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Philou017

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Informaticien. Je m'intéresse particulièrement à la géo-politique, la santé, l'histoire, l'information. Dans ce domaine, je pense que tout citoyen épris de démocratie se doit de dénoncer la soumission des médias aux intérêts et aux choix de l'empire de la finance.

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  • Premier article le 11/08/2008
  • Modérateur depuis le 19/01/2009
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Derniers commentaires



  • Philou017 Philou017 23 avril 2010 15:10

    Je ne résiste pas au plaisir de publier l’excellente et intelligente réponse de Pierre Delion qui rejoint presque totalement ma pensée :

    Réponse à Michel Onfray, par Pierre Delion

    Pouvoir débattre de la psychanalyse et de ses limites en matière de système psychopathologique et/ou de réussite thérapeutique est une des possibilités offertes par le débat démocratique. A condition de le faire de façon informée et rigoureuse. Mais profiter de son aura médiatique pour en abuser et transformer le toujours nécessaire débat en caricature est une lâcheté. Et la démocratie actuelle, ravagée par sa dérive médiatique simplificatrice, n’a pas besoin de ce coup de pied de l’âne. 

     Si je me permets de prendre part au débat, c’est parce que certains oublient avec une désinvolture étrange, les progrès que la psychanalyse freudienne a permis de réaliser dans un monde étrange lui aussi, celui de la maladie mentale. Alors que les avancées de la réflexion de Pinel et Pussin avaient abouti à la création d’asiles départementaux à une époque de sinistre mémoire au cours de laquelle les fous étaient enchaînés dans les culs de basse fosse des prisons, les limites du grand renfermement avaient été vite trouvées dans ces lieux dédiés aux malades mentaux. Toute l’évolution du XIXe siècle n’y aurait rien fait si Freud, avec sa métaphore du cristal, n’avait permis de changer le vertex pour examiner les conditions présidant à la psychopathologie dès le début du XXe siècle, engageant dès lors la psychiatrie sur une voie radicalement différente, celle qui consiste à considérer le malade mental comme un frère en déshérence, capable de s’appuyer sur ses propres ressources et sur celles de la communauté  pour changer de trajectoire.

    La relation thérapeutique avec les patients, conceptualisée par Freud sous le terme de « relation transférentielle », lui donnait une possibilité de modifier en profondeur leur destin tragique. Mais si Freud théorise ces points de vue éminemment dignes d’intérêt pour les personnes névrosées dès le début du vingtième siècle, il va falloir attendre la fin de la deuxième guerre mondiale pour que des psychiatres, Tosquelles, Daumézon, Bonnafé et d’autres, ayant intériorisé de telles notions, puissent les proposer au pouvoir d’Etat pour les mettre en pratique, et notamment au service des personnes psychotiques.

    La psychiatrie de secteur (circulaire du 15 Mars 1960), vraie révolution de la psychiatrie du siècle dernier, n’est que la transposition sous le terme de « continuité des soins » de la relation transférentielle freudienne dans un dispositif permettant d’accompagner tout au long de leur vie les patients présentant des troubles psychiques graves. On oublie souvent que c’est ce dispositif qui a permis de transformer radicalement les asiles en soignant les patients dans la cité, quitte à, dans certains cas, proposer une hospitalisation en psychiatrie. Je prétends que c’est Freud et ses successeurs, au rang desquels je place les fondateurs de la psychothérapie institutionnelle, qui ont, ensemble et à distance dans le temps, permis cette évolution formidable, en modifiant profondément les esprits des soignants.

