Cela montre bien l’impérieuse nécessité du retour au primat du politique.
La finance est un outil dont le contrôle nous a échappé parce qu’elle s’est affranchie des frontières, tout comme la mafia financière cosmopolite mondialisée qu’elle engraisse sans fin. Croire en une démocratie mondiale qui pourrait maîtriser « la bête » est une pure illusion digne du monde à Babar. Ce sont donc les systèmes démocratiques nationaux qu’il faut restaurer - voire reconstruire - car eux seuls peuvent imposer l’intérêt du peuple face à celui des actuels « maîtres du monde ». Nos politocards actuels, véritables hommes de main de la sus-mentionnée mafia, apparaissent maintenant clairement pour ce qu’ils sont : des traitres à la nation et au peuple.
« Passez outre aux réticences d’une partie de votre électorat et, ce faisant, donnez la priorité à la survie de l’Union »
Si ma mémoire est bonne ils l’ont déjà fait, et on en voit le magnifique résultat aujourd’hui ! Et demain, le bain de sang que vous évoquez n’aura pas d’autre cause. Il vaudrait mieux prendre acte une bonne fois pour toutes que cette usine à gaz ne fonctionne pas et en tirer rapidement les conclusions qui s’imposent (et s’imposeront quoiqu’il arrive tôt ou tard avec plus ou moins de fracas).
Non, à mon avis, il y a autre chose. Comme une échelle de valeurs dont on peut dire sans trop se tromper que, par exemple, les Allemands n’ont pas la même que les grecs, ou les Espagnols n’ont pas la même que les Irlandais. Il ne s’agit pas de politique mais de quelque chose de beaucoup plus profonds qui touchent au sens de la vie, individuelle et collective. Vous faites référence à un nationalisme instrumentalisé dont on a vu dans l’histoire les conséquences désastreuses. Pour ma part je ne fais que le constat que certaines différences effectives suivent le contour des nations, ce qui n’a rien de bien surprenant.
Le fond du problème, c’est qu’il n’y a pas de « Peuple européen ». Certains semblent le découvrir. Quelle tartuferie ! Au mieux, l’Europe peut être une association de nations (avec, pourquoi pas une monnaie commune, mais sûrement pas unique). Et ce ne serait déjà pas si mal ...