Chacun a pu se rendre compte que Sarkozy sert à son auditoire le discours que celui-ci souhaite entendre, qu’il capable de dire blanc aujourd’hui et noir demain, sans sourciller. L’index mouillé en l’air il sent d’où vient le vent et il s’adapte. A tel point qu’on peut souvent se poser la question de savoir si ce type a la moindre conviction, la moindre colonne vertébrale intellectuelle. Par contre, il y a une question qu’on ne se pose plus, c’est celle concernant la vergogne qu’il aurait ou non.
Ce qui me saute surtout aux yeux, c’est surtout l’impérative nécessité de « dé-corréler » l’emploi et le revenu.
Une société où toute reconnaissance sociale passe par l’emploi (et le revenu qui en découle) se doit d’offrir à chacun la possibilité de travailler. Or, si on veut bien admettre que les 4 à 6 millions de Français privés d’emploi ne sont pas des fumistes ni des branleurs congénitaux, alors le constat s’impose : notre société leur refuse le simple droit d’exister. D’où deux options : soit continue comme ça et on pousse - en toute connaissance de cause - les chômeurs à la mort sociale puis, inévitablement à la mort physique (quand on peut plus se nourrir, se loger, se vêtir...on meurt !), soit on change de paradigme et on considère que celui qui est né a le droit de vivre (pour la simple raison qu’il est né !) et on donne à chacun les moyens de vivre décemment (pas une obole) sans contrepartie (divers modèles économiques de ce types ont déjà été étudiés). Je ne vois guère d’autres possibilités.
Quand à l’idée de maintenir à tout prix des emplois dénués de tout autre intérêt que celui de fournir un revenu (de survie, en général) aux machines humaines qui les occupent, j’ai comme l’impression qu’elle doit réjouir les maîtres du monde...
On y est presque ! Actuellement c’est plutôt « partager tout seul et laisser les autres crever ensemble » ! Deux, trois petits détails à corriger et ça le fera !