Fanfan un professeur a le devoir d’exemplarité, la violence n’est pas acceptable, pas plus que l’alcoolisme. Et tu sais très bien que l’éducation nationale est un monde où on se tient les coudes et où toute remarque de la part d’un parent a vite fait de se retourner contre eux et contre l’élève voire même la fratrie. J’en parle d’autant plus librement que les miens autant durs qu’ils soient à la maison ne se sont jamais attirés de remarques sur leur comportement dans le cadre scolaire mais j’ai été témoin de nombreuses de "prises en grippe" et de l’extrême solidarité pour ne pas dire plus de toute la chaine hiérarchique de l’EN.
Vous avez vous même écrit "Posez-vous la question de savoir comment les autres enseignants vont assurer leur mission vis-à-vis de cet élève, si cette plainte aboutit à une condamnation sur cet objet". Vis à vis de cet élève ou vis à vis de ses camarades, que la plainte aboutisse ou non il ne peut plus se parer des plumes de la respesctabilité ayant dérogé au devoir d’exemplarité.
Mon propos concernait les professeurs dans l’impossibilité de s’acquitter corectement de leur mission du fait de l’incapacité de certains de leurs collègues à remplir la leur.
En créant un précédent ce professeur se disqualifie et, hélàs tend à disqualifier les collègues.
La voie interne n’aboutit jamais vous le savez très bien.
Justement vous posez l’excellente question du retentissement de l’incapacité de certains professeurs sur l’activité des autres.
Nous connaissons tous des profs réputés incapables de "tenir" une classe, pas seulement les alcooliques mais aussi ceux qui n’ont pas cette autorité naturelle que confère la maitrise de leur art, ceux qui ont des problèmes personneles etc ... Ceux là se font chahuter mais le vrai drame est que certains élèves mal intentionnés expérimentent les mêmes comportements chahuteurs sur des professeurs qui exercent tout à fait honorablement.
L’évaluation des professeurs, une des rares mesures sarkozyennes qui me paraisse positive devrait permettre de dégager les éléments de l’EN qui n’ont rien à y faire, même si c’est une minorité elle contamine le système.
Le corps enseignant a un devoir d’exemplarité. La violence n’est pas acceptable, surtout venant de la part d’un professeur, pas plus que l’alcoolisme. Celà-dit il convient de s’interroger sur ce que cache cette affaire.
L’un de mes fils a également un professeur alcoolique - certes celui dont il est question n’avait que 0,3g à l’heure des faits mais il est réputé alcoolique - et l’administration ne fait rien, elle le laisse année après année détruire classe après classe.
S’il lui venait à l’idée de commettre ce gendre d’infraction je pense que les parents d’élèves ne manqueraient pas l’occasion de le mettre "out".