Paul, j’ai bien compris cette espèce de « condamnation » de la rationalité
dans votre discours, mais je reconnais que j’ai plus de mal avec cette
« autre capacité endormie » dont vous parlez. Non que je doute de
l’existence de multiples potentiels que l’homme « n’exploite » pas, mais
plutôt de sa capacité à les faire émerger.
Mais ma question portait plutôt sur votre attitude personnelle. Pourquoi
faites-vous l’effort d’exposer votre vision qui est pour le moins
originale ? Au fond, quelle est votre motivation ? Une sorte d’altruisme
?
Je vous pose cette question car je m’interroge moi-même souvent sur
l’intérêt de partager ma façon de voir les choses quand elle est plutôt
éloignée de la norme, voire franchement marginale.
Mais peut-être faut-il n’y voir qu’un excès de ma rationalité ?
Cordialement
Maintenant que Dieu et Marx sont morts et que nous ne nous sentons pas très bien, il serait peut-être temps de devenir adultes et de remettre vos « ILS » à leur place.
Méfions-nous quand même. Quand on se base sur la parole des experts (dans tous les domaines), la chose la plus importante à prendre en compte, avant même leurs conclusions, c’est qui paye leur travaux et pourquoi. Vous vous référez par exemple aux travaux de l’Agence Américaine de L’Energie. Qui la finance ? à qui rend-elle des comptes ? Pour faire simple, de qui est-elle l’outil ?
Par contre, sans être d’accord sur les causes, je vous rejoins sur votre conclusion. Les risques d’une sorte de Saint-Barthélémy géante à la mode Dupont Lajoie existent en France. Acculée à la précarité, une population peut facilement perdre les pédales. Et pour les dirigeants politiques, la tentation de « l’occuper » par la guerre, peut effectivement l’emporter.