C’est, pour moi, la leçon la plus effrayante de cette sombre affaire.
Nos représentants sont, pour la plupart, de tristes pitres capables de donner leur voix sur un sujet dont les enjeux leur ont totalement échappé. Discipline de groupe ou grosse paresse intellectuelle, peu importe, ce constat est sans appel.
Et comme on peut penser qu’il en est sûrement de même sur tous les sujets, j’éprouve maintenant de gros doutes sur les vertus de la démocratie représentative.
Où avez-vous vu que je dénigrais le courage ? Je me méfie simplement de l’usage qu’on fait de ce mot (courage de la chair à canon, courage des kamikazes, courage des toreros ...) Par ailleurs je n’ai jamais nié qu’internet ouvre un monde de nouvelles opportunités, je m’interroge seulement sur la pertinence des modèles. Que vous soyez sur un modèle efficace n’implique pas que ce modèle soit généralisable, ni le seul possible. Et pour ce qui est de la compréhension du monde actuel, je vous trouve bien présomptueux de prétendre le comprendre et, à tout le moins, de prétendre le comprendre mieux que quiconque.
>>Deneb Votre cas particulier me semble très...particulier ! Pour le reste, rassurez-vous, ma vie est très agréable et l’argent n’est pas une fin pour moi mais juste un moyen.
Le mot « autisme » a été prononcé par l’auteur, et c’est vrai que lorsque j’ai vu C. Albanel, toute contente, expliquer que le Conseil Constitutionnel avait validé 95 % de sa loi, c’est effectivement ce mot qui m’est venu à l’esprit. Pas très rassurant tout ça.
Vous avez un avantage sur moi, car pour ma part je ne crois ni en Dieu ni en l’Humanité ! Car comme oeuvre collective on peut, par exemple, aussi citer le Soviet Suprême ou la nuit de cristal. Le verbe « croire » me paraît aussi suspect que le verbe « espérer », et j’ai fait mienne la phrase de Sénèque : « Quand tu auras désappris à espérer, je t’apprendrai à vouloir » Dans votre exemple personnel, à un moment, vous avez choisi de vendre quelque chose plutôt que de le donner, puisque vous deviez en vivre. La question est donc bien de savoir à quel moment on arrête de donner pour commencer à vendre. Le courage n’a rien à voir là-dedans. (D’ailleurs, c’est aussi un de ces mots suspects tellement il a été utilisé à tort et à travers)