    Si aujourd’hui ces avancées sont ridiculisées à grands traits par certains « intellectuels » comme Michel Onfray, qui se pare à vil prix des atours de la vérité, ils contribuent à rendre le retour de la psychiatrie sécuritaire plus prégnant que jamais. En effet, c’est par la casse de cette psychiatrie à visage humain telle que la psychiatrie de secteur l’a promue, que la psychiatrie du XIXe siècle revient pour enfermer les fous qui ne peuvent être que dangereux, alors qu’ils sont moins dangereux que la moyenne des citoyens et, oh combien ! plus vulnérables. Or c’est précisément Freud qui avait grandement contribué à changer cette idée de la folie pour en faire un drame humain parmi d’autres, et à redonner espoir à ceux qu’elle concerne soit directement dans leur chair, soit en tant que psychiste professionnel.

    Parce que je suis pédopsychiatre, j’ajoute que la pensée freudienne, approfondie par ses élèves, Melanie Klein, Anna Freud, et beaucoup d’autres en ce qui concerne les enfants, est ce qui permet de faire pièce aux seules prescriptions médicamenteuses et autres pratiques éducativo-comportementales qui sont aujourd’hui devenues la tendance dominante des pratiques pédopsychiatriques. Une prescription médicamenteuse ne doit se faire, quand elle est nécessaire, ce qui est rarement le cas en pédopsychiatrie, que dans un cadre adjuvant par rapport à la psychothérapie. Et les psychothérapies d’inspiration freudiennes sont, à ma connaissance, celles qui sont suivies d’effets lorsqu’elles sont pratiquées dans de bonnes conditions, c’est-à-dire par des gens formés et ouverts aux autres dimensions de la souffrance psychique des enfants, aussi bien aux aspects anthropologiques que socio-économiques.

    Tirer sur le pianiste freudien par provocation et pour le seul plaisir de l’esthète mélancolique est une ânerie. Mais le faire en oubliant que les livres de Freud ont été brûlés par les nazis, est non seulement de la désinformation de bas étage, elle est un effort de plus en faveur de la déconstruction de la pensée complexe. Et là nous avons à faire à un champion.

    http://www.mediapart.fr/club/edition/contes-de-la-folie-ordinaire/article/220410/reponse-michel-onfray-par-pierre-delion




  • Philou017 Philou017 23 avril 2010 15:08

    Voris : "Je n’ai pas attendu Onfray pour affirmer que Freud a théorisé ses propres fantasmes dit d’Oedipe pour en faire une règle universelle et libérer ainsi sa conscience perverse.« 

    Je suis d’accord sur cette imposture du complexe d’œdipe, qui est une généralisation qui ne repose sur absolument rien. Mais j’en attribue plutôt la responsabilité à la »science" psychologique qui a adopté certains concepts sans les vérifier. Freud était un découvreur, il a pu se tromper ou s’abuser sur certains points. Cela n’en fait pas un pervers qui se vautre dans des projections pesonnelles systématiques.



  • Philou017 Philou017 23 avril 2010 14:50

    Le Cadal, organisme principalement cité par l’irrésistible Lucilio, est un avatar du « Network of Democracy Research Institutes ». Cet intéréssant réseau est initié et soutenu par la NED, pur organisme de propagande Etats-unien.

    Selon le New-York Times : "la National Endowment for Democracy est une fondation quasi-gouvernementale créée par l’Administration Reagan en 1983 pour canaliser des millions de dollars Fédéraux dans la diplomatie privée ’anti-communiste’

    Sur Cadal, c’est pas triste :

    Cette usine de désinformation montre des caractéristiques similaires au Projet « la Cuba Libre », une autre enseigne à la gomme dont le site est www.procuba libre. org et qui offre comme lectures de chevet des documents de CADAL contre Cuba, élaborés avec le financement de la Fondation Konrad Adenauer, une ONG allemande qui jouit de beaucoup de prestige en Argentine et est conduite par Hans Blomeier, un ex-représentant de l’organisme au Chili qui agit maintenant à Buenos Aires.

    2003 a été la meilleure année pour installer un bureau moderne « sans but lucratif » au microcentre de Buenos Aires, mais Salvia l’a créé et depuis lors il a travaillé sans delais et aussi sans expliquer à personne comment il obtient de l’argent pour faire ce qui lui l’intéresse le plus qui est de discréditer les relations de l’Argentine avec Cuba.

