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Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 29 mars 2008 02:02

    Cher Le Furtif,

    Certes, comme en 1789, ce qui met le feu aux poudres déjà prêtes à s’enflammer est le comportement de cynisme méprisant des puissants du moment.

    Dans le 92, de ce côté, les citoyens sont "choyés".

    Mais, quand le feu prend dans le château d’un baron du département, les autres barons se disent avec raison que le feu peut aussi prendre chez eux.

    Santini a des écuries à nettoyer avec l’affaire Hamon, Neuilly est devenue un "Dallas" où les comptes n’ont pas fini de se régler à travers des haines inexpiables, le nouveau maire de Colombes va faire un audit de la gestion de Mme Goueta, et les dossiers Pasqua sortent des placards où ils étaient rangés en bon ordre à l’abri des regards indiscrets.

    Il est vrai que le coup d’envoi des grands mouvements est donné souvent par les puissants eux-mêmes, qui se croient, bien à tort, intouchables et inamovibles à vie.

    La morgue et l’arrogance sont de très mauvaises conseillères en politique, même en République. En abuser conduit à des effondrements brusques aux conséquences imprévisibles.

    Mais, le futur est "plein d’avenir citoyen".

    Bien amicalement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 29 mars 2008 01:51

    Princenas,

    Je corrige juste un chiffre que Manuel Aeschlimann néglige souvent, comme ses amis, de mettre en avant pour ne pas montrer à "ses électeurs" que la ville s’est densifiée et qu’elle a été largement "bétonnée" : en 2008, Asnières compte 90.000 habitants.

    Le chiffre de 76.000 date de 1999. Depuis, par miracle, de ZAC en ZAC, la ville a accru sa population fortement presque plus que 20%.

    Celui qui en 2001 voulait dans ses discours garder à Asnières son "côté village" (bien que discutable selon les quartiers) a densifié la ville à l’extrême et réduit les espaces verts. Résultat : le nombre d’habitants par km² est un des plus élevés de France pour une commune urbaine.

    Cela ne retire rien à la pertinence de votre commentaire, mais le souligne juste.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 29 mars 2008 01:44

    Tristan,

    Bien d’accord avec votre conclusion encore qu’elle me semble trop "systématique" au sens premier du mot.

    Ceci dit, à Asnières, les citoyens ne se sont pas contentés de s’interroger, de réfléchir et de penser à ce qui produit des Aeschlimann ou des Balkany (quoique des différences notables existent objectivement entre les deux élus, que je ne vais pas développer ici), ils ont tiré des conclusions pratiques, ont agi et ont modifié le cours des choses.

    D’un certain point de vue, ils ont fait à leur niveau -ici celui d’une commune de près de 90.000 habitants à ce jour- un exemple de lutte pour la démocratie communale, la transparence et la saine gestion des fonds publics.

    Et chassé le système en place qui semble bien ne pas avoir porté ces valeurs et principes en lui.

    Ils ont donc dépassé l’interrogation morale, fructifié leur réflexion par les faits constatés et agi collectivement pour faire cesser ce qui ne devait pas être et durer.

    L’action a donc suivi la réflexion et a payé, si je puis dire.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 29 mars 2008 01:33

    Brieli67,

    Parfaitement d’accord avec votre souhait de rééquilibrer les rentrées fiscales er donc les ressources de la République au profit de l’égalité d’attention et de moyens à tous citoyens de cette même République, sur tout le territoire national.

    Ceci étant dit, je ne suis que simple citoyen, et ces décisions de péréquation des moyens fiscaux nationaux au bénéfice de tous dépend, sauf erreur, non d’un citoyen seul, mais du pouvoir des députés.

    D’ailleurs, cette péréquation, avant les lois de décentralisation, existait de facto au profit, entre autres,des départements, cantons et communes moins bien lotis que les autres (et tout spécialement les régions rurales).

    Il n’en reste aujourd’hui que la DGF (Dotation Globale de Fonctionnement) qui sert dorénavant à détruire de plus en plus la démocratie dans les petites communes rurales en les contraignant à des regroupements forcés, avec à terme, encore une fois, des problèmes accrus pour les citoyens.

    Mais, c’est là un autre débat.

    Votre comparaison avec les Fermiers Généraux de 1788 est assez pertinente concernant les barons et petits marquis du Satkoland dit 92.

    Mais qui les a fait barons ou marquis peut aussi leur retirer tous leurs pouvoirs, lesquels reposent sur ...les citoyens.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 mars 2008 18:33

    CASA9A,

    De rectificatif en rectificatif, il ne vous restera plus rien à écrire d’intéressant, sinon à répéter les dires de la voix de son maître.

    Comme vous me donnez l’occasion de vous répondre avec la douce sérénité que donne la conscience du citoyen honnête, j’en profite pour compléter le point de droit que vous tirez de Lionel L qui est à la réflexion sensée ce que le désert est à l’eau.

    Vous vous réfugiez derrière l’hypothèse, comme le précité, que Manuel Aeschlimann n’aurait pas violé la loi en faisant envoyer 25.000 courriers, de plus en toute connaissance de cause.

    Mais, si justement et deux fois même : aux termes justement des textes du CGCT qui régisent les changements de majorité municipale, Manuel Aeschlimann ne pouvait que "gérer les affaires courantes et urgentes de la Ville". Soit donc, quelqu’un l’a induit en erreur en lui cachant ce texte, soit il a voulu forcer le destin contre lui.

    En plus, s’il voulait publier ce Rapport aux frais de la mairie en toute légalité, selon l’article cité par votre ami Lionel L et comme le rappelait Manuel Aeschlimann AVANT sa chute, il devait requérir ce droit du Conseil Municipal après étude et discussion de ce Rapport. Ce qui n’a pas été le cas.

    Et de 2 infractions. Deux !!!

    La troisème, celle que votre maître n’a pas vue de suite, c’est que le Rapport qu’il a expédié souligne de lui-même que Manuel Aeschlimann avait laissé ou fait commettre un faux rajout attribué à la CRC dans ses documents de campagne électorale.

    Soyons juste avec vous et votre nouvel ami, Lionel : si vous croyez ce que vous dit ou disait Manuel Aeschlimann, il est sûr que vos informations seront à vérifier et à passer au crible de la critique citoyenne.

    Résultat : Manuel Aeschlimann est visé par une demande légitime de remboursement de 40.000 euros dépensés "hors la loi" d’un Rapport qu’il ne pouvait faire publier, comme maire, par la mairie sans réunion préalable du Conseil Municipal.

    Et il a prouvé ainsi de plus qu’il avait commis un faux attribué aux magistrats de la CRC auparavant.

    Mais, comme Lionel L, vous allez dire que les textes sont vagues ou imprécis, ce qui n’est pas ici le cas.

    A défendre l’indéfendable, on se retrouve ridiculisé et seul. Mais, cela, c’est votre droit le plus strict.

    Bien citoyennement vôtre,

     

     

     

     

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