimbabwe actuel avec l’Allemagne de 1923 ou la Grèce de 2010, du fait de contxetes et de conséquences assez différents, est claire et bien expliquée. Ses suites dramatiques pour les citoyens sont aussi très bien décrites.

    Le zeste d’ironie que vous y ajoutez sur les dirigeants politiques se goûte aussi avec appétit.

    Si vous lisez l’anglais, je vous invite à lire les articles mis en lien dans ma courte réponse à JL sur la course de DubaPi à la faillite.

    C’est là un cas d’école car Dubaï avait pourtant tout pour ne pas sombrer dans ce naufrage financier. On imagine ce que cela pourrait être pour la France ou le Royaume-Uni.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 15 février 2010 18:05

    JL,

    Barrous a déjà avec un brio certain répondu à votre question, mais vous avez aussi en tête l’expérience de l’Argentine ou de l’Allemagne en 1923 afin de vous représenter les évènements que provoquent une faillite d’Etat.

    Cependant, le plus intéressant me paraît être la marche générale à cette situation désastreuse que ces deux articles soulignent pour Dubaï (en anglais) :
    http://www.cnbc.com/id/35402813

    http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704431404575066871355568354.h tml?mod=WSJ-hps-LEFTWhatsNews

    Barrous a aussi très bien présenté les choses sur l’origine de la situation actuelle qui voit les Etats de la zone euro à genoux devant la sphère financière privée.

    Le Traité de Maastricht a généré cette situation absurde et dramatique, pour tout le monde d’ailleurs. Ceux qui ont écrit et approuvé ce Traité sont ainsi responsables des maux qu’ils dénoncent aujourd’hui avec une hypocrisie rare.

    Cette situation surréaliste prépare ainsi les conditions parfaites, idéales, d’un gigantesque krach financier à l’échelle mondiale ainsi qu’une situation de crise formidable des Etats, le tout en même temps.

    Les apprentis sorciers élaborateurs du Traité de Maastricht sont maintenant avec un processus hors de leur contrôle qui explose contre tout le monde.

    Là est la source de la marche collective à la faillite.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 15 février 2010 17:42

    Dezanneau,

    Merci de votre commentaire dont je corrigerais un seul mot : les scenarii.

    En effet, l’article n’énonce pas au sens propre des scenarii, mais les conséquences probables, prévisibles en l’état actuel de connaissance des processus, différents et combinés en cours.

    Il ne s’agit pas de s’adonner au rêve, mais de regarder la réalité en face si citoyens, gouvernements, élus de la population, partis politiques, veulent agir sur les faits, et non gérer des crises successives de plus en plus incontrôlables.

    Autre observation : si un pays comme la France a la possibilité théorique de développer une politique propre afin de contrer cette marche aux désastres successifs, le mieux pour tout le monde serait une coopération des peuples d’Europe contre ce qui les menace tous.

    Mais, ce n’est là qu’une modeste opinion citoyenne.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 14 février 2010 11:32

    Chantecler,

    Votre commentaire est d’une grande pertinence, dans son fond et sa forme.

    Rétrospectivement, certes, il est maintenant aisé de constater que le dérèglementation financière et la politique fiscale de l’UE et de la zone euro n’avaient comme objectif que de favoriser la pure spéculation financière.

    Les citoyens des pays membres étaient ainsi victimes deux fois :
    -au « tirage » : par la suppression massive des services publics essentiels et nécessaires à leur vie quotidienne ainsi que la baisse de leur qualité et niveau de vie ;
    - au « grattage » : par les dettes publiques à rembourser avec des intérêts de plus en plus élevés afin de remplir les caisses des spéculateurs !

    Sur le fond, vous avez raison : les rustines, quand elles sont utilisées, ne résolvent rien et aggravent tout.

    Bien sûr, l’objectif d’une Europe politique des peuples et des citoyens libres, démocratique et stable, est antagonique, ou, plus précisément, inconciliable, avec les structures actuelles qui n’ont pour seul but que permettre la spéculation au profit d’une minorité décroissante contre une majorité en augmentation, tout en affaiblissant le substrat économique des pays concernés, menaçant emplois et qualité de vie pour le futur, tout en désorganisant au passage toute la vie sociale des populations.

    Ceux qui, avec cette crise et ses aléas, ne verront pas les véritables objectifs actuels de la zone euro et de l’UE avec ses critères destructeurs des économies réelles au profit de la seule sphère financière incontrôlée car les Etats ainsi unis ont abandonné toute souveraineté sur leurs politiques économique, monétaire, financière et social, ne pourront plus avoir de crédibilité publique.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 14 février 2010 11:19

    BA,

    Il semble donc que les faits publics confirment le titre et le fond de l’article, et ce dans la presse mondiale qui a bien compris qu’au sommet, les divisions et les antagonismes sont de plus en plus puissants.

    Ce qui était inscrit dans les faits et les processus analysés se réalise.

    La crise ne fait que commencer et nul ne peut l’enrayer, surtout avec des mots.

    Bien cordialement,

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