    Elle l’a fait très diligemment quand, avait éclaté, la question de la doctoresse Hilda Molina qui envoyait des délégations de jeunes agitateurs faire des provocations devant la porte de l’ambassade cubaine à Buenos Aires, ou en mars 2004 réclamer à la chancellerie argentine ordonner à son ambassade à La Havane d’accueillir en héros des « dissidents » à la solde du chef de la Section des intérêts nord-américains (SINA), James Cason.
    http://museocheguevaraargentina.blogspot.com/2008/09/cia-comanda-cadal-argentina-people-in.html

    Dans cet assaut médiatique contre le leader bolivarien, on observe la participation active, depuis l’Agentine, du Centre pour l’ouverture et le développement de l’Amérique latine (CADAL), une organisation de façade de la CIA financée par la USAID, la NED, la Fondation Ford et la Fondation Atlas.

    Comme par hasard, la CADAL a sur son conseil de direction Christopher Sabatini, « un agent de la CIA, ex chef des programmes de la NED », précise Ruiz.

    D’autres publications signalent comment Sabatini a reconnu que la NED a financé les élections qui, en 1989, conduisirent à la défaite des sandinistes au Nicaragua.

    http://cubasilorraine.over-blog.org

    On voit à quelles types de sources s’abreuve le cher « démocrate » Lucilio.



  • Philou017 Philou017 23 avril 2010 13:51

    Article trop confus. Dans ce théatre d’ombres qu’est la fantasmagorique nébuleuse des « terroristes » Irakiens, il aurait été utile de clarifier au maximum les choses. Mais cela montre bien à quel point la propagande Américaine est présente dans chaque déclarations sur les terroristes« Irakiens, à laquelle s’ajoute les manipulations et magouilles du pouvoir Irakien. Pas triste.

     »Al-Masri et Bagdadi sont très certainement deux agents d’une opération de psy-ops comme adore en monter la CIA.« 
    Je pense qu’Al-zarkawi, dont on a aucune preuve de la réelle existence en tant que chef terroriste, a été aussi une marionnette agitée par ces mêmes services psy-ops, comme le montre »les nombreux visages« donnés sans rire par ce site spécialisé dans le terrorisme.

    Je ne savais pas que Powell, dans son discours à l’ONU en Février 2003, avit commencé à donner corps au myhe Al-Zarqawi, prétendant qu’il était en Irak sous Saddam Hussein, ce qui ne receuillera pas le début

     »"Les responsables irakiens prétendent qu’ils ne savent pas où Abou Zarkaoui ou ses comparses se trouvent. De nouveau, ces dénégations ne sont pas plausibles. Nous sommes au courant des activités d’Abou Zarkaoui à Badgad. Je viens de vous les décrire.

    Je tiens maintenant à faire état d’un autre fait. Nous avons demandé au service de sécurité d’un pays ami de faire des démarches auprès de Bagdad en vue de l’extradition d’Abou Zarkaoui et de la fourniture de renseignements à son sujet et au sujet de ses complices. Ce service est entré en relation avec des responsables irakiens à deux reprises et nous avons communiqué des détails qui auraient dû permettre de trouver Abou Zarkaoui. Le réseau est encore à Bagdad. Abou Zarkaoui est encore libre d’aller et venir.«  »

    Un rapport du Sénat ira dans ce sens. Mais en 2006, un autre rapport dira le contraire :
    Le rapport sur l’Intelligenceavant-guerre du Sénat en 2006 a conclu que Zarqawi n’était pas une liaison entre Saddam et al Qaeda : "des informations de l’après-guerre indiquent que Saddam Hussein a essayé, sans succès, de localiser et capturer Al-Zarqawi et que le régime n’avait pas de relation avec, un havre pour, ou fermé les yeux sur Zarqawi."

    D’ailleurs Al-zarjaoui fut accusé de tout, d’être hébergé par Saddam Hussein, d’être responsable de l’envoi d’Anthrax, de multiples attentats, etc

    La réalité apparait pourtant clairement :

    Plusieurs document internes de l’armée traitent de la campagne Zarkaoui. « Diabolisez Zarkaoui / Faites monter la réponse xénophobe », stipulait en 2004 un briefing de l’armée américaine. Trois méthodes y étaient listées : « Opérations dans les médias », « Opérations spéciales (626) » (en référence au Corps Expéditionnaire 626, une unité d’élite de l’armée américaine assignée principalement à pourchasser en Irak les responsables du gouvernement d’Hussein) et « Opérations Psychologiques » (le terme de l’armée américaine pour le travail de propagande).

    Un briefing interne, produit par le QG de l’armée américaine en Irak, disait que Kimmitt avait conclu que "le programme ’psyop’ Zarkaoui est la campagne d’information la plus réussie à ce jour« .
    http://questionscritiques.free.fr/edito/WP/programme_propagande_Zarkaoui_10 0406.htm

    Même Le Monde a des doutes, c’est dire :
     »« Comment une ancienne petite frappe du djebel Jordanien, sans argent, sans profession ni viatique intellectuel, devient-elle en moins de trois ans, l’ennemi no1 de l’hyper-puissance en Irak ? Comment réussit-on si vite avec quelques centaines de fanatiques, à rendre ingouvernable une bonne partie d’un vaste pays en guerre, patrouillé nuit et jour par 160.000 soldats étrangers et au moins 130.000 autres militaires et policiers nationaux ? Comment obtient-on à 39 ans, sans titre ni bagage religieux , la notoriété quasi mythique qui est celle de Zaquawi dans tous les milieux, islamistes et au-delà ? Beaucoup d’Irakiens pensent que c’est l’Amérique qui a en quelque sorte »fabriqué« Zarquawi »« 
    http://halshs.archives-ouvertes.fr/docs/00/37/21/72/PDF/Bonnefoy_v.03.pdf

    Bref, de la propagande made in US que nos médias reproduisent fidèlement. Dire que les journalistes prétendent que le journalisme »professionnel" vérifie les informations... Un mythe, aussi, à l’évidence.



  • Philou017 Philou017 23 avril 2010 12:12

    Écoutons Pierre-Joseph Proudhon :

    "Si l’exploitation de l’homme par l’homme dans la propriété capitaliste c’est donc le vol, selon Proudhon "Eh bien ! le gouvernement de l’homme par l’homme, c’est la servitude" (Les Confessions d’un révolutionnaire, 1850).
    Le gouvernement démocratique n’est pas épargné :"L’erreur ou la ruse de nos pères a été de faire le peuple souverain à l’image de l’homme. Et dire qu’il y a parmi nous des démocrates qui prétendent que le gouvernement a du bon ; des socialistes qui soutiennent au nom de la liberté, de l’égalité et de la fraternité cette ignominie ; des prolétaires qui posent leur candidature à la Présidence de la République  !« . Selon lui le suffrage universel est une : »...institution excellente pour faire dire au peuple non ce qu’il pense, mais ce qu’on veut de lui« (Le Peuple, 1848). »
    http://www.denistouret.net/ideologues/Proudhon.html

    La démocratie de délégation, telle qu’elle existe aujourd’hui, a atteint le point culminant du non-sens et de l’absurde . Censée représenter la volonté du peuple, elle est devenue un instrument aux mains de l’oligarchie qui, grâce aux médias, impose une pensée unique et les candidats politiques correspondants qui appliquent cette pensée unique.

    La représentation par vote est en fait devenue une délégation obligée, où le débat ne se joue plus sur les programmes, mais sur des slogans et des postures, et où bien des aspects de la politique qui sera menée ne sont ni débattus, ni expliqués, et même souvent laissés dans l’ombre.

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